mardi 15 janvier 2019

Don Juan 73 (1972)


Si Don Juan était une femme, Roger Vadim nous refait le classique presque à l'envers dans des décors d'époques 70s au milieu d'accessoires et d'ambiances kitchissimes. Il n'a pas fait Barbarella pour rien.
Et tout le long du film, Jeanne (Brigitte Bardot) s'attache à conquérir des hommes, chaque victime étant un défi pour satisfaire son égo :

Et bon sang comme il me semble qu'elle joue mal, jusqu'au moment où elle se prend des claques par un mâle un peu plus dur que les autres (Robert Hossein) où d'un coup, elle est convaincante :

Le film est en flash back sous forme de confession auprès de son cousin de prêtre (sur lequel elle a déjà mis la main, un peu d’amoralité supplémentaire ne fait jamais de mal) car à ce petit jeu, une des victime de Jeanne y laissera la peau :

Il est d'ailleurs intéressant de noter que c'est un saltimbanque qui meurt pour elle, et pas un des hommes d'affaires ou un notable qu'elle a l'habitude de fréquenter. Ceci dit, la scène de suicide est très belle.

samedi 29 décembre 2018

Dominations tropicales (1983)

Henri Sala pose sa caméra en Côte d'Ivoire et imagine un institut où les personnes conviées doivent se plier aux instructions de la maîtresse du lieu, sous peine d'être attaché et fouetté, et suivent ses cours d'éducation sexuelle.
C'est donc l'occasion aujourd'hui de découvrir en direct la fellation égyptienne, la grenouille sauteuse :

la tête vicieuse, comment jouer à trou madame, le miroir à 2 faces :

2 intrigues se déroulent dans ce paysage agréable, celle ou Christophe Clark se fait passer pour son jumeau pour reconquérir le cœur de la patronne de l'institut, et celle ou Alban Ceray, puni pour ne pas se plier au règlement et mécontent des services du lieu, tente de s'échapper à l'aide d'un membre du personnel :

Le film est léger, mais le hachache est parfois pénible.


mardi 25 décembre 2018

Doigts vicieux, Culottes déchirées (1984)

Celui-là, vous le trouverez sous le titre de "Fantasmes de Femmes", il s'agit d'une collaboration franco-allemande et c'est l'occasion de voir des physiques (des acteurs/actrices) un peu différents et un abord des scènes hard un peu plus direct dans les pratiques. Mais c'est malheureusement au détriment de la bande son puisque les acteurs français sont doublés, et c'est par exemple un massacre pour la voix de Jacques Gatteau.
C'est d'autant plus étonnant qu'arrivé dans le château où ces dames peuvent passer des vacances à voir leur fantasmes assouvis, Dagobert, l'armure qui bande en ouvrant le casque est doublée par la vraie voix de ...Richard Allan, lui-même présent, mais doublé par un autre acteur !

Le film ayant largement les pieds dans les années 80, on y retrouve Cathy Ménard, qui donne toujours l'impression de faire la tronche ou un peu plus sévère, mais avec des cheveux plus longs et  un peu plus de bouteille et çà lui va finalement plutôt bien.
En tout cas, on ne s'ennuie pas dans ce château, la paillardise est au rendez-vous même dans la cuisine :

et Michel Jean tente le clin d’œil au cinéma d'épouvante...même s'il confond Dracula et Frankenstein, on ne lui en veut pas, profitons de la bonne humeur, de la générosité et des bonnes intentions !

samedi 15 décembre 2018

La Doctoresse a des gros Seins (1988)

Film phare du style hard crad élaboré par Alain Payet (sous le pseudonyme de John love), et préfigurant le genre Gonzo tout en maintenant tout de même un fil rouge scénaristique, même ténu, la Doctoresse a des gros Seins ouvre la voie à une sorte de franchise dans le genre puisqu'il y aura 2 suites produites en vidéo.
Unité de lieu et presque unité d'acteur si l'on considère que Jean Pierre Armand sera quasiment le seul acteur masculin à honorer personnel et patientes occupant cet hôpital qui sera racheté par son père tant le service y est agréable.
On retrouve la bande à Payet avec le nain noir Désiré Bastareaud et surtout Jean-Paul Bride dont la consultation opérée sur une patiente un peu constipée ne pouvait être passée sous silence. La voici dans son intégralité :

