mercredi 29 mai 2019

Douce Violence (1961)

Bon, d'abord, vous n'échapperez pas à la chanson de Johnny qui ouvre le film :

Saint-Tropez, Max Pécas filme une bande d'ados plein de thunes qui se cherchent et peinent à se trouver :

Le drame, quoi...
Il y a des jeux de l'amour, des rites initiatiques, l'exclusion d'un bougon de la petite meute de gamins pourris, un bateau qui flambe...du ski nautique et encore des chansons :


Mais heureusement, il y a Elke Sommer, magnétique.

mercredi 1 mai 2019

Douce Pénétration (1975)

Jean Rollin et le fidèle Bouyxou soignent un peu plus que d'habitude ce Douce Pénétration que l'on trouvera aussi sous le nom de "Gode Story", sous le patronage que Jean-Paul Bride qui ne figurera à l'écran que quelques seconde sans laisser libre court à son art de la parole salace.
Une écrivaine s'isole dans une maison de campagne proche d'un hôtel pour écrire un livre érotique.
Elle tente tout d'abord de s'inspirer par ses propres moyens :

Puis, sur l'idée des 2 femmes de chambre, elle décide de détourner les touristes en passage à l'hôtel du coin pour proposer le même service, le libertinage en plus.
Les parties de jambe en l'air s'enchaînent alors. Au fil des rares dialogues, on touche parfois le point Rollin :

Si il faudra qu'un jour je me penche sur le cas des soeurs Catherine et Marie-Pierre Castel qui jouent les femmes de chambre, il est à noter que le couple noir copule à part et n'est jamais mélangé aux autres acteurs, même dans les scènes de partouze.

lundi 29 avril 2019

Doubles Pénétrations (1977)


En voilà un que ne goûteraient sûrement pas les associations féministes tant Doubles Pénétrations n'y va pas avec le dos de la cuillère dans ses dialogues concernant le sujet du viol :

Pourtant, il est ici question de 3 filles vivants en autarcie et bien décider à prendre le pouvoir sur leur vie sexuelle et celle de malheureux gars qui passent par là, dont un écrivain joué par Richard Allan (dont les dialogues semblent doublés par quelqu'un d'autre) :

Les 3 minettes n'ont vraiment pas froid aux yeux et le ton du film est très léger, se permettant parfois des jeux de mots navrants :

Malheureusement, l'action ne suit pas. Les scènes de sexe sont fastidieuses, par exemple, la partouze sous bâche plastique est bordélique et sans intérêt à l'image (les acteurs et toute l'équipe ont dû en baver en plus).
A la limite, la dernière scène d'orgie au milieu de plantes domestiques sur fond sonore de chants d'oiseaux est plus sympa mais ne sauve pas l'ensemble d'un certain ennui.

lundi 15 avril 2019

Dossier Prostitution (1969)

Document fiction adaptant le livre éponyme, Dossier Prostitution est traversé d'un commentaire dont la voix et le ton m'ont immédiatement rappelé la fin de la version française des Seigneurs de la Route (aussi connu sous le titre de La Course à la Mort de l'An 2000):

Marthe Richard, la vraie, instigatrice de la fermeture des maisons closes vient même témoigner de ce qu'elle a pu constater lors de la mise en place de sa loi :

Puis s'ensuivent nombre de témoignages rejoués le temps de saynètes plutôt bien faites, des années avant Bernard de la Villardière qui n'a rien inventée:

Une des prostituées s'est même déclarée macroniste avant l'heure :

Cependant, l'ensemble tient la route, suit à peu près la structure d'enquête de la source papier, quoique l'impasse soit faite sur les détails sordides de certaines punitions faites par les souteneurs (blessure au couteau à sucre pour laisser d'irrémédiable marques sur les visages, passage à l'oral à la chaîne pour convaincre les plus récalcitrantes), le pic du sordide dans le cas du film s'arrêtant là :

Enfin, les dernières séquences de recrutement n'ont évidemment pas une once d'authenticité bien que le naturel avec lequel les filles jouent soit bluffant, elles préfigurent cependant le style casting couch et les méthodes chères à Pierre Woodman qui exploseront sur le Net 40 ans plus tard.

