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samedi 16 mai 2026

Garçonnières très spéciales (1981)



Contrairement aux garçonnières de son titre, ce film n'a rien de spécial. Un couple libertin de Paris s'expatrie aux États-Unis et l'homme confie la clé de sa garçonnière à son pote tandis que sa conjointe fait de même avec la femme de ce même pote. Entre les deux appartements, une paroi miroir sans tain sépare les chambre attenantes. Mais les heureux bénéficiaires ne sont pas au courant de cette particularité. Il faut dire que Madame s'ennuie un peu, Monsieur étant tellement pris par son travail :

Tout cela est d'une banalité bourgeoise confondante. On rejoint en quelque sorte l'habituel film d'initiation, ou plutôt d'éveil à grand renfort de jeu de rôles avec des représentants de passage :



Puis quand les époux se retrouvent pour partager la découverte de la supercherie voyeuriste, tout est pour le meilleur : 

Holàlà, ils sont trop fous !
Festival des macroplans sans imagination et éjaculations au lait concentré sont au morne programme.

samedi 11 avril 2026

Le Garçon près de la Piscine (1986)



Un Jean-Daniel Cadinot mineur vite expédié. Un jeune homme s'emmerde et consulte les annonces pour se trouver un mec à se mettre sur la queue. Appels téléphoniques, inanité de la conversation :

Puis il reçoit une collection de pastilles à mettre dans sa piscine et le fantastique s’immisce le temps de faire apparaitre un étalon à chaque issue d'effervescence. Les scènes de sexe s'enchaînent avec monotonie sans réelle cohérence ni volonté de construire quoi que ce soit d'autre autour ce cette maigre trame.

samedi 17 janvier 2026

Gamines ouvertes (1980)



Également trouvable sous le titre l'Innocence Pervertie, Gamines ouvertes suit une étudiante en sociologie préparant un mémoire de thèse sur un sujet particulier :

C'est l'occasion de tenir un journal qui commence dès qu'elle découvre que le voisin qui a vis-à-vis sur sa chambre l'observe en se masturbant : 



Puis les chapitres s'enchaînent avec la découverte de formes de sexualité alternatives :

L'étudiante n'hésitant pas à forcer la main pour recueillir le plus d'informations possible pour compléter son étude, quitte à faire des à-côté hors corpus :

D'autres entrées de son journal également mentionnées manquent d'illustration par l'image et c'est regrettable (à moins que le métrage vu n'ait été amputé) et Anna fait même coopérer la femme de professeur dans ses recherches approfondies :

Le dernier chapitre se clôturant, comme la coutume l'exigeait à l'époque, par une franche et joyeuse partouze :

Gamines ouvertes est un film dynamique à la pornographie plutôt bien mise en image mais surtout au rythme propre à satisfaire les spectateurs qui pourraient craindre de s'ennuyer avec une demi-mole en main. Vivement conseillé.

samedi 25 octobre 2025

Gaëlle, Malou…et Virginie (1977)



Film soft (Les Maîtresses de Vacances) passé en hard via de nombreux plans rajoutés trois ans plus tard, Gaëlle, Malou…et Virginie suit Tim, étudiant en vacances chargé de donner un soutien scolaire à ses deux cousines dans la grande propriété de sa grand-mère à Fontainebleau :


Babillages de saintes-nitouches pas si innocentes, rendez-vous torrides avec l'épicière dans l'arrière-boutique, même si le jeune homme passe son temps à faire la gueule, les vacances se passent pour le mieux, sa bande de copains venant même se rapprocher de lui en compagnie d'une Marie-Christine manifestement insatiable.

Un bal masqué est organisé dans la maison de campagne, une chanson démarre, vite coupée par le montage qui n'a pas que çà à foutre, en 1977, il faut montrer du cul : 

 


De par sa nature composite, Gaëlle, Malou…et Virginie, c'est aussi le porno qui fait apparaitre des noms de l'univers "traditionnel". Chantal Ladesou au bal masqué, Laurent Voulzy à la musique (et en poster), et l'acteur principal, Yves Collignon, systématiquement doublé pour les plans hard.