Prière de se laver les mains avant d'aller à la cantine.

samedi 8 décembre 2018

Dr Jekyll et les Femmes (1980)

C'est très personnel, mais plus le temps passe et plus le cinéma, période érotique, de Borowczyk me passionne.
Comme dans ses autres essais, le réalisateur, avant tout décorateur, fait appel à une photographie pleine de particules, laiteuse mais pas forcément hamiltonienne. Non, il y une façon d'exploiter la diffraction de la lumière bien à lui.
Il revisite ici le roman de Robert-Louis Stevenson et comme souvent plante son action dans une grande maison bourgeoise et observe les personnages archétypaux qui l'occupent ou viennent le visiter : un riche scientifique dilettante (Udo Kier, qui d'autre !?), un curé, un général, un docteur interprété là par un Howard Vernon éblouissant. Alors on débat, de la science, de la religion, de la politique :

Peu de nudité en vérité, mais tout est très beau, jusqu'à la froideur de l'autopsie d'une victime de Mr Hyde :

Et même la musique, synthétique, à base de drones et de manipulation de bandes parfaitement utilisée lors de la séquence de la baignoire où à l'issue de la transformation, on voit en sortir l'inquiétant Gérard Zalcberg dans un parfait silence :

Tout cela contribue à faire de Dr Jekyll et les femmes une expérience sensorielle très forte.

vendredi 16 novembre 2018

La Directrice est une Salope (1988)



La Directrice, c'est Laura Valérie, qu'on a plus souvent vu sur nos télé que sur des écrans de cinéma bien que ses cascades sexuelles aient été le plus souvent photographiées sur pellicule.Il faut dire que le réalisateur, c'est Alan Payet qui s'est accroché au support argentique aussi longtemps que possible. Il signe ce film du pseudonyme de Frédéric Brazil ce qui est étonnant tant la Directrice est une Salope repose sur la formule Hard Crad qu'il a lui même instauré sous le nom de John Love.
Laura Valérie tient donc une agence de service en tous genre et c'est l'occasion de renverser les rôles entre genres : le Directeur exerçant le droit de cuissage devient la directrice en chaleur, le plombier devient la plombière dégourdie et pas pressée :

Et les scène de baise s'enchaînent avec plus ou moins de bonheur. Laura Valérie y met du sien mais ses copines peinent à faire preuve d'autant d'enthousiasme :

On note dans cet extrait un vrai charcutage sur le montage et bon, faut pas lui en vouloir à la p'tite, c'est vrai qu'elle a la bouche bien occupée.

mercredi 31 octobre 2018

Diane les Fesses de l'Hôtesse (1981)

Heureusement qu'il y a Jack Gatteau et son jeu si réjouissant pour éveiller l'intérêt dans ce triste film à sketch...(ou film de montage ?) de François Davy. Il y joue un scénariste qui doit écrire le script d'un nouveau film pornographique. Pour terminer son boulot dans de bonnes conditions, il s'adjoint les services d'une dactylo qui vient faire son premier essai :

S'ensuivent le visionnement d'une succession de scènes de sexe largement dominées par des gros plans peu enthousiasmants. On note cependant la présence de Richard Allan qui vient besogner une actrice noire sans effet de montage, chose étonnante lorsque l'on sait qu'il a dû se faire doubler dans La Femme Objet pour une scène similaire dans la mesure où il éprouvait des difficultés à faire le travail à fond avec des partenaires de couleurs.
Enfin, la tension et la chaleur montent dans le studio du scénariste, Cathy Dupré, la dactylo a plus la tête à reproduire ce qu'elle voit à l'écran que de prendre note des idées du scénariste.