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samedi 20 décembre 2025

Galia (1965)



Galia, une jeune femme venue chercher la vie à Paris en quittant Étretat s'ennuie. Il n'y a plus d'aventure, juste une liberté qui ne lui sert à rien. Un soir, elle sauve une femme qui se jette dans la scène et trouve enfin de quoi s'occuper. Nicole, la suicidaire, est une femme qui n'existe plus aux yeux de son mari. Les deux décident alors de faire croire à la réelle disparition de Nicole pendant le la sainte-bernarde ira s'enquérir de la réaction de Greg, mari volage, diamantaire superficiel au charme pourtant imparable :

De la fraîcheur, une agréable légèreté l'ont doit entièrement à la présence de Mireille Darc dans cette réalisation de George Lautner permet de passer un très bon moment à suive cette intrigue conduite par une voix off un peu facile mais qui se tait à Venise, lorsque les choses deviennent vraiment sérieuses. Cette voix off change de ton au retour au pays.
Pas réellement d’érotisme dans ce Galia, quelques nudité furtives seulement. Un des ami de Greg fait figure de pur requin, prédateur bien dégueulasse.

Et une musique pleine de Doudoudoudou caractéristique de l'époque : 



jeudi 13 mars 2025

Les Filles du Camping (1981)



Alain Payet s'essaye à la comédie franchouillarde et on ne peut pas dire que cela lui réussisse. C'est les vacances pour Albert le parisien, comme pour des milliers d'autres :

Avec sa caravane, il prend deux filles en stop et direction le camping où il va faire les frais de sa gentillesse. Successions de gag poussifs et de mini sketchs étirés au-delà du raisonnable comme celui du restaurant où le réalisateur endosse la tenue de serveur :

 

Les scènes pornographiques sont en revanche intégrées sans faire plus de casse dans un métrage déjà mal en point, dans le sens où l'on a pas affaire à des inserts tirés d'autres bobines mais bien d'une certaine continuité si l'on omet le décor "intérieur tente" pas complètement vraisemblable. Seulement, il faut se farcir les situations voulues comiques mais pénibles.

 

vendredi 7 mars 2025

Les Filles de Malemort (1973)



Un film vaguement fantastique vaguement érotique au romantisme morbide tout en flashback.

Un couple pris par l'orage et réfugié dans une demeure bourgeoise commence à lire l'histoire d'un vieux châtelain gâteux et vicelard hébergeant sa fille et de la cours très restreinte de servants qui complote autour de lui pour savoir où il aurait planqué son magot.
L'ambiance est à la série rose disposant d'une patine fort cinématographique...ou plutôt à la série rouge d'ailleurs, tant le directeur photo abuse de filtres pour un résultat parfois intéressant.
Le rythme est lent, il y a quelques saillies qui maintiennent l'éveil notamment dans la description d'une vie de château ennuyeuse rompue par le passage à table qui a des airs de cuisine des mousquetaires :

Puis arrive l'inconnu qui va bouleverser le jeu dans la mesure où l'héritière qui se mangeait le jardinier jusqu'à présent jette son dévolu sur le nouveau venu, rebattant les cartes des intrigues.
La solution au mystère est dans la chanson : 



Michel Blanc compte parmi les figurants mais il faut s'accrocher pour le capter.

Les filles de Maldemort nécessite quand même d'être bien réveillé, bien disposé avant de se laisser traverser.

samedi 27 août 2022

Extases Anales (1984)



Le bruit des essuie-glaces lorsque l'on essuyait ses lunettes était devenu un gag récurent dans le milieu des routiers et des taxi d'Eure-et-Loir pendant tout le seconde moitié des années 80. Et cela venait d'Extases Anales alias Dallax 2 (Dallax en Bavière) dont la VHS était très souvent en évidence sur les tourniquets des stations services de l'époque. Je savais à quoi la blague faisait référence, mais je n'avais encore jamais vu le film. Aujourd'hui, je peux confirmer qu'il méritait sa petite renommée parce que même s'il est dénué de moyens (2 pauvres chambres voûtées, une salle à manger et un faux bureau), Extases Anales fait honneur à la série qu'il pastiche avec entrain.

On y retrouve les personnage principaux, JK le méchant, Roby qui ne comprendra jamais rien :

Et çà magouille autant que possible. D'ailleurs que faisait Héléna ?