Un film aussi à cheval entre la peinture d'une adolescence légère, insouciante, qui n'hésite pas à y aller de sa technique foireuse pour draguer ce qui passe : 

 


et une pornographie déjà bien corsée.

vendredi 29 décembre 2023

Femmes Impudiques (1974)



Deux hommes laissent leurs femmes deux mois à la campagne dans une grande maison pour que l'une d'elle puisse se reposer. Pendant ce temps, ces messieurs pensent profiter d'un peu de liberté.

Les jours passent et les épouses qui pensaient s'ennuyer, secondées d'une bonne recrutée à la ferme voisine, vont se mettre sous la main tout ce qui passe à la maison, les déménageurs, le livreur de l'épicerie, l'inévitable facteur, un campeur occasionnel et un loubard en moto cross. Le porno est plus que léger, tout au plus quelques plans de fellation mais pas de pénétration explicite, d'une part il est trop tôt par rapport à l'histoire de ce cinéma en France et ces messieurs semblent peiner à la garder raide. Il y aurait bien la scène avec le campeur mais tournée de nuit et le film ayant été visionné sur VHS, difficile de se prononcer. Néanmoins, l'ambiance est décontractée et surtout, le ton est très naturel du côté des femmes :

Oui, c'est Claudine Beccarie qui joue les chatouilles. Les journées sont un peu éprouvantes, permettant peu de répit au bord de la piscine : 

En revanche, si les femmes profitent leur temps avec un naturel qui fait plaisir à entendre, du côté des maris, c'est la loose totale. Lâchés à Paris, ils semblent vouloir gagner le concours du pire boulet pour tenter de mettre une fille dans leur lit : 


Performance d'acteur ou les gars étaient-il réellement à ce niveau de connerie ? Il est permis d'opter pour cette dernière hypothèse. De retour auprès de leur femmes, ils tentent la mascarade à coup de déguisements absurdes : 


Ouverture à l'échangisme bon enfant et bourgeois à la clé.

vendredi 22 septembre 2023

La Femme et le Pantin (1958)



Bien moins vénéneux et prenant que la version de 1928 de Baroncelli, cette adaptation de la Femme et le Pantin de Duvivier ratisse large et aseptise largement le propos.
Brigitte Bardot joue plus Brigitte Bardot que la cruelle Conchita des origines et cela peut horripiler les spectateurs qui n'ont jamais apprécié son style. Heureusement, il y a les dialogues et un débit parfois réjouissant :

Pour le reste, la bande se suit comme un film du dimanche soir avec quelque passages un peu enlevés :


Mais au final toujours inoffensif.

Le personnage du père d'Eva Marchand (qui fait tourner en bourrique un amoureux masochiste donc), à priori ancien collaborateur planqué en Espagne est excellemment dessiné, on jurerait un Eric Zeimour croisé avec Ferdinand Céline.

Et à propos d'Espagne, folklore local oblige, on échappe pas à des scènes de corrida de merde, l'amoureux éconduit dirigeant une réserve de taureaux sauvages.

Par ailleurs, la conclusion avec sa montée des marches, loin de la version de 1928 qui allait au bout de sa torture est parfaitement lamentable.

jeudi 11 février 2021

Erotico Blues (1981)


Difficile de suivre cette histoire où 2 femmes à la cuisse légère louent leurs services à un maître chanteur. L'une d'elles se fait parfois un petit extra avec le jardinier à l'accent...à l'accent : 

Cette dernière aide sa nièce, perturbée car précédemment victime d'un viol, à rependre confiance en elle et à rencontrer l'amour, ce qui arrive assez vite. D'ailleurs le nouveau soupirant devine que l'univers où évolue la jeune Marina n'est pas fait pour elle et il vient l'arracher in extremis d'une partouze familiale.

Erotico Blues excelle dans l'art de l'ellipse et des scènes qui ne vont pas toujours à leur terme.

Il faut également se farcir le même thème musical qui tourne en boucle et finit par rendre fou.

Et pour conclure, même s'il se passe beaucoup de choses durant ces 75 minutes et que les acteurs y mettent du leur pour être convaincants, l'ensemble est ruiné par des doubleurs qui en font des tonnes :

vendredi 27 novembre 2020

Les Enjambées (1974)


Erotique du milieu des années 70 pétulant, les Enjambées suit la trame presque habituele de la femme délaissée par un mari bien trop pris par son travail.

