jeudi 10 novembre 2022

Extrêmes Sévices (1984)



Extrême Sévice, c'est du porno qui débite. Sur fond de souvenirs évoqués par une princesse qui se livre à la prostitution depuis chez elle :

Les scènes s'enchainent entrecoupées de passages au théâtre érotique où se joue une chanson digne d'un dessin animé des années 80 : 


Les acteurs ne font preuve d'aucune sobriété dans le jeu, notamment celui de cette femme de général insatiable :

Les jeux de rôle ont la part belle :


Pas instant de répit pour le pornophile. Le montage est fait au couperet mais le jeu sur l'échelle de plan des scènes hard est efficace. Les acteurs ne sont pas les premiers couteaux du genre pour l'époque mais cette production de consommation courante remplit parfaitement son objectif. D'autant qu'au détour d'une mission de dépucelage d'une des travailleuse, on y fait quelques révisions de philosophie :


Alors de quoi se plaint-on ? Bon d'accord, je ne suis pas sûr qu'il ait dit çà Confucius.

vendredi 21 octobre 2022

Extases très particulières (1980)



Trouvable en VHS sous le titre La Vorace, Extases très Particulières n'y va pas avec le dos de la cuillère en ce qui concerne les dialogues cru et l'action pornographique.

La mère de Clochette (Marilyn Jess) travaille dans un club pour assouvir les phantasmes des hommes. Les clients et le personnel ne sont pas des plus délicats :

Et Clochette est bien sûr sur la liste des prochaines participantes aux orgies organisée par l'association Aide ton Prochain.

Le hard n'est pas solaire sans être désespérant, on est pas loin du Hard Crad d'Alain Payet mais ici, les actrices ont les physiques des professionnelles des plateaux de l'époque.
A vrai dire, on y retrouve la majorité des acteurs du film pour adultes français de la fin des années 70 pour le plus grand plaisir des pornocrates.

Au final Extases très Particulières reste un film valable, ne serait-ce que pour entre les horreurs sorties de la sublime bouche de Marilyn en post-synchro.
Et bon anniversaire Monique !


vendredi 30 septembre 2022

Extases Impudiques (1977)



Sorte de thriller de mœurs assez sombre et cynique parfaitement réussit. On a jamais vu Alban Ceray aussi inquiétant. Son personnage s'incruste chez une femme, la tension et la peur montent, les vêtements mettent du temps à tomber puis nous découvrons qu'il s'agit de son ancienne compagne.

S'ensuivent quelques flash-back qui rappellent l'emprise qu'il a pu avoir sur elle et qui lui a fait vivre quelques années de luxure avant qu'elle ne s'en aille pour vivre une vie plus...rangée. C'est l'heure de la leçon :

Arrive alors un troisième personnage avec la jeune sœur de Sandra qui tombe immédiatement amoureuse de l'homme dans la pièce. Une nouvelle proie ?
Quelques passages sont un peu théâtraux dans leur interprétation : 

Mais l'effort est là et souvent convaincant. Les scènes de sexes sont poussées et efficaces, et oui, ce n'est pas parce qu'Extases Impudiques est un peu austère que le hard n'est pas stimulant, surtout avec d'aussi belles actrices et des acteurs en forme.


samedi 27 août 2022

Extases Anales (1984)



Le bruit des essuie-glaces lorsque l'on essuyait ses lunettes était devenu un gag récurent dans le milieu des routiers et des taxi d'Eure-et-Loir pendant tout le seconde moitié des années 80. Et cela venait d'Extases Anales alias Dallax 2 (Dallax en Bavière) dont la VHS était très souvent en évidence sur les tourniquets des stations services de l'époque. Je savais à quoi la blague faisait référence, mais je n'avais encore jamais vu le film. Aujourd'hui, je peux confirmer qu'il méritait sa petite renommée parce que même s'il est dénué de moyens (2 pauvres chambres voûtées, une salle à manger et un faux bureau), Extases Anales fait honneur à la série qu'il pastiche avec entrain.

On y retrouve les personnage principaux, JK le méchant, Roby qui ne comprendra jamais rien :

Et çà magouille autant que possible. D'ailleurs que faisait Héléna ?


