samedi 17 octobre 2026

Les Gloutonnes (1973)



Jess Franco donne avec les Gloutonnes dans la fantaisie mythologique polissonne croisée de sauts d'époque en époque qui se répondent tant bien que mal. Version charcutée et étendue de Les Aventures érotiques de Maciste dans l'Atlantide, tout commence à l'époque contemporaine, Alice Arno se prélassant langoureusement à la lecture d'un roman d'Anticipation lorsque son esprit vagabond est rappelé à une légende :

S'ajoutent à ces aller/retours entre la lecture de la blonde et les péripéties de Maciste quelques sauts à l'époque de la renaissance où un Cagliostro magicien joué par le fidèle Howard Vernon a bien du mal à voir dans ses boules, peu aidé par un homme de main concupiscent : 



Étonnant de voir Franco s'adonner un peu à la gauloiserie, cela nous change des habituels mystères érotico-psychanalytiques filmés en bord de mer toujours un peu déprimants.
Les quelques points intéressants qui méritent la patience du spectateur cultivé en matière de film sexy tiennent dans le montage d'un alors très jeune Gérard Kikoïne, et la tâche a dû être ardue pour faire tenir le tout de manière à peu près cohérente (quoi qu'encore, il reste pas mal de trous dans la raquette de la comprenance), et enfin, une scène où Alice Arno tripote et pompe un dard sans qu'il ne s'agisse d'un caviardage. Surprenant. Bien entendu, 1973 oblige, il ne s'agit pas encore de pure pornographie hardcore et le membre reste flasque dans la bouche et les mains d'Arminda. Je ne sais pas comment l'acteur a tenu le coup.

samedi 3 octobre 2026

Glissements progressifs du Plaisir (1973)



Une femme qui joue avec une autre plus jeune qu'elle est retrouvée assassinée d'un coup de ciseau dans la poitrine. Alice, la jeune amante est incarcérée dans une maison de détention religieuse pour y être interrogée et retracer les évènements, les rapports qui la liaient à la victime entre vénalité, haine, amour et prostitution. Les inquisiteurs de corps de métiers variés ont tous plus ou moins une fêlure, à commencer par le magistrat instructeur interprété par Michael Lonsdale  :

Expérimental et surréaliste,ce film d'Alain Robbe-Grillet met un point d'honneur à respecter au moins une de ces deux règles dans le déroulement des dialogues : laisser passer deux plombes avant chaque réplique ou bien partir en association lacanienne du plus piteux effet :



Par chance, Anicée Alvina, l’interprète d'Alice est suffisamment pétillante pour maintenir l'attention et, établissement religieux oblige, les représentants de l'institution ont aussi leur moment critique : 




Considérant qu'il est possible de voir ce film dans de bonnes conditions de nos jours et profiter de sa photo froide mais magnifique, celles et ceux qui ont pu traverser l'Année dernière à Marienbad pourront apprécier ces Glissements progressifs du Plaisir, les autres auront quand même intérêt à s'accrocher.

Enfin, je me demande s'il n'y aurait pas une étude comparée à faire entre ces essais érotiques de Robbe-Grillet et les deux derniers films de Nicolas Winding Refn.

samedi 19 septembre 2026

Les Gicleuses (1978)



Production Anne-Marie Tensi, les Gicleuses est un porno bien pénible à parcourir à l'image de ce simple échange  :

Tout est fait par-dessus la jambe. Montage erratique (on ne sait jamais qui est entré et sorti des lieux où se déroulent les actions et certains personnages apparaissent en dépit de toute logique), rien qui ne puisse stimuler de quelque sorte que ce soit dans ce qui est proposé dans le cadre et le doublage en fait des méga-caisses : 



La patience du spectateur n'est jamais récompensée et la torpeur domine. Un peu comme ces filles qui finissent inexplicablement par reprendre le dessus sur des soi-disant violeurs en série bien mous : 



Assommant.

samedi 5 septembre 2026

Gicle-moi partout (1982)



Le titre VHS "Secte en Chaleur" est bien plus approprié à cette bande étant donné que tout commence par justement une secte de trois mâles en attente de libération charnelle  :

Une fois le service SOS Zizi arrivé sur place, le métrage se résume à une fastidieuse partouze dans une maison de classe moyenne supérieure. Ces messieurs sont contents : 



Mais le spectateur, s'il a pu à un moment se libérer de sa tension dort depuis longtemps. La version vue en VHS compte 52 minutes contre les 75 annoncées par le Bier, il manque peut-être une scène de french-cancan masculin qui aurait pu ajouter un peu d'animation au milieu de ce marasme.

samedi 29 août 2026

Gestes interdits (1980)

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samedi 1 août 2026

Les Gauloises Blondes (1988)



Commençons tout d'abord par la réjouissante chanson de générique :

Les Gauloises Blondes représente en quelque sorte la fin de l'époque de la comédie navrante, quelques années avant l'arrivée de l'humour à "l'esprit Canal" au cinéma d'un côté et des films à - trop - gros budget axé autour de comédiens star comme l'irritant Christian Clavier de l'autre.
On retrouve donc dans ce film thématique une suite de scènes suivant le fil rouge de la percée d'une garnison romaine venant annexer un Lutèce de poche, ambiance Astérix légèrement paillard.

Une poignée de figures habituelles du genre en déclin fait l'affiche : Pierre Tornade, Roger Carel, Jackie Sardou, Gérard Hernandez qui nous gratifie d'ailleurs d'un bel accent de merde : 



L'érotomane n'aura pas grand chose à se mettre sous les yeux si ce n'est un magnifique moment de course de nos gauloises complètement nues à l'assaut des légionnaires romains que n'aurait pas renié Erwin C. Dietrich.
Le film se permet quelques mouvements de grue et un peu de décors qui laissent à penser qu'il y avait quand même un peu d'argent à la production et, sous ses airs de pochade un peu idiote, délivre ses moments de critique sociale avec l’émergence du Mouvement de Libération des Gauloises en devenir : 



et un message anti-religieux de bon aloi :

lundi 13 juillet 2026

Les Gardiennes du Pénitentier (1980)


Film de femmes en prison résultant d'un bidouillage dont la firme Eurociné avait le secret. A la base, il y a une réalisation de Jesus Franco, que l'on retrouve d'ailleurs à l'image sous le sobriquet d'oncle Jess  :

L'histoire mixe chasse aux ex nazi en Amérique du Sud et évasion d'un trio de femmes. Le tout entrecoupé de scènes de la vie quotidienne et d'intrigues parallèles sur la gestion de cette prison, en tout cas il faut s'accrocher.

Lorsque les 3 héroïnes se font la malle, la traditionnelle directrice sadique y va de son petit sermon : 



Mais les punitions sont bien légères ici. Alors on s'ennuie, et les détenues parfois craquent et se racontent leur vie : 



Aucun réel intérêt à passer du temps devant cette bande finalement. Hop, aux archives et qu'elle n'en sorte plus.