Alors pour combler son manque elle s'occupe avec la voisine avec laquelle elles jouent des tours aux hommes de passage, comme ce plombier qui n'est pas la meilleure pioche : 

Mais madame a besoin de plus de frisson elle se retrouve dans une maison pour une séance de spiritisme, en fait un simulacre organisé par une mère maquerelle respectable qui en profite pour nous donner une leçon d'histoire : 

Après avoir consulté un spécialiste, elle décide de prendre le taureau par les cornes et stimuler du mieux qu'elle peut son mari par quelques jeux de rôles qui sont autant d'occasions d'exercer un accent de merde lors qu'elle se fait asiatique soumise :

ou de techniques d'approches amusantes, de part leur traitement et travestissement mais sans effet sur le monsieur qui esquive à chaque fois : 

Finalement, c'est par le biais de la traditionnelle partouze et des peurs et frustration qui en découle (on fait la queue devant la chambre du mari car c'est un fameux baiseur, seulement, sa femme est la dernière dans la file) qu'ils se retrouveront à nouveau. Jeannette Chaix voulait peut-être sortir le libertinage du carcan bourgeois de l'époque : 

La réflexion est très pertinente à ce moment du film mais n'est pas plus développée que çà.

Les enjambées bénéficie d'une bonne poignée d'acteurs, Valérie Boisgel, beauté inachevée tiens parfaitement son rôle, par exemple. Il m'a semblé capter un extrait du Tubular Bells de Mike Oldfield noyé dans la musique du film.

mardi 2 juin 2020

L'Empire de la Passion (1978)


Réalisé 2 ans après l'Empire des Sens, Nagisa Oshima décide de lever le pied sur les scènes sexuelles explicites dans cette adaptation du récit Dossier sur le Meurtre de Gisaburo, Conducteur de Pousse-pousse. Ici la Femme du conducteur en question se fait draguer par Toyoji, soldat démobilisé et finit par craquer, son mari alcoolique passant son temps libre à boire :


Les deux adultères décident de se débarrasser du mari, mais une fois le forfait accompli et le corps balancé dans un puy, Seki ne tarde pas à voir apparaitre le fantôme de la victime de plus en plus régulièrement.
Pour les besoins de ce blog, j'ai dû regarder le film en version Française, et je dois avouer que certains points de doublages sont déconcertant lorsque l'on est habitué à voir les films asiatiques dans leur loangue d'origine, notamment quand Bugs Bunny vient d'inviter pour enquêter sur la disparition du conducteur de pousse-pousse :


Mais le film reste intéressant à suivre avec sa mise en scène parfaite et sa photo magnifique. Il permet de suivre les deux amants dans leur fièvre quasi suicidaire, qui les emmène au châtiment qu'ils ont tant redouté :


De la scène de retour au puits au final sanglant, l'Empire de la Passion se clôt magistralement.

samedi 23 mai 2020

Emmanuelle au 7ème Ciel (1993)

Francis Leroi n'en finit plus d'exploiter le filon d'Emmanuelle dans la première moitié des années 90. Sylvia Kristel n'étant plus très fraîche, les ressorts scénaristiques pour ce septième épisode officiel en appellent aux souvenirs d'enfance, dans une école religieuse, un moment de belle niaiserie sous les douches avec une amie qui cherche à découvrir l'amour :


Et la réalité virtuelle, Emmanuelle étant membre d'un institut mondial faisant des recherches très avancées dans le domaine. Oui, dès 1993, le sujet faisait déjà rêver :


Et en fait de datasuit, l'accessoiriste a ressorti le bon vieux Powerglove, inutilisable dès sa sortie, de Nintendo :
Notre héroïne tente donc de convaincre son ex amie de s'y essayer pour décoincer ses appréhensions quand au sexe et surtout lui donner le courage de reprendre contact (physique) avec son amour d'adolescence.
Seulement, cette technologie naissante laisse certains perplexes qui n'hésitent pas à blaguer grassement à son sujet :


