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vendredi 23 février 2024

Femmes Vicieuses (1974)


Un journaliste playboy fait le barbeau auprès de ses potes et de ses collègues :

Au point de faire expatrier à Pointe-à-Pitre un de ses collègues qu'il a rendu cocu.
Bref la vie s'écoule dans la beaufitude la plus totale, bagnole de sport et coups d'un soir entre couilles : 


Mais voilà qu'un jour notre gars tombe sur un os en la personne d'une belle bourgeoise blonde mariée et fidèle. Il a beau se mentir, n'ayant pas ce qu'il veut, Lantier broie du noir:


Il va donc monter un stratagème visant à pervertir le mari de la dame, à un point où ils s'accorderont pour échanger leurs femmes le temps d'une soirée, le journaliste ayant toujours une donzelle à prêter sous la main, en l’occurrence, l'apprentie actrice pas bêcheuse. Mais si la femme convoitée accepte difficilement le deal à la seconde tentative, elle n'en retourne pas moins au bercail.

Film érotique bien misogyne à l'origine, Femmes Vicieuses a plus tard été exploité caviardé de scènes pornographiques intégrées n'importe comment, même pas au même ratio avec un doublage sans rapport à l'image non plus.

Combiné à un niveau de phallocratie hors du commun dans les dialogues et la morale, je me demande si on ne tiendrait pas là un authentique nanar.

samedi 12 décembre 2020

Entre aussi par Derrière...(1979)



Michel Baudricourt/Caputo a du laisser son chat jouer sur le banc de montage avec les bobines de La Donneuse de Pallardy et quelques une de ses propres films porno tellement le caviardage de l'original par les scènes explicites se fait en dépit du bon sens.

Donc, pour l'essentiel, se reporter à la chronique de La Donneuse (dont je vais mettre les players à jour)  mais en point remarquable des scènes hard d'Entre aussi par Derrière...une scène avec un jack Gatteau tout frisé (c'est le Nicolas Cage de l'âge d'or du porno français, ma parole) et un accent....pied noir ?

samedi 9 mai 2020

Emmanuelle 4 (1983)

Francis Leroi prend le relai à la réalisation sur ce quatrième épisode et la série Emmanuelle a l'allure d'un fantôme.
L'histoire tente la faille dans le quatrième mur puisque que Sylvia Kristel, les pupilles bien dilatées en 1983, incarne Sylvia qui cherche à échapper à l'amour qu'elle a pour Marc au gré des vernissages et petites réception de la bourgeoisie parisienne qui s'emmerde :

Pour y parvenir, elle décide de partir au Brésil se faire intégralement transformer en une nouvelle Emmanuelle. Entrée en scène de Mia Nygren pour reprendre le rôle titre.
Afin de s'assurer de son équilibre psychique face à une opération aussi lourde, elle est suivi par Donna, personnage à l'accent discutable :


En revanche, Déborah Powers qui joue cette psychologue crève l'écran à côté de l'endive chargée de porter le film.
Parmi le casting, on a d'autres surprises comme Fabrice Lucchini dans le rôle d'un magicien, Dominique Troye et Christopher Clark, que l'on peut voir dans une scène hard dans la boue dans la version avec ajouts. Ces ajouts sont d'ailleurs dispensables étant donné le saut de qualité d'image et leur introduction à la sauvage.
Chose amusante, d'ailleurs, j'ai noté 12 photogrammes  de pénétration explicite qui n'ont pas été coupés du montage soft.
Enfin, j'ai cru voir Cathy Menard parmi les figurantes de la première réception au Brésil.
La réalisation d'Emmanuelle 4 donne l'impression d'une facture italienne dans sa photographie, quelque chose dans le genre des Tinto Brass, la sophistication en moins...alors disons, les érotiques de Joe d'Amato. Il y a un petit côté cheap avec ces espèces de transitions animées et la voix off qui ne nous épargne pas la psychologie de boudoir est souvent, très souvent présente, signe de feignantise scénaristique :

