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samedi 3 octobre 2026

Glissements progressifs du Plaisir (1973)



Une femme qui joue avec une autre plus jeune qu'elle est retrouvée assassinée d'un coup de ciseau dans la poitrine. Alice, la jeune amante est incarcérée dans une maison de détention religieuse pour y être interrogée et retracer les évènements, les rapports qui la liaient à la victime entre vénalité, haine, amour et prostitution. Les inquisiteurs de corps de métiers variés ont tous plus ou moins une fêlure, à commencer par le magistrat instructeur interprété par Michael Lonsdale  :

Expérimental et surréaliste,ce film d'Alain Robbe-Grillet met un point d'honneur à respecter au moins une de ces deux règles dans le déroulement des dialogues : laisser passer deux plombes avant chaque réplique ou bien partir en association lacanienne du plus piteux effet :



Par chance, Anicée Alvina, l’interprète d'Alice est suffisamment pétillante pour maintenir l'attention et, établissement religieux oblige, les représentants de l'institution ont aussi leur moment critique : 




Considérant qu'il est possible de voir ce film dans de bonnes conditions de nos jours et profiter de sa photo froide mais magnifique, celles et ceux qui ont pu traverser l'Année dernière à Marienbad pourront apprécier ces Glissements progressifs du Plaisir, les autres auront quand même intérêt à s'accrocher.

Enfin, je me demande s'il n'y aurait pas une étude comparée à faire entre ces essais érotiques de Robbe-Grillet et les deux derniers films de Nicolas Winding Refn.

samedi 1 août 2026

Les Gauloises Blondes (1988)



Commençons tout d'abord par la réjouissante chanson de générique :

Les Gauloises Blondes représente en quelque sorte la fin de l'époque de la comédie navrante, quelques années avant l'arrivée de l'humour à "l'esprit Canal" au cinéma d'un côté et des films à - trop - gros budget axé autour de comédiens star comme l'irritant Christian Clavier de l'autre.
On retrouve donc dans ce film thématique une suite de scènes suivant le fil rouge de la percée d'une garnison romaine venant annexer un Lutèce de poche, ambiance Astérix légèrement paillard.

Une poignée de figures habituelles du genre en déclin fait l'affiche : Pierre Tornade, Roger Carel, Jackie Sardou, Gérard Hernandez qui nous gratifie d'ailleurs d'un bel accent de merde : 



L'érotomane n'aura pas grand chose à se mettre sous les yeux si ce n'est un magnifique moment de course de nos gauloises complètement nues à l'assaut des légionnaires romains que n'aurait pas renié Erwin C. Dietrich.
Le film se permet quelques mouvements de grue et un peu de décors qui laissent à penser qu'il y avait quand même un peu d'argent à la production et, sous ses airs de pochade un peu idiote, délivre ses moments de critique sociale avec l’émergence du Mouvement de Libération des Gauloises en devenir : 



et un message anti-religieux de bon aloi :

vendredi 30 mai 2025

Le Frisson des Vampires (1970)


Jean Rollin passe à la couleur et son opérateur photo s'en donne à cœur joie. Un jeune couple fraîchement marié fait escale dans un village surmonté d'un ancestral château pour que la fille puisse rendre visite à ses cousins. Mais ils apprennent leur mort. Surprise, après avoir voulu se recueillir sur leur tombe, ils tombent nez à nez avec les supposés défunts...c'est l'heure de passer à table. Mais que s'est il passé ? 

Il faut composer avec le rythme, le style et surtout le jeu des acteurs rolliniens qui tournait déjà à plein régime à cette époque : 

 

Entre deux ronflements, le spectateur a droit à quelques dépoitraillages et nus frontaux, exigence des producteurs, mais surtout à pas mal de théologie nappée d'histoire du culte vampirique : 

 

Le spectateur le plus endurci aura noté dans ce Frisson des Vampires une forte prédilection du réalisateur pour les panoramiques à 360° (licence poétique ou tentative de dynamiser un métrage qui se traîne ?) et déjà à l'époque, une réflexion sur le vivre ensemble entre humains et créatures de la nuit : 

 

A réserver aux journées où l'on est bien réveillé.

vendredi 15 mars 2024

La Fessée ou les Mémoires de Monsieur Léon, Maïtre Fesseur (1976)



Monsieur Léon s'ennuie ferme dans son boulot d'esclave du secteur tertiaire, mais découvrant qu'il peut sauver des couples en partageant sa passion pour la fessée, il se décide à en faire son gagne pain sous l'assistance d'une maîtresse :

 

Au fil de ses interventions, la chaise, un simple chaise en bois pour la mise en position, revient comme un motif récurrent, part intégrante du rituel. Nous voilà donc initiés au monde de la fesse : 

S'agissant d'un porno grand public de l'époque, il est vrai comme le signale Christophe Bier que la partie fétichiste laisse toujours très rapidement la place aux pratiques conventionnelles, la preuve ici :

Mais tout de même, La Fessée ou les Mémoires de Monsieur Léon, Maïtre Fesseur est très plaisant à suivre ne serais-ce que pour son ton très libertaire, entre la fille d'un militaire jouée par Catherine Ringer un peu bégueule qui finit par apprécier le cadeau et quelques autres saillies balancées au bon rythme : 

Point de vue dialogues, nous sommes mieux servis par ce Claude Bernard-Aubert que par n'importe quel Caputo/Beaudricourt toujours trop littéraire pour son bien.

