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samedi 1 août 2026

Les Gauloises Blondes (1988)



Commençons tout d'abord par la réjouissante chanson de générique :

Les Gauloises Blondes représente en quelque sorte la fin de l'époque de la comédie navrante, quelques années avant l'arrivée de l'humour à "l'esprit Canal" au cinéma d'un côté et des films à - trop - gros budget axé autour de comédiens star comme l'irritant Christian Clavier de l'autre.
On retrouve donc dans ce film thématique une suite de scènes suivant le fil rouge de la percée d'une garnison romaine venant annexer un Lutèce de poche, ambiance Astérix légèrement paillard.

Une poignée de figures habituelles du genre en déclin fait l'affiche : Pierre Tornade, Roger Carel, Jackie Sardou, Gérard Hernandez qui nous gratifie d'ailleurs d'un bel accent de merde : 



L'érotomane n'aura pas grand chose à se mettre sous les yeux si ce n'est un magnifique moment de course de nos gauloises complètement nues à l'assaut des légionnaires romains que n'aurait pas renié Erwin C. Dietrich.
Le film se permet quelques mouvements de grue et un peu de décors qui laissent à penser qu'il y avait quand même un peu d'argent à la production et, sous ses airs de pochade un peu idiote, délivre ses moments de critique sociale avec l’émergence du Mouvement de Libération des Gauloises en devenir : 



et un message anti-religieux de bon aloi :

samedi 25 avril 2026

La Garçonne (1935)



Dans ce drame de mœurs de l'entre deux guerres, une jeune femme qui faisait sa vie au calme près de sa tante à la campagne se voit dépêchée par ses parents pour un mariage, qu'elle devine rapidement être un mariage d'affaire.



Le coup va capoter et elle décide de poursuivre sa route en totale indépendance, se lançant dans une entreprise de décoration et, dégoûtée des mœurs légères de la bourgeoisie, se cherche sentimentalement et sexuellement.

La Garçonne repose essentiellement sur les épaules de sont actrice principale, Marie Bell, excellente en tout point malgré l'écart d'âge avec le personnage qu'elle est sensée incarner. Quelque soient les situations traversées, l'innocence, la lassitude, la toxicomanie et le déclin, elle est tout du long extrêmement charismatique en regard des autres personnages joués par des acteurs qui en font parfois un peu trop.

Ce genre de film est également l'occasion de numéros de chants en rapports avec la rébellion des femmes qui ne croient plus en l'amour, Edith Piaf, à l'époque très jeune, en tête : 

 


 Ainsi que Suzy Solidor dans son unique rôle au cinéma : 


 

samedi 14 février 2026

Gamins de Paris (1992)



Jean-Daniel Cadinot nous fait son évocation d'un Paris des chambres de bonne fantasmé et çà marche plutôt bien. Il joue principalement sur les costumes et les décors d'une certaine époque et surtout s’appuie sur des chansons réalistes :

Poussant même l'évocation jusqu'au sous-Brassens :

Il est donc ici question d'un petit jeunot qui monte à la capitale retrouver sa sœur dont la profession reste non clairement établie. Toujours est-il qu'il doit gagner sa croûte quitte à poser pour un peintre libidineux.

Promiscuité, pauvreté, dialogues à cheval entre la fraîcheur de l'adolescence et la franchise du peuple :


Même si la façon de filmer les scènes pornographiques est très différente, moins stylisée, on retrouve dans Gamins de Paris quasiment la même approche qu'a pu avoir Mario Salieri en évoquant l'Italie des campagnes, de la guerre, puis de la mafia.

samedi 3 janvier 2026

Gamines Expertes (1978)


Il faut croire que la période et surtout la présence de Marylin Jess au casting amenait les distributeurs à passer complètement à côté du sujet de leurs films dans l'attribution des titres, pourvu que le spectateur comprenne bien qu'il y aurait à l'écran de très jeunes actrices. Et c'est dommage dans le cadre de ces Gamines Expertes car le thème de la plante aphrodisiaque ramenée à la maison puis utilisée pour débaucher quiconque se retrouve en sa présence à force de gros sons synthétiques était un bon démarquage de l'habituel film d'initiation :

Alors les scènes s'enchaînent dans un défilé d'accents de merde : 