C'est gratuit !
On voit passer Roberto Malone, acteur italien spécialisé  dans les films purement pornographiques, un temps unis avec Zara White, et Pierre Bachelet est de retour à la musique. Sur ce point, on y gagne largement par rapport aux épisodes précédents.
Mais il n'y a plus beaucoup d'argent pour ce type de production alors finis les voyages, il ne reste qu'un château en France et pas mal de stock-shots.
A propos de stock-shots, lors de scènes de laboratoire, nous voyons un grand nombres d'appareils manipulés, tout sauf du matériel de "réalité virtuelle" mais plutôt des choses spécialisées dans l'audio-visuel, et parmi celles-ci un synthétiseur légendaire, l'EMS Synthy VCS :
Au début, j'ai pensé à un emprunt à un clip de Jean-Michel Jarre (Equinoxe 4) qui en possédait une tripotée, mais les images ne correspondent pas :
Je serais très curieux de connaitre la source de cette image...sachant qu'on a déjà vu de tels synthés dans Confidences d'une petite Culotte.
Pour terminer, l'ami d'Emmanuelle prendra son courage à 2 mains et retrouvera son amour, devenu prix Nobel en passe de recevoir son prix, ce qui vaudra un discours de remerciements des plus enfiévré :

Puis Francis Leroi déclinera la formule à n'en plus finir pour les érotiques du dimanche soir.

samedi 9 mai 2020

Emmanuelle 4 (1983)

Francis Leroi prend le relai à la réalisation sur ce quatrième épisode et la série Emmanuelle a l'allure d'un fantôme.
L'histoire tente la faille dans le quatrième mur puisque que Sylvia Kristel, les pupilles bien dilatées en 1983, incarne Sylvia qui cherche à échapper à l'amour qu'elle a pour Marc au gré des vernissages et petites réception de la bourgeoisie parisienne qui s'emmerde :

Pour y parvenir, elle décide de partir au Brésil se faire intégralement transformer en une nouvelle Emmanuelle. Entrée en scène de Mia Nygren pour reprendre le rôle titre.
Afin de s'assurer de son équilibre psychique face à une opération aussi lourde, elle est suivi par Donna, personnage à l'accent discutable :


En revanche, Déborah Powers qui joue cette psychologue crève l'écran à côté de l'endive chargée de porter le film.
Parmi le casting, on a d'autres surprises comme Fabrice Lucchini dans le rôle d'un magicien, Dominique Troye et Christopher Clark, que l'on peut voir dans une scène hard dans la boue dans la version avec ajouts. Ces ajouts sont d'ailleurs dispensables étant donné le saut de qualité d'image et leur introduction à la sauvage.
Chose amusante, d'ailleurs, j'ai noté 12 photogrammes  de pénétration explicite qui n'ont pas été coupés du montage soft.
Enfin, j'ai cru voir Cathy Menard parmi les figurantes de la première réception au Brésil.
La réalisation d'Emmanuelle 4 donne l'impression d'une facture italienne dans sa photographie, quelque chose dans le genre des Tinto Brass, la sophistication en moins...alors disons, les érotiques de Joe d'Amato. Il y a un petit côté cheap avec ces espèces de transitions animées et la voix off qui ne nous épargne pas la psychologie de boudoir est souvent, très souvent présente, signe de feignantise scénaristique :

Par sa froideur, qu'elle soit ou non intentionnelle, Emmanuelle 4 peut revendiquer le status de navet.
Pour la peine, voici la chanson du film, dégoulinante de violons et de pianos comme le reste de la musique. Preuve que l'on a définitivement tout perdu en passant la quatrième :

jeudi 7 mai 2020

Emmanuelle II (1975)

Silvia Kristel nous revient avec des cheveux plus longs et pour commencer son départ vers Bangkok, troque le cheval contre le bateau. Elle y apprend d'ailleurs les rudiments du code maritime : 


La mise en scène est déplorable par certains moments, erreurs de raccords, les acteurs ont l'air de ne pas trop savoir quoi faire ni où se placer lors des séquences dialoguées. Il faut dire que c'est à nouveau un photographe aux commandes, Francis Giacobetti remplaçant Just Jaeckin et côté musique, ce n'est pas la joie non plus puisque Francis Lai remplace Pierre Bachelet. Nous y perdons tant en puissance mélodique qu'en finesse de choix dans les sons lorsque l'électronique se manifeste :

Ha oui c'est gras, hein ?
Pour le reste, c'est rebelote pour le couplet sur la liberté dans le couple typique de l'époque :

Mais il y a quand même des choses à sauver.
La photo, moins maniérée qu'en 1974, est splendide. C'est l'occasion d'apercevoir la fantastique Laura Gemser pour la première fois. Et la scène dans le Jardin de Jade, bordel local pour les militaires, sort du lot. Elle est composée de splendides tableaux, et c'est ici que l'on pourrait trouver le féminisme invoqué en vain dans le premier film :

Emmanuelle 2 reste tout de même un épisode de Découverte du Monde avec un peu d'érotisme, il voyage beaucoup, comme lors de cette incursion à Bali :


mais finit par n'aller nulle-part.

