Au fil des visionnements guidés par le Dictionnaire des films français érotiques et pornographiques en 16 et 35 mm, nous allons fermer un peu les yeux et nous délecter de quelques extraits sonores, parfois franchement explicites, revendicatifs, amusant, ridicules mais bien souvent étonnants.
Bonne écoute !
Principe du Hard-Crad oblige, peu de matière sonore pour illustrer cette entrée de Garces en Uniformes. Alain Payet continue d'explorer son proto gonzo, succession de scènes qui vont droit au but, cette fois autour des variations sur quelques uniformes à fantasmes : écolière, pervenches, ...le casting féminin sort des sentiers battus et se montre très enthousiaste :
La pellicule, qui sera l'une des dernières du réalisateur qui finira en vidéo numérique, s'achève sur un jeu de mise en scène qui m'a même fait découvrir la "pipe mexicaine", variation imprécise de la branlette espagnole matinée de fellation régulière. On apprend à tout âge :
Il embarque de force dans la voiture d'une femme et finit par perdre connaissance. Il se réveille dans la maison de celle-ci, elle a choisi de ne pas le dénoncer et même, de fil en aiguille, de coucher avec. Mais elle n'est pas seule dans cette maison, elle partage sa vie avec une autre jeune fille :
Le truand découvre vite les infidélités de cette dernière avec un autre mâle. Il profite de sa position pour monter les habitantes l'une contre l'autre pour, finalement, devenir le pacha des lieux :
Devenant de plus en plus exigeant, les deux lesbiennes décident de couper court à la situation en éliminant froidement le profiteur. Une fois la situation stabilisée, Juliette, la plus jeune, continuera de passer du temps dans les bras de son jeune amant devant Éliane.
Les Garces est une sorte de drame policier encore un peu frileux sur la partie érotique, on sent la volonté du réalisateur d'aller plus loin que ce que la loi ne le permet, mais entre les exigences d'exploitation en regard de de la censure et probablement la frilosité du casting, il faut se contenter d'une chronique froide et un peu impersonnelle d'une situation non conformiste. Pas de sensationnalisme, absence totale d'humour, produit d'une époque entre-deux, les Garces n'est pas si simple à catégoriser.