On fait un peu d'éducation entre membres de belle-famille : 



Jusqu'à l'inévitable partouze.
Le montage des scènes pornographiques dans la version vue parait inachevé, Maryline Jess n'a pas été ici mise forcément en valeur, la faute à des angles de vue et une photo maladroite, et on note dans cette bande une forme de fixation sur le fait de faire s'introduire tout ce qui passe dans la chatte de ces dames et demoiselles : saucisson, micro, manche d'ustensile de cuisine, chicha...
Jean-Paul Bride tient un rôle et assure au moins une scène mais nous le retrouvons bien moins loquace qu'il ne le sera par la suite.

samedi 27 décembre 2025

Gamine en Chaleur (1979)



Sans grand intérêt pour le spectateur lambda, Gamine en Chaleur est en revanche une pièce de choix pour tout documentaliste pornophile qui se respecte. Tourné sous le pseudonyme de Robert Xavier, Jean Rollin bénéficie sur le plateau d'une des toutes premières apparences de Marylin Jess.

Tout d'abord la chanson du générique est un pur nectar :



La trame est malheureusement bien fine puisque la nouvelle actrice incarne une jeune nièce étudiante privée de sortie par ses bourgeois d'oncle et tante qui pourtant ne se gênent pas pour se donner du bon temps derrière leurs airs engoncés. Elle va alors bénéficier de l'aide de la domestique, la fantastique Cathy Stewart pour mettre en place un système de chantage lui permettant d'arriver à ses fins :



Une fois tout cela mise en place, on sent bien que le duo Bouyxou/Rollin est en rade d'inspiration et l'équipe standard du porno français déboule dans l'appartement pour une interminable partouze.

Ne manque à l'affiche qu'Alban Ceray et nous noterons un Dominique Avelyne tout en détachement en train de mâcher son chewing-gum regardant vaguement ce qu'il se passe à gauche et à droite en limant nonchalamment. Heureusement, il y a quand même un voire deux clous du spectacle tout d'abord lorsque débarque Marc, en fait Didier Humbert, le petit ami de Marylin Jess à l'époque et ce sera l'occasion de sa seule authentique scène de sodomie pour celles et ceux que çà intéresse : 



Mais également, et là c'est plus étonnant, une fois tout ce beau monde repus de baise, une petite bouffe s'improvise et nous voyons débarquer dans le champs au milieu des acteurs encore à poil non seulement Jean Pierre Bouyxou mais surtout Jean Rollin, réputé à l'époque pour être un peu mal à l'aise ou timide lors des tournages de ses films pornographique ne pas lésiner cette fois-ci sur le pelotage de petite nouvelle.

 

samedi 20 décembre 2025

Galia (1965)



Galia, une jeune femme venue chercher la vie à Paris en quittant Étretat s'ennuie. Il n'y a plus d'aventure, juste une liberté qui ne lui sert à rien. Un soir, elle sauve une femme qui se jette dans la scène et trouve enfin de quoi s'occuper. Nicole, la suicidaire, est une femme qui n'existe plus aux yeux de son mari. Les deux décident alors de faire croire à la réelle disparition de Nicole pendant le la sainte-bernarde ira s'enquérir de la réaction de Greg, mari volage, diamantaire superficiel au charme pourtant imparable :

De la fraîcheur, une agréable légèreté l'ont doit entièrement à la présence de Mireille Darc dans cette réalisation de George Lautner permet de passer un très bon moment à suive cette intrigue conduite par une voix off un peu facile mais qui se tait à Venise, lorsque les choses deviennent vraiment sérieuses. Cette voix off change de ton au retour au pays.
Pas réellement d’érotisme dans ce Galia, quelques nudité furtives seulement. Un des ami de Greg fait figure de pur requin, prédateur bien dégueulasse.

Et une musique pleine de Doudoudoudou caractéristique de l'époque : 



vendredi 12 décembre 2025

Les Galettes de Pont-Aven (1975)



M'sieur Heni Serin (comme un serin) est représentant en parapluie dans le Nord-Est de la France entre Normandie et Bretagne, c'est même un as dans son domaine :

Seulement, sa vie domestique l'ennuie, alors il fait des extras pour se ressourcer, parce que Monsieur est un amoureux, un drogué du postérieur ferme, épanoui :



Mais il tombe sur un os au détour d'une rencontre avec un peintre aussi ouvert que bourru qui partage volontiers sa canadienne de passage : 



Le représentant tombe bêtement amoureux, s’enfuit avec sa conquête qui, un jour disparait. Alors c'est la descente, il devient la figure du peintre alcoolique notoire du coin.

