samedi 19 septembre 2026

Les Gicleuses (1978)



Production Anne-Marie Tensi, les Gicleuses est un porno bien pénible à parcourir à l'image de ce simple échange  :

Tout est fait par-dessus la jambe. Montage erratique (on ne sait jamais qui est entré et sorti des lieux où se déroulent les actions et certains personnages apparaissent en dépit de toute logique), rien qui ne puisse stimuler de quelque sorte que ce soit dans ce qui est proposé dans le cadre et le doublage en fait des méga-caisses : 



La patience du spectateur n'est jamais récompensée et la torpeur domine. Un peu comme ces filles qui finissent inexplicablement par reprendre le dessus sur des soi-disant violeurs en série bien mous : 



Assommant.

samedi 5 septembre 2026

Gicle-moi partout (1982)



Le titre VHS "Secte en Chaleur" est bien plus approprié à cette bande étant donné que tout commence par justement une secte de trois mâles en attente de libération charnelle  :

Une fois le service SOS Zizi arrivé sur place, le métrage se résume à une fastidieuse partouze dans une maison de classe moyenne supérieure. Ces messieurs sont contents : 



Mais le spectateur, s'il a pu à un moment se libérer de sa tension dort depuis longtemps. La version vue en VHS compte 52 minutes contre les 75 annoncées par le Bier, il manque peut-être une scène de french-cancan masculin qui aurait pu ajouter un peu d'animation au milieu de ce marasme.

samedi 29 août 2026

Gestes interdits (1980)

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samedi 1 août 2026

Les Gauloises Blondes (1988)



Commençons tout d'abord par la réjouissante chanson de générique :

Les Gauloises Blondes représente en quelque sorte la fin de l'époque de la comédie navrante, quelques années avant l'arrivée de l'humour à "l'esprit Canal" au cinéma d'un côté et des films à - trop - gros budget axé autour de comédiens star comme l'irritant Christian Clavier de l'autre.
On retrouve donc dans ce film thématique une suite de scènes suivant le fil rouge de la percée d'une garnison romaine venant annexer un Lutèce de poche, ambiance Astérix légèrement paillard.

Une poignée de figures habituelles du genre en déclin fait l'affiche : Pierre Tornade, Roger Carel, Jackie Sardou, Gérard Hernandez qui nous gratifie d'ailleurs d'un bel accent de merde : 



L'érotomane n'aura pas grand chose à se mettre sous les yeux si ce n'est un magnifique moment de course de nos gauloises complètement nues à l'assaut des légionnaires romains que n'aurait pas renié Erwin C. Dietrich.
Le film se permet quelques mouvements de grue et un peu de décors qui laissent à penser qu'il y avait quand même un peu d'argent à la production et, sous ses airs de pochade un peu idiote, délivre ses moments de critique sociale avec l’émergence du Mouvement de Libération des Gauloises en devenir : 



et un message anti-religieux de bon aloi :

lundi 13 juillet 2026

Les Gardiennes du Pénitentier (1980)


Film de femmes en prison résultant d'un bidouillage dont la firme Eurociné avait le secret. A la base, il y a une réalisation de Jesus Franco, que l'on retrouve d'ailleurs à l'image sous le sobriquet d'oncle Jess  :

L'histoire mixe chasse aux ex nazi en Amérique du Sud et évasion d'un trio de femmes. Le tout entrecoupé de scènes de la vie quotidienne et d'intrigues parallèles sur la gestion de cette prison, en tout cas il faut s'accrocher.

Lorsque les 3 héroïnes se font la malle, la traditionnelle directrice sadique y va de son petit sermon : 



Mais les punitions sont bien légères ici. Alors on s'ennuie, et les détenues parfois craquent et se racontent leur vie : 



Aucun réel intérêt à passer du temps devant cette bande finalement. Hop, aux archives et qu'elle n'en sorte plus.

samedi 16 mai 2026

Garçonnières très spéciales (1981)



Contrairement aux garçonnières de son titre, ce film n'a rien de spécial. Un couple libertin de Paris s'expatrie aux États-Unis et l'homme confie la clé de sa garçonnière à son pote tandis que sa conjointe fait de même avec la femme de ce même pote. Entre les deux appartements, une paroi miroir sans tain sépare les chambre attenantes. Mais les heureux bénéficiaires ne sont pas au courant de cette particularité. Il faut dire que Madame s'ennuie un peu, Monsieur étant tellement pris par son travail :

Tout cela est d'une banalité bourgeoise confondante. On rejoint en quelque sorte l'habituel film d'initiation, ou plutôt d'éveil à grand renfort de jeu de rôles avec des représentants de passage :



Puis quand les époux se retrouvent pour partager la découverte de la supercherie voyeuriste, tout est pour le meilleur : 

Holàlà, ils sont trop fous !
Festival des macroplans sans imagination et éjaculations au lait concentré sont au morne programme.

samedi 25 avril 2026

La Garçonne (1935)



Dans ce drame de mœurs de l'entre deux guerres, une jeune femme qui faisait sa vie au calme près de sa tante à la campagne se voit dépêchée par ses parents pour un mariage, qu'elle devine rapidement être un mariage d'affaire.



Le coup va capoter et elle décide de poursuivre sa route en totale indépendance, se lançant dans une entreprise de décoration et, dégoûtée des mœurs légères de la bourgeoisie, se cherche sentimentalement et sexuellement.

La Garçonne repose essentiellement sur les épaules de sont actrice principale, Marie Bell, excellente en tout point malgré l'écart d'âge avec le personnage qu'elle est sensée incarner. Quelque soient les situations traversées, l'innocence, la lassitude, la toxicomanie et le déclin, elle est tout du long extrêmement charismatique en regard des autres personnages joués par des acteurs qui en font parfois un peu trop.

Ce genre de film est également l'occasion de numéros de chants en rapports avec la rébellion des femmes qui ne croient plus en l'amour, Edith Piaf, à l'époque très jeune, en tête : 

 


 Ainsi que Suzy Solidor dans son unique rôle au cinéma :