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vendredi 5 février 2021

L'Epave (1949)


Drame passionnel et populaire d'après-guerre. Perrucha, jeune immigrée se retrouve dans le Sud de la France et pour survivre, elle veut faire ce qu'elle fait de mieux et ce qu'elle aime faire, chanter et danser. Pour cela elle doit passer les entretiens de rigueur :
Elle finit par être convoitée par un riche monsieur qui s'éprend d'elle, mais difficile d'attraper la perruche : 

Le regard et le corps de la belle croisent ceux du meilleur plongeur sous-marin du chantier naval. Ces premières rencontres, surexpliquées par une voix off dont on aurait pu se passer sont l'occasion de savourer l'ambiance des cabarets toulonnais et d'écouter quelques chansons d'époque :

Mais le plongeur sans trop de moyens va jusqu'à risquer sa vie pour faire bouillir la marmite, à l'occasion d'un coup qui le forcera à rester éloigner du foyer bien trop longtemps. Lasse et attirée par une vie de célébrité, Perrucha finit par céder à l'offre du vieux, qui la maison et démarre une carrière nationale.

Lors d'une date à Toulon quelques années plus tard, c'est l'heure des règlement de compte : 

Même si tout cela ne vole pas bien haut, il faut admettre que le couple d'acteurs principaux sont rayonnants et assurent à merveille leur rôle.

La fin dramatique est bien amère et ambigue :

samedi 6 juin 2020

L'Empire des Sens (1976)


 
Le temps a passé après le petit scandale qu'a fait l'Empire des Sens à sa sortie et sa présentation à Cannes. La littérature sur son sujet,les analyses et une magnifique ressortie récente ont permis de confirmer que le film de Nagisa Oshima est bien un chef d’œuvre et pas seulement une attraction pour encanailler les bourgeois de la croisette dans les années 70.
Il relate l'histoire (vraie mais librement adaptée) de Abe Sada, ancienne prostituée reconvertie en domestique qui s'éprend de son nouveau patron. Mais d'une part, il est difficile de faire table rase de son passé :

Et d'autre part, Abe est atteinte d'une affection qui la rend avide de sexe :


Eréthistique..voilà, on apprend de nouveaux mots dans Erotruculence
Et ce désir permanent va l'emmener au bout de son mal, à savoir étrangler Kichizo jusqu'à la mort avec son consentement pour le sentir raidir plus possible en elle et finir par lui trancher les organes génitaux afin de toujours les avoir avec elle.
La version Française, contrairement à celle de l'Empire de la Passion passe bien.
Même s'il est lent, le film est magnifique, passionnant dans sa description du glissement vers l'inconcevable.
Jamais Eros n'aura été aussi bien main dans la main avec Thanatos sur un écran :


mardi 2 juin 2020

L'Empire de la Passion (1978)


Réalisé 2 ans après l'Empire des Sens, Nagisa Oshima décide de lever le pied sur les scènes sexuelles explicites dans cette adaptation du récit Dossier sur le Meurtre de Gisaburo, Conducteur de Pousse-pousse. Ici la Femme du conducteur en question se fait draguer par Toyoji, soldat démobilisé et finit par craquer, son mari alcoolique passant son temps libre à boire :


Les deux adultères décident de se débarrasser du mari, mais une fois le forfait accompli et le corps balancé dans un puy, Seki ne tarde pas à voir apparaitre le fantôme de la victime de plus en plus régulièrement.
Pour les besoins de ce blog, j'ai dû regarder le film en version Française, et je dois avouer que certains points de doublages sont déconcertant lorsque l'on est habitué à voir les films asiatiques dans leur loangue d'origine, notamment quand Bugs Bunny vient d'inviter pour enquêter sur la disparition du conducteur de pousse-pousse :


Mais le film reste intéressant à suivre avec sa mise en scène parfaite et sa photo magnifique. Il permet de suivre les deux amants dans leur fièvre quasi suicidaire, qui les emmène au châtiment qu'ils ont tant redouté :


De la scène de retour au puits au final sanglant, l'Empire de la Passion se clôt magistralement.

mardi 31 janvier 2012

L'amour (1968)


Quel film pénible que l'Amour de Richard Balducci.
L'histoire est d'une ennuyeuse banalité :
on s'aime, on se marie, on a un enfant, des problèmes, je m'en vais, tu me manques, je reviens, tout va bien.
 Il faut se supporter plus de 3/4 d'heure de mièvreries de ce type :




Et, en toute logique, le masque tombe dès l'accouchement :


Et l'ensemble est tellement prude...
Mais le plus horrible, c'est qu'au générique de fin, on pense que la torture est terminée, et là, c'est le coup de grâce, Charles Aznavour !

mercredi 29 juin 2011