Ha ben voilà, et JK de s'en donner à cœur joie dans le vice et la veulerie pour un porno mettant la fessée et la sodomie à l'honneur. La parodie bénéficie aussi la présence d'un Christopher Clark encore vert. Puis comme l'indique son sous-titre, ce n'est pas au Texas que l'intrigue se joue, mais bien dans la province la plus folklorique de l'Allemagne, gastronomie comprise : 


 

Une bonne tranche.

vendredi 19 août 2022

Les Exploits d'un jeune Don Juan (1986)



C'est le début de l'été 1914, le jeune Roger revient passer les vacances dans la grande maison bourgeoise familiale, il y a là nombre de femmes, les servantes, les tantes et la petite cousine pour se mettre au parfum :

Il faut dire qu'avec son âge les hormones commencent à taquiner Roger, pendant que tata passe à confesse : 

Puis c'est l'heure de la mobilisation générale pour l'effort de guerre (sauf pour papa, directeur d'une usine de fabrication de médailles qui se frotte les mains). Les hommes partent sur le front, Roger devient donc rapidement l'objet de convoitise de ces dames, au point qu'au bout de quelque mois, c'est l'heure du bilan : 

Sans compter les polichinelles échappés dans les tiroirs d'au moins 3 conquêtes, il va falloir arranger cela au retour des combattants.

Film léger et agréable adapté d'une œuvre littéraire gentiment érotique d'initiation de l'époque. Une structure à deux niveaux de découpage en trois grande parties bien distinctes mais l'ensemble donne une succession de vignettes, ambiance trou de serrure et dépucelage de bon aloi.

Les exploits d'un jeune Don Juan bénéficie par ailleurs d'un sacré casting : Rufus, François Perrot, Laurent Spielvogel et la sublime Serena Grandi.


mercredi 3 août 2022

Les Expériences érotiques de Frankenstein (1972)



L’appréciation d'un film de Jesus Franco est variable selon l'humeur ou le niveau d'éveil de son spectateur. En l'occurrence Les Expériences Erotiques de Frankenstein a été l'occasion d'un visionnement amusant et plus agréable que d'habitude s'agissant de ce réalisateur.

Tout d'abord, on voit la naissance du monstre dans le laboratoire de son créateur, une réussite toute relative :

Puis vient Cagliostro, interprété par Howard Vernon en pleine forme qui fait capturer la créature et tuer le docteur Frankenstein avec l'aide d'une magnétique femme oiseau.

Son plan : créer une femme composite pour l'unir au monstre et créer une race de surhommes sous les holà silencieux d'une poignée de simili morts-vivant. Évidemment, cette opération requière de la matière première et les jeunes filles du coin commencent à disparaitre.

Un duo de policiers enquête mais au fil des captures et pendant qu'ils piétinent, le clan Cagliostro s'amuse avec le matériel :



On retrouvera dans La Comtesse Perverse, réalisée l'année d'après, pas mal de similitudes dans la réalisation, notamment les plans en contre plongée sur une autre grande maison à l'architecture curieuse, les plans de plongée dans les escaliers et les grands angles en plans rapprochés sur les visages des acteurs.

A noter aussi que pour le moment, Franco y va mollo sur le zoom.

La musique est pop, tout comme l'ensemble des péripéties suivies à l'écran.
Que naisse la fiancée de Cagliostro : 


mercredi 13 juillet 2022

Exigences "Très Spéciales" (1984)



Quand on s'est mangé beaucoup de films de montages produits par Jean-François Davy dans la collection Fil-à-film, il ne reste plus que les scènes de liaisons en général fleuries pour casser la routine et le déjà-vu.
Avec Exigences "Très Spéciales" nous sommes servis grâce à Alban Ceray qui joue les journalistes venu enquêter sur une maison de repos à la base mais dispensant des soins particuliers jusqu'à ce que son directeur disparaisse :


Mais l'investigateur remet la main sur le maître des lieux qui s'était planqué dans l'établissement. Ce dernier nous gratifie même d'une histoire racontée dans le cadre de sa thérapie :

 

Et pour les scène pornographiques ? Et bien allez piocher dans tous les autres films de la collection, vous les avez forcément vues. Ho Marilyn Jess !

A l'écran également les responsables Michel Beaudricourt (le fameux docteur Bitenlair) et Jean-François Davy.