Ha ben voilà, et JK de s'en donner à cœur joie dans le vice et la veulerie pour un porno mettant la fessée et la sodomie à l'honneur. La parodie bénéficie aussi la présence d'un Christopher Clark encore vert. Puis comme l'indique son sous-titre, ce n'est pas au Texas que l'intrigue se joue, mais bien dans la province la plus folklorique de l'Allemagne, gastronomie comprise : 


 

Une bonne tranche.

jeudi 23 avril 2020

Embrochez-moi par les deux Trous (1981)


Quelle joie de pouvoir enfin voir ce film.
Diffusé à l'époque sur Canal + sous le titre Maud, je n'étais pas en âge de le regarder mais il m'avait l'air très enlevé, et j'avais même lu que certaines scènes avaient été supprimées à l'occasion (celle de la masturbation avec une carotte, au minimum).
Et effectivement, Embrochez-moi par les deux Trous tient presque ses promesses, il commence avec Monsieur, chef d'entreprise en mal d'idée d'affaires et pas très porté sur la chose, au lit avec Madame, chaude comme une lapine :

Et en fait de carotte, Fifi s'en met justement une dans la chatte dans la scène suivante. Finesse dans les transitions.
Puis arrive le nouveau cuisinier de la maison, joué par l’inénarrable Jacques Gâteau dans un de ses meilleurs rôle de cabotin, le pied à fond sur la pédale de l'accent belge de merde : 

Collaro n'est pas loin...
Quoi qu'il en soit, le film baigne 75% de son temps dans le champs lexical de la bouffe, et c'est grâce à la cuisine aphrodisiaque du cuistot que le boss a une idée qui sauvera ses affaires :


On est chez Baudricourt (Jean-François Davy) et on échappe pas à quelques monologues érotiques très littéraires avant le passage à l'action. On regrette également une très longue partouze au milieu qui vient un peu plomber le métrage.
Notons au casting Cathy Ménard ici nommée Cathy Deschamps, même dans le Bier, ainsi que Dominique Aveline qui y a aussi de son accent improbable :


On sent quand même l'excellente ambiance qui devait régner sur le plateau de tournage.
Et c'est qui le plus fort ?

vendredi 3 janvier 2020

L'Ecole de l'Amour (1981)

Belle variation sur l'Ecole des Femmes réalisées par Claude Pierson :

Beaucoup de comédie servie par des acteurs qui tiennent la route parmi lesquels, ho joie, Jack Gatteau dans le rôle principal.
Le ton est léger, le sexe est jovial au point qu'on en assiste aux répliques sûrement les plus amusantes du porno français du début des années 80 :

Mika par exemple avec son côté Anémone dans le Père Noël est une Ordure est un délice à écouter et à regarder.
Truculent !

mardi 25 décembre 2018

Doigts vicieux, Culottes déchirées (1984)

Celui-là, vous le trouverez sous le titre de "Fantasmes de Femmes", il s'agit d'une collaboration franco-allemande et c'est l'occasion de voir des physiques (des acteurs/actrices) un peu différents et un abord des scènes hard un peu plus direct dans les pratiques. Mais c'est malheureusement au détriment de la bande son puisque les acteurs français sont doublés, et c'est par exemple un massacre pour la voix de Jacques Gatteau.
C'est d'autant plus étonnant qu'arrivé dans le château où ces dames peuvent passer des vacances à voir leur fantasmes assouvis, Dagobert, l'armure qui bande en ouvrant le casque est doublée par la vraie voix de ...Richard Allan, lui-même présent, mais doublé par un autre acteur !

Le film ayant largement les pieds dans les années 80, on y retrouve Cathy Ménard, qui donne toujours l'impression de faire la tronche ou un peu plus sévère, mais avec des cheveux plus longs et  un peu plus de bouteille et çà lui va finalement plutôt bien.
En tout cas, on ne s'ennuie pas dans ce château, la paillardise est au rendez-vous même dans la cuisine :

et Michel Jean tente le clin d’œil au cinéma d'épouvante...même s'il confond Dracula et Frankenstein, on ne lui en veut pas, profitons de la bonne humeur, de la générosité et des bonnes intentions !

samedi 8 décembre 2018

Dr Jekyll et les Femmes (1980)