Et pour vous achever :
Et oui, çà fait mal, hein ?

samedi 26 octobre 2019

L'Eau à la Bouche (1959)



Comédie légère qui a tout d'abord permis à Serge Gainsbourg de présenter une de ses premières chansons :


Le film commence comme il se termine :



4 jeunes bourgeois, probablement de la même famille que Christine Boutin car on compte des frères supposés, des cousins et cousines, se réunissent dans un château de province suite au décès d'une vieille tante pour prendre connaissance de l'héritage.
Lors de la nuit suivant l'ouverture du testament, l'alcool et le désœuvrement aidant, les intrigues amoureuses vont bon train jusqu'à des coucheries sans conséquences.
Si les personnages des héritiers sont sans relief, en revanche, c'est une autre paire de manche du côté des domestiques. César le valet interprété par Michel Galabru et surtout la nouvelle servante, Prudence, jouée par la toute jeune Bernadette Lafont brûle la toile de son assurance et sa volubilité. Un régal.


Et elle a fort à faire face à un César qui ne pense qu'à çà :

Au petit matin, avant un petit drame, tout le monde aura quand même réussi à tirer son petit coup.
Elle est pas belle la vie ?

samedi 29 décembre 2018

Dominations tropicales (1983)

Henri Sala pose sa caméra en Côte d'Ivoire et imagine un institut où les personnes conviées doivent se plier aux instructions de la maîtresse du lieu, sous peine d'être attaché et fouetté, et suivent ses cours d'éducation sexuelle.
C'est donc l'occasion aujourd'hui de découvrir en direct la fellation égyptienne, la grenouille sauteuse :

la tête vicieuse, comment jouer à trou madame, le miroir à 2 faces :

2 intrigues se déroulent dans ce paysage agréable, celle ou Christophe Clark se fait passer pour son jumeau pour reconquérir le cœur de la patronne de l'institut, et celle ou Alban Ceray, puni pour ne pas se plier au règlement et mécontent des services du lieu, tente de s'échapper à l'aide d'un membre du personnel :

Le film est léger, mais le hachache est parfois pénible.


vendredi 18 novembre 2016

Les Délices du Tossing (1982)

Gérard Kikoïne au meilleur de sa forme. Dans les Délices du Tossing, Francine, travaillant pour un service de messagerie rapide revient d'un voyage aux Etats-Unis et fait partager sa découverte du tossing, soit, la façon de rencontrer quelqu'un dans la rue et de s'envoyer en l'air sans un mot après un simple regard.
Un casting en or où le rôle principal et confié à la fantastique Cathy Stewart au service d'un Alban Ceray en pleine forme, dans des scènes de comédies vives et plaisantes :


La photo et les lumières sont sublimes et font preuve d'une très belle composition (l'un des plus beau pornos Français de l'époque que j'ai vu dans le domaine), notamment dans les scène d'intérieur où il n'est pas rare d'avoir plusieurs sources de couleurs différente sur des cibles distinctes.
Pas mal de contre-plongées dans les scènes de baise furtives pour bien appuyer le sentiment d’exigüité et d'état d'alerte.
En plus, le film est très didactique :

Une réussite totale.

vendredi 27 mai 2016

Christa, folle de son Sexe (1979)

Attention, les extraits suivant ne laissent pas vraiment à penser qu'il s'agisse d'un film purement pornographique.
Christa ne veut pas tout de suite :

Alors ces parents vont engager un sexologue pour tenter de la dégourdir, en le faisant passer pour un un cousin éloigné d'Amérique de passage dans la famille :

Et çà va plutôt bien marcher...au point d'ailleurs que le professionnel s'en retrouvera amoureux de sa patiente, mais surtout gêné :

