samedi 29 août 2026

Gestes interdits (1980)



Gestes interdits (Les Seins en Feux en VHS avec la faute qui s'impose) est assez représentatif de la tournure industrielle que prenait déjà la production pornographique française de cette époque : 3 actrices, 3 acteurs et 2 clowns (le taxi et Carmelo Petix en voisin travesti exaspéré), un appartement et une trame prétexte simplissime pour enchaîner les scènes de baise.

3 hôtesses de l'air sont en escale à Paris, c'est la grève des aiguilleurs alors elles occupent un appartement d'emprunt et pour faire passer le temps, se décident à réaliser leur fantasme après une partie de gigot à l'ail. A chacune sont archétype masculin pour sa partie de jambe en l'air : le barman, le clochard bien vulgos : 



eEt l'aveugle et muet. Le tout se concluant comme le veut la traduction par une partouze avant la fin de la grève et le retour au travail. Reste quand même une sexualité joyeuse et franche, ou l'urolagnie et les éjaculations vaginales contrebalancent l'absence de moyens de l'entreprise. Le doublage en fait aussi des caisses, mais il fallait cela pour motiver le spectateur en salle à l'époque de sa sortie :



samedi 1 août 2026

Les Gauloises Blondes (1988)



Commençons tout d'abord par la réjouissante chanson de générique :

Les Gauloises Blondes représente en quelque sorte la fin de l'époque de la comédie navrante, quelques années avant l'arrivée de l'humour à "l'esprit Canal" au cinéma d'un côté et des films à - trop - gros budget axé autour de comédiens star comme l'irritant Christian Clavier de l'autre.
On retrouve donc dans ce film thématique une suite de scènes suivant le fil rouge de la percée d'une garnison romaine venant annexer un Lutèce de poche, ambiance Astérix légèrement paillard.

Une poignée de figures habituelles du genre en déclin fait l'affiche : Pierre Tornade, Roger Carel, Jackie Sardou, Gérard Hernandez qui nous gratifie d'ailleurs d'un bel accent de merde : 



L'érotomane n'aura pas grand chose à se mettre sous les yeux si ce n'est un magnifique moment de course de nos gauloises complètement nues à l'assaut des légionnaires romains que n'aurait pas renié Erwin C. Dietrich.
Le film se permet quelques mouvements de grue et un peu de décors qui laissent à penser qu'il y avait quand même un peu d'argent à la production et, sous ses airs de pochade un peu idiote, délivre ses moments de critique sociale avec l’émergence du Mouvement de Libération des Gauloises en devenir : 



et un message anti-religieux de bon aloi :

lundi 13 juillet 2026

Les Gardiennes du Pénitentier (1980)


Film de femmes en prison résultant d'un bidouillage dont la firme Eurociné avait le secret. A la base, il y a une réalisation de Jesus Franco, que l'on retrouve d'ailleurs à l'image sous le sobriquet d'oncle Jess  :

L'histoire mixe chasse aux ex nazi en Amérique du Sud et évasion d'un trio de femmes. Le tout entrecoupé de scènes de la vie quotidienne et d'intrigues parallèles sur la gestion de cette prison, en tout cas il faut s'accrocher.

Lorsque les 3 héroïnes se font la malle, la traditionnelle directrice sadique y va de son petit sermon : 



Mais les punitions sont bien légères ici. Alors on s'ennuie, et les détenues parfois craquent et se racontent leur vie : 



Aucun réel intérêt à passer du temps devant cette bande finalement. Hop, aux archives et qu'elle n'en sorte plus.

samedi 16 mai 2026

Garçonnières très spéciales (1981)



Contrairement aux garçonnières de son titre, ce film n'a rien de spécial. Un couple libertin de Paris s'expatrie aux États-Unis et l'homme confie la clé de sa garçonnière à son pote tandis que sa conjointe fait de même avec la femme de ce même pote. Entre les deux appartements, une paroi miroir sans tain sépare les chambre attenantes. Mais les heureux bénéficiaires ne sont pas au courant de cette particularité. Il faut dire que Madame s'ennuie un peu, Monsieur étant tellement pris par son travail :

Tout cela est d'une banalité bourgeoise confondante. On rejoint en quelque sorte l'habituel film d'initiation, ou plutôt d'éveil à grand renfort de jeu de rôles avec des représentants de passage :



Puis quand les époux se retrouvent pour partager la découverte de la supercherie voyeuriste, tout est pour le meilleur : 

Holàlà, ils sont trop fous !
Festival des macroplans sans imagination et éjaculations au lait concentré sont au morne programme.

samedi 25 avril 2026

La Garçonne (1935)



Dans ce drame de mœurs de l'entre deux guerres, une jeune femme qui faisait sa vie au calme près de sa tante à la campagne se voit dépêchée par ses parents pour un mariage, qu'elle devine rapidement être un mariage d'affaire.



Le coup va capoter et elle décide de poursuivre sa route en totale indépendance, se lançant dans une entreprise de décoration et, dégoûtée des mœurs légères de la bourgeoisie, se cherche sentimentalement et sexuellement.

La Garçonne repose essentiellement sur les épaules de sont actrice principale, Marie Bell, excellente en tout point malgré l'écart d'âge avec le personnage qu'elle est sensée incarner. Quelque soient les situations traversées, l'innocence, la lassitude, la toxicomanie et le déclin, elle est tout du long extrêmement charismatique en regard des autres personnages joués par des acteurs qui en font parfois un peu trop.

Ce genre de film est également l'occasion de numéros de chants en rapports avec la rébellion des femmes qui ne croient plus en l'amour, Edith Piaf, à l'époque très jeune, en tête : 

 


 Ainsi que Suzy Solidor dans son unique rôle au cinéma : 


 

samedi 11 avril 2026

Le Garçon près de la Piscine (1986)



Un Jean-Daniel Cadinot mineur vite expédié. Un jeune homme s'emmerde et consulte les annonces pour se trouver un mec à se mettre sur la queue. Appels téléphoniques, inanité de la conversation :

Puis il reçoit une collection de pastilles à mettre dans sa piscine et le fantastique s’immisce le temps de faire apparaitre un étalon à chaque issue d'effervescence. Les scènes de sexe s'enchaînent avec monotonie sans réelle cohérence ni volonté de construire quoi que ce soit d'autre autour ce cette maigre trame.

lundi 30 mars 2026

Garces en Uniformes (1988)



Principe du Hard-Crad oblige, peu de matière sonore pour illustrer cette entrée de Garces en Uniformes. Alain Payet continue d'explorer son proto gonzo, succession de scènes qui vont droit au but, cette fois autour des variations sur quelques uniformes à fantasmes : écolière, pervenches, ...le casting féminin sort des sentiers battus et se montre très enthousiaste  :

La pellicule, qui sera l'une des dernières du réalisateur qui finira en vidéo numérique, s'achève sur un jeu de mise en scène qui m'a même fait découvrir la "pipe mexicaine", variation imprécise de la branlette espagnole matinée de fellation régulière. On apprend à tout âge :