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vendredi 3 novembre 2023

La Femme-Spectacle (1964)



S'il on doutait que Claude Lelouch fut un imbécile réactionnaire, La Femme-Spectacle en apporte la preuve flagrante. A côté de çà, un tel film ferait passer Michel Sardou pour un baba-cool hétéro-flexible.

Deux ans après Mondo Cane, Lelouch s'empare de la formule Mondo et la lie à sa sauce cinéma vérité pour écorner les femmes qui ont choisi de vivre autrement. on se demande dès le départ ce que Jean Yann vient foutre dans cette galère :

Il me suffirait ensuite de prendre n'importe minute de commentaire en voix off pour illustrer cet article tellement chaque réflexion tient de la plus triste connerie et du jugement à brûle-pourpoint, le plus ébahissant étant sans doute celui qui introduit les travestis :


Entre 2 séquences parfois jouée, les intervenants sont interviewés par le caméraman, ou le réalisateur, instillant un savoureux malaise. Lors de la rencontre avec la jeune strip-teaseuse par exemple, Lelouch par ses questions semble presque regretter que la fille ne soit pas une petite salope vu son activité. Pas de bol, mon gars, elle est communiste, retourne dans les jupons de De Gaulle, tu n'es pas prêt pour Mai 68 :


Pour une rare fois, Christophe Bier dans son dictionnaire loue presque la censure d'avoir fait interdire le film. Je pense que c'est une erreur car cela l'a rendu dur à voir par le passé et il est important de connaître son existence, son contenu pour de savoir de quoi il retourne lorsque l'on considère son réalisateur.

samedi 27 novembre 2021

Eva et l'Amour…sous toutes ses Formes (1976)


Eva, jeune fille au pair hollandaise (j'aurais dit anglaise étant donné l'accent) :
 

Passe à la casserole pour la première fois dans les bras du frère de madame :
 

C'est le début d'une initiation qui la fera rencontrer Rézy (Sylvia Bourbon) la voisine libertine qui les observe, mais Eva se pense amoureuse d'Antoine, son premier et a bien du mal à accepter la pratique de l'amour libre.

Les échanges se font dans tous les sens, c'est le cas de le dire puisque Antoine, pour provoquer la jeunette, couche avec sa propre sœur devant elle : 

Mais pour rabibocher tout ce monde, une grande partouze est organisée chez Rézy à l'occasion de laquelle non seulement un jeu amusant est organisé : 


 

mais c'est aussi une fête où de multiples sexualités sont célébrée entre échangistes homo, hétéro et trans dans un maelstrom aux prises de vue pas des plus réussies dans cet éternel appartement à escalier hélicoïdale, mais qui fait bien plaisir à voir si l'on déplore l'extrême segmentation des productions des 40 années qui ont suivi la sortie de ce film.

mardi 26 octobre 2021

Étudiantes à Sodomiser (sans Limites) (1984)


Porno minimal de John Love où l'état des forces en présence nous est donnée dès la première minute par la biais d'une voix off :

Monsieur Duperreux, joué par Étienne Jaumillot ne donnera pas de sa personne cette fois ci dans cette succession de scènes majoritairement lesbiennes entrecoupées d'intermèdes où l'on voit Michele/Micheline effectuer un quelconque rituel dans l'obscurité aidé d'un crâne en plastique.

La dernière scène où il/elle parvient à sucer la bite de Piotr Stanislas lors de la traditionnelle partouze finale laisse à penser qu'il/elle est exaucé(e).

Plus soporifique que réellement hypnotique.

mercredi 12 mai 2021

Et il voulut être une Femme…(1977)


"Venez voir Miss France se faire sodomiser!", "Regardez un travesti se faire lubrifier de derrière à l'huile de vidange!", au cours de sa carrière Michel Ricaud a beaucoup tablé sur la racole pas toujours de bon goût pour attirer le chaland avide de curiosité pornographique tel un forain du début du siècle dernier (ou la famille Lesoeur et leur firme Eurociné). Pourtant dans Et il voulu être une Femme...s'il fait à nouveau le bateleur nous invitant à payer le prix du ticket pour entrer voir le quotidien d'un transexuel et sa transformation:
 

son affaire est ambivalente. En tous cas il montre plus de sincérité et d'attention qu'à l'accoutumée.
Au-delà des moments choc comme l'opération et les témoignages roublards comme celle du collègue de la pompiste transsexuelle : 

ou le moment à la limite de la malhonnêteté qui recueille les impressions d'un acteur de film pornographique qui pensait avoir tourné sa scène avec une vraie femme (s'agit-il d'un montage ou bien a-t-il été abusé par le réalisateur ?) : 

Ricaud a pu capturer des instants de parole rares et sans fard, témoins de l'évidente confiance qu'il a su installer avec Elysa, la transsexuelle au centre du documentaire qui raconte son enfance au Brésil, son arrivée et France et sa démarche qui mène à l'opération. Il y a également cette rencontre avec une coiffeuse qui rapporte ses difficultés quand à sa condition et son rapport au marché du travail dans une interview puissante dans un Français qui fait du bien à entendre : 

samedi 4 avril 2020

Éducation Anglaise (1982)