Une fois débarrassé du sexologue,Christa va rattraper le temps perdu, et cela commencera, en fin de film par un Piotr Stanislas qui en fait des tonnes dans la russkofferie :

Et pour lier cette bluette pas bien folichonne, Christa, folle de son Sexe est caviardé de scènes hard où Jean-Pierre Armand fait figure de Nicolas Cage de l'âge d'or du porno français avec pas loin de 3 propositions capillaires différentes (cheveux bouclés puis raide, avec la barbe, et sans...).

vendredi 20 novembre 2015

Adolescentes voyeuses, violées et sodomisées (1986)


Film tellement 2 en 1 qu'on se croirait chez Godfrey Ho. La première source, produite en France, présente une épouse qui regrette de ne pas suivre son mari partouzeur dans ses aventures salaces :


Çà me rappelle une chanson.
S'ensuit une petite sauterie en extérieur avec un sosie de Christophe Aleveque.
La seconde source, produite en Grêce nous fait suivre les aventures de 2 copines qui s'ennuient et sautent sur tout ce qui passe à leur portée, notamment le poissonnier qui vient livrer chez elles :

La dame du début finira par céder et rejoindra son mari dans une partouze finale au montage défiant toute cohérence temporelle.

Pas désagréable.

vendredi 18 septembre 2015

Débutantes nymphomanes pour Messieurs solitaires (1984)

Alban Ceray joue un chauffeur de taxi qui a perdu le goût pour la bagatelle mais au la finesse des murs de son appartement va le replonger dans ses fantasmes de nouveau célibataire :

C'est vraiment la dèche, le porno de l'époque dans son pire minimalisme. Ici l'essentiel des scènes se déroule dans une voiture à l'arrêt, les actrices changent de perruque pour donner l'illusion de la multiplicité.
Ici, on ne s'embarrasse pas d'introduction élaborée, on est presque dans le Hard crad de John Love :

Mais on ne s'embarrasse pas non plus de l'ennui potentiel du spectateur.

samedi 8 août 2015

Dany la Ravageuse (1971)


Celui-là vous pouvez le voir de temps en temps sur les chaîne du câble/satellite payantes et même s'il manque sûrement quelques plans, ne vous privez pas car c'est un régal absolu.
On y suit la pétillante Dany au fil de ses aventures en auto stop, de l'Italie à Paris en passant la la Côte d'Azur sur de bons bouts de la RN7.
Chaque épisode est l'occasion pour Willy Rozier d'aborder un genre toujours différent, de la comédie légère, au trip sado-maso à la Franco en passant par le film de gangster avec une certaine sécheresse dans l'écriture mais beaucoup d'efficacité en dépit de pas mal de faux raccords.
On y retrouve des chansons bien coconnes d'époque : 


Et la gouaille franchouillarde de la comédie navrante :

Le chroniqueur du Bier dénonce les piètres talents d'actrice de Sandra Julien qui interprète Dany...et bien je m'inscris en  faux car j'ai adoré son jeu justement, et rien que la première séquence en Italie avec le conducteur qui fait ses simagrées devant chaque croix pendant que la petite Dany cache son envie de se foutre de sa gueule m'a tout de suite rendu le personnage attachant.
D'ailleurs rien que pour cette séquence vous devez voir ce film : elle se termine en chasse au papillon à poil dans les hautes herbes...Erwin C Dietrich a dû adorer.

dimanche 2 août 2015

Dans les Griffes du Maniaque (1965)

Mon premier Jesus Franco en Noir et Blanc. Le Diabolique Docteur Z (initialement Dans les Griffes du Maniaque) est un policier pop noir à la direction artistique magnifique où la vénéneuse Estella Blain bouffe l'écran en Miss Death, strip-teaseuse vêtue d'une combinaison arachnéenne.
La fille d'un vieux savant qui travaillait sur la découverte de la source physiologique du bien et du mal chez l'homme cherche à venger la mort de son père en transformant Miss Death en machine à tuer les 3 docteurs qui ont réfuté les travaux de son géniteur.

On retrouve également Howard Vernon en première victime, fidèle à France qui lui n'avait pas encore tout a fait découvert le zoom intempestif mais l'utilise déjà lors d'un vif coup de poing drôlement bien découpé.

Même s'il repompe Frankenstein, Caligari, ou Fritz Lang, rien que pour ses images, c'est un classique.