C'est très personnel, mais plus le temps passe et plus le cinéma, période érotique, de Borowczyk me passionne.
Comme dans ses autres essais, le réalisateur, avant tout décorateur, fait appel à une photographie pleine de particules, laiteuse mais pas forcément hamiltonienne. Non, il y une façon d'exploiter la diffraction de la lumière bien à lui.
Il revisite ici le roman de Robert-Louis Stevenson et comme souvent plante son action dans une grande maison bourgeoise et observe les personnages archétypaux qui l'occupent ou viennent le visiter : un riche scientifique dilettante (Udo Kier, qui d'autre !?), un curé, un général, un docteur interprété là par un Howard Vernon éblouissant. Alors on débat, de la science, de la religion, de la politique :

Peu de nudité en vérité, mais tout est très beau, jusqu'à la froideur de l'autopsie d'une victime de Mr Hyde :

Et même la musique, synthétique, à base de drones et de manipulation de bandes parfaitement utilisée lors de la séquence de la baignoire où à l'issue de la transformation, on voit en sortir l'inquiétant Gérard Zalcberg dans un parfait silence :

Tout cela contribue à faire de Dr Jekyll et les femmes une expérience sensorielle très forte.

vendredi 9 décembre 2016

Délires Sodos (1987)

Film à sketches de Pierre B.Reinhard d'un niveau de connerie rarement atteint pour notre plus grand plaisir.
Rien que l'introduction nous plonge dans les souvenirs plus sombres des années Collaro

Puis les scènes s'enchaînent, entrecoupées de dialogue en off où le réalisateur/narrateur remplit les interludes d'un grand n'importe quoi, le summum étant atteint lors de l'introduction de la scène de double anale :




On croirait tout ceci sorti des messages à caractère informatif.
Enfin, l'une des dernières interventions de Reinhard sonne comme un aveux d'échec :

Néanmoins, le porno est agréable et les scènes de sexe semblent être tournées dans une bonne humeur communicative. C'est toujours çà de pris.

vendredi 5 février 2016

Les bonnes Suceuses (1979)

Voilàle genre de film où j'ai vraiment du mal à sélectionner des extraits sonores tant il est riche en matière et voyons tout de suite pourquoi.
De Michel Ricaud (réalisateur), je n'avais que la vision des films vidéos souvent vus sur Canal comme Attention fillettes, et j'avais vaguement vu quelques-une de ses saloperies antérieures. Mais là, nous avons un morceau de choix entre les oreilles.
Cela commence tout d'abord par une amusante séance tantrique :

Et puis débarque l'élément réjouissant qui va nous accompagner tout au long du métrage : la voix off, qui résume ici la situation de l'ensemble :

Mais au moment de la partouze centrale (oui, là il y a une partouze finale..et une centrale), ce n'est plus une voix off mâle qui nous accompagne mais une seconde, féminine cette fois :

Les bonnes Suceuses est traversé de scènes forcément plus corsées, réalisation de Ricaud dans ces années là oblige, parmi lesquelles on compte un fumage de cigare parfaitement décrit, au cas où le ne comprendrait pas ce qu'il se passe à l'écran :

La mise en place d'un tonneau de vin humain :

et tout cela se conclura de façon bien abrupte sur une auto-fellation.
Bref, peut être pas forcément un film à voir, mais son écoute est indispensable !

dimanche 18 janvier 2015

Les Croqueuses (1973)


En attendant de mettre les yeux sur la version complète des Croqueuses, de Jesus Franco, et s'assurer que l'on ne rate rien, contentons nous du montage soft avec une intrigue insérée qui passe souvent sur les chaînes câblées : la Comtesse Perverse.
Variation sur le thème des Chasses du Comte Zaroff, il convoque Howard Vernon (également co-scénariste) et la costaude Alice Arno pour le couple d’aristocrates cannibales qui traquent la jouvencelle sur le terrain que leur offre leur île isolée. La prochaine proie est incarnée par Lina Romay, bien sûr.
Franco abuse des grands-angles et contre-plongées, insufflant une sensation de bizarrerie au sein d'une villa à l'architecture biscornue. De l'autre côté de la mer, un couple de serviteurs rabat la viande à venir.
Belle image pas trop lent pour du Franco de l'époque. Le jeu des acteurs est un peu poussif, à moins que cela ne soit dû au doublage forçant le trait au-delà du raisonnable.
Un avant-goût :

La suite :