vendredi 12 avril 2019

Dortoir des grandes (1984)


Film érotique propre mais sans réelle saveur de Pierre Unia.
Une donzelle quitte sa famille de débauchés bourgeois et intègre un pensionnat ou les fille s'initient évidemment aux plaisirs du touche-touche et du voyeurisme.
Intrigue sentimentale de bas-étage  avec la surveillante du dortoir et final sur les île en compagnie d'un jeune homme symbolisant le droit chemin que l'héroïne recherchait.
Certaines scènes de saphisme, bien que prudes sont assez belle. On retiendra surtout l'apparition du groupe les Porte-Mentaux que la génération Top 50 a connu avec son titre un peu rock/pop vaguement new wave "Elsa Fraulein". Sauf qu'en 1984, il s'agissait d'un groupe de punk.
Eeeet oui :

samedi 9 février 2019

Dora...la Frénésie du Plaisir


Dora...la Frénésie du Plaisir est un film Hustaix et a peu de choses près, on a l'impression de regarder un film Eurociné avec des inserts hard, quoique les scènes explicites soient authentiques.
Film d'amour dans la brousse, enchaînant l'intrigue principale sûrement tournée aux alentours d'un camping au bord d'un étang boisé et des stocks-shots de films de chasse en Afrique, traite le thème, très rare pour l'époque, de l'homme qui aime nettoyer sa femme avec sa bouche après qu'elle ait été prise par un autre.
L'homme en question est joué par Olivier Mathot qui, accompagné de sa femme, loue les services d'un chasseur blanc pour organiser son safari.
Olivier et son équipe en veulent après un éléphant touché précédemment mais qui a tué un pisteur dans sa charge.
Pendant ce temps, Dora, amoureuse d'Olivier le chasseur, sent ce dernier lui échapper.
Beaucoup d'emprunts un peu partout. L'origine des goûts sexuels particuliers du client sont évoqués par des flashbacks impliquant la scène de viol initial de sa femme d'alors.  La musique semble sortir d'un Disney :

Et évidemment, qui dit film de brousse et post-synchro, dit accent de merde :

Pour retrouver Olivier entre ses bras, entre ses cuisses, Dora fait appel à un sorcier vaudou et le sort jeté lui vaudra une crise de démence dans le camp sous l'orage :

Et une fois le grappin mis sur l'être aimé retrouvé, il est trop tard pour échapper à sa rage de jouir (attention, çà crie fort) :

Le film est original, agréable à suivre et le franc parler d'une Dora possédée et avide de sexe est un  plaisir pour les oreilles même si la pornographie n'en est pas le point central.

jeudi 17 janvier 2019

La Donneuse (1975)


La Donneuse est un drame érotique familial sur l'impossibilité d'avoir un enfant, seulement c'est écrit, réalisé et joué par Jean-Marie Pallardy alors la couleur est donnée dès les premières lignes de dialogue :

Oui, on ne fera pas dans la finesse. Jean-Paul, cadre industriel talentueux, est marié avec la fille du patron de son usine, Françoise. Mais les tests médicaux sont formels : Françoise ne pourra jamais enfanter. François veut à tout prix une descendance alors ils se portent vers la solution de la mère porteuse, légale en Hollande.
La réalisation est un peu faite à la truelle, à grand coup de zooms et de mixage son approximatif à tel point que l'on s'entend parfois gueuler par-dessus une musique d'illustration très envahissante. Faut dire qu'elle est tellement belle et met tellement les sentiments des personnages en valeur hein ?

François/Pallardy veut savoir qui est la mère porteuse, il part une nuit à Amsterdam à sa rencontre, et inévitablement, tombe amoureux de Willeke, tiens d'ailleurs Rutger Hauer fait une apparition derrière son bar. Le "héros", monologue énormément en voix off :

Il y a un côté Patrick Sébastien époque t'M derrière Pallardy avec ce côté humaniste/épicurien pachydermique. Côté écriture aussi çà pèche, avec des incohérences dans le rapport temps/distance dans les aller/retours France-Amsterdam et les départs en vacances aux Caraïbes. Mais c'est l'occasion de voir des paysages et de philosopher sec :

La fin, comme le reste du film d'ailleurs, est dramatique. Du 100% Pallardy.