samedi 2 septembre 2017

Des Filles possédées du Plaisir


Marylin Jess consulte un mage pour retrouver sa copine :


Tout le film sera illustré d'une musique synthétique très cheap, à base de vieille boîtes à rythme et d'imitations de moogs maladroites.

Alors en route pour les stocks shots du Machu Picchu, une fois arrivée avec l'aviateur dans une résidence de proche banlieue...du Machu Picchu, donc, ils vont baiser avec la copine retrouvée, la servante et le maître des lieux qui concourt à l'accent de merde international.

Rien d'autre à dire sur ce film médiocre, mal éclairé et tout en post-synchro.

samedi 5 août 2017

Derrière le Miroir sans Tain (1982)

Un écrivain à la peine (Alban Ceray) se voit confier la commande d'un roman érotico-pornographique pour se refaire, une cassette lui est livrée en source d'inspiration :

Seulement cela ne lui suffit pas, alors arrive Françoise l'amie du couple qu'il forme avec Agnès, sa femme. Mise au courant de la mission de l'écrivain, elle leur raconte une de ses dernières séances chaudes :

Ceci avant de proposer de mettre en place chez eux un système de miroir sans tain donnant sur la chambre d'amis. Chacune des 2 filles allant draguer à son tour pour fournir de la matière première à l'écriture du roman :

Et les scènes de s'enchaîner à une vitesse métronomique comme annoncé dans le Bier même si je m'attendais à beaucoup plus ennuyeux que cela.
Il est vrai que les acteurs n'y mettent pas forcément du leur et la majorité des scènes se déroule sur un lit circulaire rotatif, où l'on s'amuse à deviner les techniciens le faisant tourner hors-champ (je ne pense pas qu'il fut mécanisé).
On note par contre un doublage aberrant que ce soit pour la voix d'Alban, ou encore un record d'accent de merde lorsqu'apparait la fille noire débauchée pour quelques minutes :

Et je vous épargne celui de Cathy Ménard en mode garçonne.

jeudi 25 mai 2017

Le Dernier Tango à Paris (1972)


Je suis pourtant né en 1976, mais le Dernier Tango à Paris de Bertolucci au début des années 80 faisait toujours figure de film scandale 10 ans plus tard, avec la Grande Bouffe. Il avait d'ailleurs bénéficié d'une diffusion sur l'une des 3chaînes de télé de l'époque assorti du carré blanc.
Il oscille entre le film érotique très sombre où le personnage incarné par Marlon Brando traîne son mal-être et le film d'auteur sur le tard bien tarte, au point que c'en est embarassant :


Paul a perdu sa femme, elle tenait un hôtel, elle s'est suicidée d'une manière pas bien propre sans laisser d'explication :

Il rencontre une jeune fille lors de la visite d'un appartement et c'est le coup de foudre charnel. Ils décident de ne se voir que dans l'appartement visité, uniquement pour des moment de relation sexuelle et aussi pour parler de cul :

Mais ce ne sera pas le seul sujet traité par le film, Bertolucci tape aussi sur les monsieurs madame tout le monde, futurs adhérents du club des petites vieilles qui ont peur des arabes, électeurs du Front National, et des futurs pères de famille propres sur eux, cible du marketing qui s'abattra sur eux de la manière la plus sauvage qui soit 20 à 30 ans plus tard.


Çà va peut-être paraître sacrilège, mais le film a mal vieillit, et on peut rêver d'un remake (oui oui) plus explicite, qui impliquerait des acteurs aux moins aussi bon que Marlon Brando et Maria Schneider (et consentant cette fois, la scène de la sodomie au beurre ayant été tournée dans des conditions apparemment crapuleuses), se débarrasserait de la partie avec le petit-ami de l'héroïne mais qui garderait la même patine visuelle, orange-marron bien sale.

vendredi 5 mai 2017

Dépucelages (1978)

Excellent film porno de la fin des années 70 ou l'on regrette que la prise de son n'ai pas été faite en direct sur le plateau car je suis sûr que les acteurs (notamment Alban Ceray et Richard Allan) auraient assuré le jeu avec plus de naturel que la post-synchro. Ici, Alban joue donc un directeur d'hôtel qui ne prend en pension que des couples de jeunes mariés, pour mieux les espionner avant de les mélanger entre eux et avec l'aide de son personnel :



Jeux de miroir, voyeurisme :


L'Hotel des fantasmes donnes des plans très travaillés, notamment lors de la surveillance en dessus permettant de voir l'action se déroulant dans 3 chambres contigues.
C'est agile au point que le pornophile averti constatera que Patrick Aubin brouille même les cartes au niveau de ses acteurs, Lillian Lemieuvre (Mme Allan à la ville) se présentant à l'hôtel comme la femme du personnage joué par Dominique Aveline, et qu'elle finira dans les bras de l'homme de l'autre couple, Richard Allan/Lemieuvre.

dimanche 30 avril 2017

Les Démons (1972)

Jess Franco nous fait un film à cheval entre le film d'inquisition quand une femme accusée de sorcière jette une malédiction sur les responsables de sa condamnation à mort :

Et le film de nonnes car les 2 filles de la sorcières sont retrouvées dans un couvent. L'une d'elles est particulièrement chaude:


Franco, dans ce Démons qui se regarde comme on feuillette une BD Elvifrance aux multiples rebondissements scénaristique en profite pour bouffer du curé, histoire de bien faire comprendre que le mal est toujours ailleurs que là où le doigt inquisiteur pointe :

vendredi 3 mars 2017

Ta gueule, je t'aime ! (1980)

Livré avec le superbe livre "Brigitte Lahaie, les films de culte", Ta gueule, je t'aime est une comédie navrante légèrement érotique comme il s'en faisait à la pelle à cheval entre les années 70 et 80.
Il s'agit ici d'un mec un peu lourd qui embarque une actrice mais qui se retrouve en rade chez un vieux copain de caserne qu'il n'avait pas vu depuis des années.
Il se retrouve donc dans cette grande maison de petit bourgeois où madame s'ennuie, la fille est sérieusement dépressive (et il va bien falloir faire quelque-chose), pendant que la femme de ménage, nymphomane, saute sur tout ce qui bouge et Ingrid (Brigitte Lahaie), suédoise lesbienne se balade tout le temps à poil.
Petite chanson de générique d'ouverture :

Puis chacun va devoir trouver chaussure à son pied ou se découvrir, se redécouvrir dans le bordel ambiant, la grosse surprise étant quand même l'orientation sexuelle d'Henry, le généreux copain de caserne :

Il faut être de bonne composition pour accorder l'attention au film tout au long mais on a vu déjà bien pire dans le genre. Et puis il y a Brigitte...

mardi 24 janvier 2017

Suprêmes Jouissances (1977)

Là, on peut parler de vrai classique du porno des années 70. on y voit Brigitte Lahaie encore brune et 2 de ses copines décider de s'émanciper de leurs mecs qui sont de bons gros connards :

D'autant qu'une fois entre elles, au boulot c'est pas la joie non plus et elles se font proprement exploiter jusqu'au pétage de plomb :

Et forcément, au bout d'un certain temps, l'argent vient à manquer et il faut bien trouver une solution :

Alors Belles d'un Soir (le nom de la version soft de Suprêmes Jouissances) totalement phallocrate ?
La question reste posée, et peut aussi se demander dans quelle mesure l'équipe au commande (la grande artillerie du porno français des 70's : Claude Mulot, Kikoïne au montage, Francis Leroy à la production) joue à fond la carte bête et méchante d'Hara-Kiri qui innervait complètement la création populaire de l'époque, accent à la con inclus :