Quelques remarques à propos de petit classique flottant du cinéma français des années 70 traversé par les tirades extraordinaires de Jean-Pierre Marielle.

Les Galettes de Pont-Aven est une occasion de voir des villes de province encore en vie, avec des commerces qui tournent, bien avant la transformation de la socio-géographie du pays en France moche.

Le film réserve aussi une belle surprise pour les pornophiles lorsque que M'sieur Serin découvre qu'en son absence, sa femme se fait bourrer par Jacques Gateau, presque désolé de la situation.

Enfin, cette réalisation de Joël Séria se termine sur une énorme similarité avec son autre œuvre majeure, Mais ne Nous Délivrez pas du Mal, dans lequel on retrouve également la merveilleuse Jeanne Goupil, en l’occurrence un beau moment de théâtre communal que voici :

 


 

samedi 25 octobre 2025

Gaëlle, Malou…et Virginie (1977)



Film soft (Les Maîtresses de Vacances) passé en hard via de nombreux plans rajoutés trois ans plus tard, Gaëlle, Malou…et Virginie suit Tim, étudiant en vacances chargé de donner un soutien scolaire à ses deux cousines dans la grande propriété de sa grand-mère à Fontainebleau :


Babillages de saintes-nitouches pas si innocentes, rendez-vous torrides avec l'épicière dans l'arrière-boutique, même si le jeune homme passe son temps à faire la gueule, les vacances se passent pour le mieux, sa bande de copains venant même se rapprocher de lui en compagnie d'une Marie-Christine manifestement insatiable.

Un bal masqué est organisé dans la maison de campagne, une chanson démarre, vite coupée par le montage qui n'a pas que çà à foutre, en 1977, il faut montrer du cul : 

 


De par sa nature composite, Gaëlle, Malou…et Virginie, c'est aussi le porno qui fait apparaitre des noms de l'univers "traditionnel". Chantal Ladesou au bal masqué, Laurent Voulzy à la musique (et en poster), et l'acteur principal, Yves Collignon, systématiquement doublé pour les plans hard.

Un film aussi à cheval entre la peinture d'une adolescence légère, insouciante, qui n'hésite pas à y aller de sa technique foireuse pour draguer ce qui passe : 

 


et une pornographie déjà bien corsée.

vendredi 7 mars 2025

Les Filles de Malemort (1973)



Un film vaguement fantastique vaguement érotique au romantisme morbide tout en flashback.

Un couple pris par l'orage et réfugié dans une demeure bourgeoise commence à lire l'histoire d'un vieux châtelain gâteux et vicelard hébergeant sa fille et de la cours très restreinte de servants qui complote autour de lui pour savoir où il aurait planqué son magot.
L'ambiance est à la série rose disposant d'une patine fort cinématographique...ou plutôt à la série rouge d'ailleurs, tant le directeur photo abuse de filtres pour un résultat parfois intéressant.
Le rythme est lent, il y a quelques saillies qui maintiennent l'éveil notamment dans la description d'une vie de château ennuyeuse rompue par le passage à table qui a des airs de cuisine des mousquetaires :

Puis arrive l'inconnu qui va bouleverser le jeu dans la mesure où l'héritière qui se mangeait le jardinier jusqu'à présent jette son dévolu sur le nouveau venu, rebattant les cartes des intrigues.
La solution au mystère est dans la chanson : 



Michel Blanc compte parmi les figurants mais il faut s'accrocher pour le capter.

