dimanche 30 avril 2017

Les Démons (1972)

Jess Franco nous fait un film à cheval entre le film d'inquisition quand une femme accusée de sorcière jette une malédiction sur les responsables de sa condamnation à mort :

Et le film de nonnes car les 2 filles de la sorcières sont retrouvées dans un couvent. L'une d'elles est particulièrement chaude:


Franco, dans ce Démons qui se regarde comme on feuillette une BD Elvifrance aux multiples rebondissements scénaristique en profite pour bouffer du curé, histoire de bien faire comprendre que le mal est toujours ailleurs que là où le doigt inquisiteur pointe :

vendredi 3 mars 2017

Ta gueule, je t'aime ! (1980)

Livré avec le superbe livre "Brigitte Lahaie, les films de culte", Ta gueule, je t'aime est une comédie navrante légèrement érotique comme il s'en faisait à la pelle à cheval entre les années 70 et 80.
Il s'agit ici d'un mec un peu lourd qui embarque une actrice mais qui se retrouve en rade chez un vieux copain de caserne qu'il n'avait pas vu depuis des années.
Il se retrouve donc dans cette grande maison de petit bourgeois où madame s'ennuie, la fille est sérieusement dépressive (et il va bien falloir faire quelque-chose), pendant que la femme de ménage, nymphomane, saute sur tout ce qui bouge et Ingrid (Brigitte Lahaie), suédoise lesbienne se balade tout le temps à poil.
Petite chanson de générique d'ouverture :

Puis chacun va devoir trouver chaussure à son pied ou se découvrir, se redécouvrir dans le bordel ambiant, la grosse surprise étant quand même l'orientation sexuelle d'Henry, le généreux copain de caserne :

Il faut être de bonne composition pour accorder l'attention au film tout au long mais on a vu déjà bien pire dans le genre. Et puis il y a Brigitte...

mardi 24 janvier 2017

Suprêmes Jouissances (1977)

Là, on peut parler de vrai classique du porno des années 70. on y voit Brigitte Lahaie encore brune et 2 de ses copines décider de s'émanciper de leurs mecs qui sont de bons gros connards :

D'autant qu'une fois entre elles, au boulot c'est pas la joie non plus et elles se font proprement exploiter jusqu'au pétage de plomb :

Et forcément, au bout d'un certain temps, l'argent vient à manquer et il faut bien trouver une solution :

Alors Belles d'un Soir (le nom de la version soft de Suprêmes Jouissances) totalement phallocrate ?
La question reste posée, et peut aussi se demander dans quelle mesure l'équipe au commande (la grande artillerie du porno français des 70's : Claude Mulot, Kikoïne au montage, Francis Leroy à la production) joue à fond la carte bête et méchante d'Hara-Kiri qui innervait complètement la création populaire de l'époque, accent à la con inclus :

vendredi 20 janvier 2017

Les Démoniaques (1973)


Probablement le film de Jean Rollin qui allie l'érotisme le plus appuyé à la violence au sein d'un univers fantastique (et poétique, toujours : y'a un clown).
Ici çà se passe en bord de mer ou un groupe de malfrats des bateaux échoués laisse 2 jeunes filles pour mortes. Mais celles-ci se relèvent et croisent le diable dans des ruines attenantes qui leur proposera le pouvoir de se venger.
L'ambiance, Serialesque d'après le Bier, rappelle aussi beaucoup les fumettis (BD pour adulte italiennes) de par le mélange évoqué plus haut et les personnages hauts en couleur et crapulerie :

L'action alterne entre bord de mer, une taverne pauvrement peuplée et de magnifiques ruines de basilique belge. La taverne semble être le point central où tout ce petit monde se croise et la patronne n'hésite pas à pousser la chansonnette au mauvais présage :

Tout cela est très beau pour qui s’intéresse au travail de Jean Rollin, les acteurs donnent de leur personne, mais leur jeux est comme souvent, bien trop appuyé au point que la superbe Joëlle Coeur suscite la gêne tant elle est mauvaise quand elle pique sa crise :

samedi 7 janvier 2017

Les Demoiselles de Pensionnat (1976)

Un petit polar franchouillard un peu érotique où l'on suit le démantèlement d'un réseau organisé internationalement pour la traite des blanches. Et çà y va des traquenards et différents crimes un peu alambiqués :

Dans Les Demoiselles au Pensionnant, on croise en chemin Karine Gambier qui joue une adolescente qui décide de se prostituer ponctuellement avec sa copine pour se faire un peu de blé :

et de tomber dans les mailles du réseau. Là, elles sont mis stage dans un "pensionnat" près d'Orly où sont prodigués des cours de prise en main du client particulièrement surréaliste.
La police remonte doucement la filière pendant que les affaires se mettent en place avec des clients du sud, en partenariat avec la mystérieuse Carla qui a pourtant l'habitude de faire cavalier seul :

c'était l'époque où les brigades mondaines intéressaient le chaland tant à l'écran que dans la littérature de gare.