Par sa froideur, qu'elle soit ou non intentionnelle, Emmanuelle 4 peut revendiquer le status de navet.
Pour la peine, voici la chanson du film, dégoulinante de violons et de pianos comme le reste de la musique. Preuve que l'on a définitivement tout perdu en passant la quatrième :

samedi 24 octobre 2015

A nous les petites Salopes (1981)

 A l'écoute de la musique du générique d'A nous les petites Salopes, on se dit que l'on est devant une comédie franchouillarde navrante:


Et bien presque. Agnès et Nadia, 2 caissières ont laissé tomber leur job pour partir à l'aventure urbaine. C'est même l'occasion d'un cours étymologique sur une nouvelle pratique de nomadisme :

...c'est du Russe ! Bref on suit les 2 filles (Mika incarnant Agnès est charmante mais joue horriblement mal) dans leurs escapades entrecoupées de scènes hard ajoutées au petit bonheur la chance n'ayant absolument aucun intérêt. Il est d'ailleurs amusant d'entre les gros claquements de raccords de bobines et début de chaque scène pornographique.
C'est fort dommage car les scènes de comédie porte un discours léger, libertaire pas désagréable du tout :

Que les scènes pornos viennent gâcher, il faut bien l'admettre.
Autre point d'intérêt une scène de fist exécutée par Jacques Gateau au cours de laquelle la musique s'arrête comme s'il l'on s’apprêtait à voir un numéro de cirque pendant que la cascadeuse énonce le numéro du prochain doigt à introduire.

samedi 7 septembre 2013

La Chatte sur un Doigt brûlant (1974)


La seule version visible en VHS de La Chatte sur un Doigt brûlant n'a malheureusement plus aucun rapport avec le film original.
Quelques scène initiales essaient sans succès de faire la transition entre les extraits pornographiques qui semblent avoir été choisis au hasard par Jean-François Davy pour exploiter le titre, et c'est bien dommage parce que cette comédie avait l'air de mettre le paquet pour ce qui est de taper sur les curés et les notables de province.
En plus, même sans être hard, la sauterie campagnarde dont quelques plans sont montrés à la fin du film avait l'air bien émoustillante, en tout cas respirait bien plus la fraîcheur que cette compilation de scènes sans intérêt pour les habitués du genre.

mardi 3 juillet 2012

Brigade Call-girls (1977)


Un film érotico-policier caviardé d'inserts hard.
Il est d'ailleurs possible de voir dans une des scène rapporter un Jack Gatteau sans sa moustache. Le sujet traite d'une agence de call-girl où les filles se font décimer à la lame de rasoir par un maniaque. Çà, c'est le début de l'intrigue. Après, le déroulement s'embrouille un peu d'autant Madame Clo, la mère maquerelle a des comptes à régler avec des membres de sa clientèle, membres d'un cartel d'affaires louches.
L’enquêteur Lefin est sur la brèche pour remonter la filière :




Dans ce film, nos limiers trouvent toujours quelques bobines licencieuses permettant au spectateur de se rincer l'oeil :




L'intrigue assez confuse et le montage de l'ensemble laisse toutefois perplexe.

mercredi 30 novembre 2011

Les Avaleuses (1974)


Etrange qu'il ait fallu que je m'y reprenne à 4 fois pour voir la version "intégrale non censurée" allemande de 104 minutes pour cause de somnolence alors que la version "simple" autrefois diffusée sur CinéFX sous le titre "La Comtesse Noire" était passée comme une lettre à la poste à l'époque. Et d'ailleurs visionnée avec un certain intérêt.
Sûrement la barrière de la langue. Toujours est-il que cette version longue m'a fait me poser la question suivante :
où se trouve la limite, qu'est-ce qui distingue la notion d'insert hard (parfois assez bien fignolé comme cela a pu être fait dans certains vieux hard français) et celle de caviardage, ou le changement de plan Film original / plan rajouté fait basculer le spectateur dans un autre film, une autre ambiance sonore et visuelle ? Par exemple ici, où le changement de plan est fait à la hache clairement émoussée :

Quoi qu'il en soit, je suis quasiment formel : Lina Romay a aussi assuré les scènes explicites (fellation/cunilingus) en plus de sa prestation de première rôle tenu magistralement.