Les filles de Maldemort nécessite quand même d'être bien réveillé, bien disposé avant de se laisser traverser.

vendredi 27 septembre 2024

La Fille à la Fourrure (1977)



Film très surprenant de Claude Pierson versant dans le surnaturel poétique. Un homme fait enterrer sa femme ayant trouvé la mort auprès de son amant, dans le cercueil il tient à ce qu'elle soit parée de son manteau de fourrure puis se console rapidement avec la fille qui prenait soin de la défunte.
Mais dès le lendemain, la disparue lui apparait  :

En fait d'hallucinations, nous découvrons qu'une entité extra-terrestre a pris possession du cadavre et, comme d'autre nouveaux venus sur la planète, envisagent de la coloniser. En attendant, mon bon vieil Alban se retrouve grimé en alien (ho, juste du bleu autour des yeux) et se voit apprendre un peu de l'anatomie humaine sur la musique sublime d'Eric Satie : 



Entre une traque et une fascinante scène de cérémonie se terminant en partouze de morts-vivants d'une certaine poésie (et hop, on fait la toupie), les envahisseurs font état de leur grand plan : 



Si l'on fait abstraction de quelques maladresses, comme le fait de confondre OVNI et ET ou Alien, ou bien cette voix monotone un peu abusive, la Fille à la Fourrure est à voir sans hésitation pour se changer des films d'initiation de jeunes bourgeoises fraîchement mariées. Là, elles sont déjà mortes.

 

vendredi 10 novembre 2023

Femmes (1982)



Film érotique new-age surfant sur la fin de la vague esthétique initiée par David Hamilton et Just Jaeckin, Femmes livre rapidement sa pompeuse note d'intention sur fond de musique à la Vangelis trop cuit :


Helmut,voyageur solitaire, arrive sur une île peuplée de femmes et retrouve Alexandra qu'il avait laissée. Il est juste de passage mais Léa, la fille d'Alexandra a bien grandi.

Le bonhomme est pas mal présomptueux : 


Tout au long du film, on philosophe dans les grandes lignes, on s'interroge sur sa raison d'être : 


Je ne peux pas m'empêcher de penser que BHL a dû surkiffer un film aussi porté sur le narcissisme bon chic bon genre.
Notre Helmut est du genre à promouvoir l'ouverture des shakra par apposition de la bite, mais il a quand même des principes : 


Je vous épargne la chanson de fin. Visuellement, il pourrait y avoir de belles choses pour peu que l'on soit sensible au style et à certains physiques juvéniles, mais c'est noyé dans tellement de manières que Femmes gâche le plaisir.

lundi 14 août 2023

La Femme-Bourreau (1968 - 1969)


Paris, fin des années 60, une femme jugée responsable des meurtres de prostituées est condamnée à mort. Pendant ce temps, un ancien de la guerre d'Algérie inquiété par des lettres de menaces rencontre une inspectrice lors de sa déposition. Les assassinats reprennent. Les deux vont disserter sur la viabilité de la peine de mort, l'enquête continue.

Une voix-off glaciale lit le bilan des victimes et appuie le déroulement de la vie des personnages :

La Femme-Bourreau,reposant techniquement sur l'école de la Nouvelle Vague est émaillé de chansons qui respirent la joie : 



Caméra portée, noir et blanc très contrasté et putain mais que Claude Merlin joue mal ! C'est une torture. L'action est délayée à l'extrême et se conclut dans une tirade psychanalytique poussive : 

 


68 minutes comme çà, vous pouvez vous l'épargner.

mercredi 17 mai 2023

Le Fauteuil 47 (1937)



Comédie de mœurs très agréable à suivre, le Fauteuil 47 prend place autour d'une célèbre actrice de théâtre mère depuis une vingtaine d'année, dont l'amant du moment fait faux bond. Elle décide de se rattraper en cherchant à rencontrer un spectateur assidu  :

La nature et l'époque du film impliquent forcément quelques chansons :

La présence de Raimu à l'affiche en ancien mari professeur de gymnastique élève encore le niveau de la comédie : 



Et çà marivaude à tout va entre la mère, la fille à qui est finalement présenté le Fauteuil 47 qui la mariera (la jeune fille se montre alors insupportable une fois la bague au doigt) et le baron qui occupait ledit fauteuil sans y être invité au moment de détresse de l'actrice et qui deviendra son amant officiel, du moins le temps de tout dénouer. Oui, il faut suivre. En tout cas tout est fait avec précision : 



jeudi 10 novembre 2022

Extrêmes Sévices (1984)



Extrême Sévice, c'est du porno qui débite. Sur fond de souvenirs évoqués par une princesse qui se livre à la prostitution depuis chez elle :

Les scènes s'enchainent entrecoupées de passages au théâtre érotique où se joue une chanson digne d'un dessin animé des années 80 : 