Avant de produire Dressage que j'avais bien aimé mais trouvé un peu sombre, un peu austère, Jean-Claude Roy a réalisé cet Éducation Anglaise à mon sens plus stimulant tant pour son érotisme léger (la scène du bain à l'eau chaude avec l'homme à tout faire qui reluque est magique) que pour sa façon presque inquiétante d'illustrer les pratiques du sado-masochisme qui ont court dans cette école où sont laissées les filles de bonne famille dont les parents veulent oublier l'existence dans cette France de la fin des années 30 commençant à être en proie au spectre de la Collaboration.
On suit l'arrivée de Sylvie, dont le père s'est donné la mort après avoir assassiné sa femme dans les bras d'un amant. L'oncle ayant récupéré cette encombrante gamine, il l'abandonne aux bons soins d'une école aux méthodes très rigoureuses. Il faut dire qu'à la base, l'oncle est un individu cynique et jouisseur :


Au fil de l'intégration de Sylvie dans l'école et de la description des turpitudes des pensionnaires qui passent le temps et se donnent du plaisir comme elles le peuvent, arrive une lectrice, amie de la directrice. Il s'agit en fait d'un homme en cavale interprété par un Jean-Claude Dreyfus très flippant dès sa première apparition de nuit dans le dortoir des filles.
Les malheurs de Sylvie iront en s'empirant, la directrice et son amant étant friands des supplices infligés aux jeunes innocentes. Un sale destin pour elle :

Jusqu'au jour où elle se retrouvera seule dans les bras de Georgina/Georges pendant que la directrice est en voyage à Paris, et là, les choses vont se retourner en sa faveur.
Éducation Anglaise est à la fois froid et lumineux, Jean-Claude Dreyfus est fascinant et tout le reste de la distribution assure le travail, on y croise même Brigitte Lahaie en servante pète-sec qui finira virée à coups de pompe dans le cul.
Chaque scène a une ambiance différente mais prégnante, parfois étouffante, souvent stimulante. Un des meilleurs films érotiques français qu'il m'ait été donné de voir.

samedi 18 janvier 2020

L'Ecole des petites Baiseuses (1976)


Ce film est également trouvable sous le nom de 2 Slips ami-ami en VHS. Signé Jean Pardaillan, on retrouve en fait Alain Payet à la réalisation.
Dominique vit avec sa femme et sa jeune belle sœur sous le même toit. Inévitablement, il va craquer pour cette dernière et se retrouvera un peu perdu dans la façon de gérer cette situation sentimentale.
Le jour de son anniversaire, de nombreux convives se retrouve et l'ambiance s'échauffe jusqu'à tourner à la partouze générale : 

Il est à noter que le Bier, indique que dans cette cette, Gabriel Pontello se retrouve à sucer et se faire prendre par Carmelo Petix.
Après enquête auprès de Maître Bier (et merci à lui), il s'avère qu'il s'agit d'une erreur et que l'acteur est en fait le dénommé KIM, déjà avec Carmelo Petix dans "Véronique, nique, nique". Il porte ici la perruque portée par Pontello dans Véronique, nique nique, et d'autre part, Kim porte un bouc dans l'autre film.
Le voici ici dans la scène de partouze :
Ce moment de libertinage ne plait pas à la jeune Frédérique qui se sauve et semble ne plus vouloir voir Dominique.
Alors Dominique souffre...mais n'oublie pas de se faire pomper le dard :

Alain Payet n'avait peut-être pas encore entamé le genre sous l'approche Hard-Crad à l'époque (pas ou peu de dialogue, les films étant considérés comme des enchaînements de scènes de sexe direct), et c'est bien dommage car on s'ennuie devant cette Ecole des petites Baiseuses.
D'un côté c'est l'occasion de faire un peu de tourisme à Paris l'année de ma naissance, mais d'un autre, les scènes de baise entre Dominique Aveline et Cathy Stewart sont interminable enrobées qu'elles sont dans un écrin scénaristique très culcul la praline.


lundi 2 juillet 2012

Les Brésiliennes du Bois de Boulogne (1984)


Et vous pensiez que les comédies de Max Pécas touchaient le fond ?
Alors avec Les Brésiliennes du Bois de Boulogne, descendons une marche pour se rapprocher de John Waters.

Ce film avait été distribué par les films Jacques Leitienne et on y retrouve d'ailleurs Daniel Derval l'éternelle folle aussi vu dans Belles Blondes et Bronzées, en directeur de cabaret transformiste.

Cette comédie donne à voir quelques vrais travestis brésiliens d'époque et suit le frère de l'un d'eux à la recherche d'une vie meilleure en France.
Les travailleurs du coin n'hésitent pas à organiser un petit carnaval local :


tandis que le traitement du thème du maquerautage ne fait pas dans la dentelle :



A voir