Les acteurs ne font preuve d'aucune sobriété dans le jeu, notamment celui de cette femme de général insatiable :

Les jeux de rôle ont la part belle :


Pas instant de répit pour le pornophile. Le montage est fait au couperet mais le jeu sur l'échelle de plan des scènes hard est efficace. Les acteurs ne sont pas les premiers couteaux du genre pour l'époque mais cette production de consommation courante remplit parfaitement son objectif. D'autant qu'au détour d'une mission de dépucelage d'une des travailleuse, on y fait quelques révisions de philosophie :


Alors de quoi se plaint-on ? Bon d'accord, je ne suis pas sûr qu'il ait dit çà Confucius.

samedi 7 mai 2022

Exhibition 79 (1979)


4 ans après le succès du premier épisode, Jean-François Davy retrouve Claudine Beccarie pour voir comment sa vie a évoluée. Il croise et interview également Richard Lemieuvre (Richard Allan) et 2 autres couple de la nouvelle génération d'acteurs porno, Dominique Troyes (Marylin Jess), Catherine Greiner (Cathy Stewart) et leur petit ami respectif de l'époque. Il est d'ailleurs dommage qu'aussi peu de place leur soit donnée dans ce long-métrage. Par ailleurs, le montage, essayant d'assurer une continuité thématique au fil des interviews, est un peu abrupte mais Davy sait laisser parler :

Chacun des intervenants n'échappe pas par exemple à la question du rapport entre la pornographie et la prostitution : 


Comme pour les épisodes précédents, Beccarie assure le spectacle avec sa franchise et sa gouaille toute personnelle qui n'est pas sans mettre mal à l'aise Richard Lemieuvre lorsqu'ils partagent le micro devant le réalisateur : 


Ne serait-ce que pour entendre cette langue, voir un peu de Paris, un peu de l'Anjou et la fraîcheurs de Dominique et Catherine à l'époque, ce troisième volet est un vrai plaisir à voir.

Reste la question de cette horrible musique d'ouverture reprise lors de la scène où Claudine Beccarie attire le chaland au strip-tease de fête foraine digne des comédies navrantes de la même époque :



vendredi 21 janvier 2022

Exaspération Sexuelle (1976)



Ne vous fiez pas au titre original du film, Exaspération  sexuelle respire la joie et l'entrain, plein de jeux de mots idiots et de personnages idéalistes:

Une poignée de cover girls en ont marre d'être les dindonnes de la farce de la révolution sexuelle et décident de monter leur mouvement de libération :

Bien qu'elles aient en tête de choisir leurs partenaires et de ne plus se les faire imposer, leurs actions les ramèneront malheureusement à la case départ forcées qu'elles seront de marchander leur corps notamment pour des publicités.

Les filles sont belles, le ton est enlevé et léger malgré la musique presque angoissante, expérimentale, drone, pendant les scènes de sexe, et même celle de la grande partouze : 

Mais il plane sur Exaspération Sexuelle l'influence d'Erwin C. Dietrich producteur suisse, bien qu'il ne soit pas crédité et son acteur fétiche, Erik Falk qui ne peut s'empêcher de faire une démonstration de Kata la bite à l'air comme dans Rolls Royce Baby de Jesus Franco et un soupçon de l'esprit Hara Kiri lors des scène de photo publicitaire et d'une manière générale dans le ton de la révolte toujours vouée à se faire enterrer par les fumier qui ont le fric, donc le pouvoir : 

vendredi 20 août 2021

L'Étreinte (1968)



l'Étreinte est d'un ennui mortel et j'ai bien du mal à vous en parler tant il m'a été pénible de le voir jusqu'au bout.
L'intrigue est conventionnelle, une fille prude de la campagne vient postuler pour devenir servante aux services d'un jeune bourgeois désœuvré. Et celui-ci va avoir à cœur de la dresser à la façon de...bon de toute façon la référence est explicite :

Et la musique n'aide pas, comme vous l'aurez remarquer. L'actrice qui joue la bonne a l'air complètement perdue. S'il fallait noter une chose remarquable dans ce film c'est à quel point il joue du placement produit pour le Cognac Monnet.


samedi 12 juin 2021

L'Été Meurtrier (1982)


La présence de l'été Meurtrier dans le Bier semble avoir fait débat car il est vrai qu'il ne s'agit que d'un drame émanent du respectable cinéma français où les actrices sont quelques fois complètement à poil. Ce n'est pas le premier dans le genre et la frontière est floue de savoir si les scènes dénudées y sont une fin en soi ou non...tout dépend si la communauté accepte d'être pris pour des imbéciles.

Enfin, en tout cas le film ne commence pas très bien avec ce procédé paresseux qu'est l'emploi de voix off : 


Mais on verra plus tard que quelques personnages auront droit à la parole dans ce mode. La jeune Éliane se traîne une sale réputation, et le trentenaire Pin-pon aimerai bien monter dans le train qui semble avoir coutume de lui passer dessus :  

De fil en aiguille, il arrivera a mettre la séduire, mais il s'avère que c'est plutôt elle qui viendra le chercher. Parce qu' Éliane a une grosse fêlure, et un plan pour la colmater.

Depuis Brigitte Bardot, mais c'est devenu flagrant dans les années 80, on a vu se développer ce que j'appelle les films "de frangine". Avec une jeune actrice qui fait la moue, fait des caprices, se met de temps en temps à poil pour assurer le remboursement de l'avance sur recette du CNC, exprime son mal-être et tente de le résoudre en une heure et demie. Du cinéma de festival de films d'auteur acceptable mais avec un peu de cul quand même pour qu'on en parle.

Mais ne boudons pas notre plaisir, les acteurs sont réellement bons, l'histoire se suit avec intérêt, Alain Souchon est touchant de naturel et Adjani est magnifique. Et c'est aussi le genre de film qui fait du bien à regarder car il n'insulte pas l'intelligence du spectateur, il y a d'ailleurs quelques saillies qui font mouche : 

Et une chansonnette  d'Yves Montand : 



jeudi 11 février 2021

Erotico Blues (1981)


Difficile de suivre cette histoire où 2 femmes à la cuisse légère louent leurs services à un maître chanteur. L'une d'elles se fait parfois un petit extra avec le jardinier à l'accent...à l'accent : 

Cette dernière aide sa nièce, perturbée car précédemment victime d'un viol, à rependre confiance en elle et à rencontrer l'amour, ce qui arrive assez vite. D'ailleurs le nouveau soupirant devine que l'univers où évolue la jeune Marina n'est pas fait pour elle et il vient l'arracher in extremis d'une partouze familiale.

Erotico Blues excelle dans l'art de l'ellipse et des scènes qui ne vont pas toujours à leur terme.

Il faut également se farcir le même thème musical qui tourne en boucle et finit par rendre fou.

Et pour conclure, même s'il se passe beaucoup de choses durant ces 75 minutes et que les acteurs y mettent du leur pour être convaincants, l'ensemble est ruiné par des doubleurs qui en font des tonnes :

vendredi 5 février 2021

L'Epave (1949)


Drame passionnel et populaire d'après-guerre. Perrucha, jeune immigrée se retrouve dans le Sud de la France et pour survivre, elle veut faire ce qu'elle fait de mieux et ce qu'elle aime faire, chanter et danser. Pour cela elle doit passer les entretiens de rigueur :
Elle finit par être convoitée par un riche monsieur qui s'éprend d'elle, mais difficile d'attraper la perruche : 

Le regard et le corps de la belle croisent ceux du meilleur plongeur sous-marin du chantier naval. Ces premières rencontres, surexpliquées par une voix off dont on aurait pu se passer sont l'occasion de savourer l'ambiance des cabarets toulonnais et d'écouter quelques chansons d'époque :

Mais le plongeur sans trop de moyens va jusqu'à risquer sa vie pour faire bouillir la marmite, à l'occasion d'un coup qui le forcera à rester éloigner du foyer bien trop longtemps. Lasse et attirée par une vie de célébrité, Perrucha finit par céder à l'offre du vieux, qui la maison et démarre une carrière nationale.

Lors d'une date à Toulon quelques années plus tard, c'est l'heure des règlement de compte : 

Même si tout cela ne vole pas bien haut, il faut admettre que le couple d'acteurs principaux sont rayonnants et assurent à merveille leur rôle.

La fin dramatique est bien amère et ambigue :