Ecriture fluide menant à deux conclusions fort délectables : 

Et celle qui voit notre héros enfin apprécier autant le plaisir d'offrir que de recevoir.

lundi 3 avril 2023

Fantasmes Pornos d'une Novice en Chaleur (1985)



Un homme se retrouve seul, sa femme la quitté car il faut dire qu'il faisait preuve de peu de délicatesse au lit avec elle, d'autant qu'il a récemment chercher à la tuer en mettant le feu à son bateau :

Il semble d'ailleurs que Pierre Unia ait disposé d'un peu de moyens pour Fantasmes Pornos d'une Novice en Chaleur puisqu'on y voit donc un bateau prendre feu (stock shot ?) ainsi qu'une jaguar sûrement destinée à la casse et une cascade en R14.

Toujours est-il que notre homme va jouer au chantage affectif auprès d'une ancienne amoureuse entrée chez les sœurs. Il lui raconte ses différentes aventures prétendument pour mieux l'oublier et sa lente déchéance l'amenant un moment à une vie de clochard : 


Ces souvenirs et même ces rêves évoqués donnent lieu à autant de scène collectées dans la filmographie du réalisateur, certaines un peu tordues : 


Le film n'est pas désagréable bien qu'un peu linéaires dans ses scènes pornographiques, l'enchaînement levrette/sodomie étant quasiment systématique.

Surprenant au final de voir un DVD complet dans son montage (au contraire des Alpha Blue One) et de plutôt bonne qualité technique.

jeudi 29 décembre 2022

Fais Moi Tout ! (1976)



Martine et Dany partent en Lozère dans un village proche de  Clermont-Ferrand enquêter sur l'affaire d'une fille qui se plaint d'avoir été violée successivement par 3 commerçants locaux. Portraits du patron :

Les 2 enquêtrices essayent de tirer le vrai du faux en toute discrétion mais l'affaire n'est pas gagnée :


Fais-moi Tout! se découpe donc en deux grandes parties, d'une part les souvenirs des agressions relatées par Thérèse, la victime apparemment bien prude. Puis la vérification des dires directement sur les bêtes par Martine et Dany pour une conclusion heureuse.

Porno champêtre agréable, léger, aux scènes de sexe variées composées de plans fixes assez larges qui changent des gros plans tarabiscotés des films d'appartement parisiens de la même époque, comme si le déplacement à l'extérieur permettait une mise en scène plus aérée, naturelle. L'interprétation est solide et c'est avec plaisir que je verrai les 3 suites des aventures de ces charmantes enquêteuse.

vendredi 19 août 2022

Les Exploits d'un jeune Don Juan (1986)



C'est le début de l'été 1914, le jeune Roger revient passer les vacances dans la grande maison bourgeoise familiale, il y a là nombre de femmes, les servantes, les tantes et la petite cousine pour se mettre au parfum :

Il faut dire qu'avec son âge les hormones commencent à taquiner Roger, pendant que tata passe à confesse : 

Puis c'est l'heure de la mobilisation générale pour l'effort de guerre (sauf pour papa, directeur d'une usine de fabrication de médailles qui se frotte les mains). Les hommes partent sur le front, Roger devient donc rapidement l'objet de convoitise de ces dames, au point qu'au bout de quelque mois, c'est l'heure du bilan : 

Sans compter les polichinelles échappés dans les tiroirs d'au moins 3 conquêtes, il va falloir arranger cela au retour des combattants.

Film léger et agréable adapté d'une œuvre littéraire gentiment érotique d'initiation de l'époque. Une structure à deux niveaux de découpage en trois grande parties bien distinctes mais l'ensemble donne une succession de vignettes, ambiance trou de serrure et dépucelage de bon aloi.

Les exploits d'un jeune Don Juan bénéficie par ailleurs d'un sacré casting : Rufus, François Perrot, Laurent Spielvogel et la sublime Serena Grandi.


mercredi 13 juillet 2022

Exigences "Très Spéciales" (1984)



Quand on s'est mangé beaucoup de films de montages produits par Jean-François Davy dans la collection Fil-à-film, il ne reste plus que les scènes de liaisons en général fleuries pour casser la routine et le déjà-vu.
Avec Exigences "Très Spéciales" nous sommes servis grâce à Alban Ceray qui joue les journalistes venu enquêter sur une maison de repos à la base mais dispensant des soins particuliers jusqu'à ce que son directeur disparaisse :


Mais l'investigateur remet la main sur le maître des lieux qui s'était planqué dans l'établissement. Ce dernier nous gratifie même d'une histoire racontée dans le cadre de sa thérapie :

 

Et pour les scène pornographiques ? Et bien allez piocher dans tous les autres films de la collection, vous les avez forcément vues. Ho Marilyn Jess !

A l'écran également les responsables Michel Beaudricourt (le fameux docteur Bitenlair) et Jean-François Davy.

lundi 11 avril 2022

Exhibition 2 (1975)



Jean-François Davy rempile dans la foulée d'Exhibition avec beaucoup plus de grain à moudre sur ce deuxième épisode étudiant le cas de Sylvia Bourdon, bourgeoise jouisseuse professionnelle comme elle se définissait à l'époque, flanquée d'André Bercoff libertarien de pacotille des années 70 aujourd'hui cafard réactionnaire de droite hantant encore quelques plateaux télé et radio (à la limite, intéressant lorsqu'il animait une émission sur la 5 dans les années 80/90) :

Au gré d'un voyage en Grèce pour profiter du bon temps, on parle politique et religion, on veut se faire croire presque apolitique mais la suite de la carrière de Sylvia Bourdon sera intégralement dédiée au culte du libéralisme et de l'économie de marché.


Mais là n'est pas le sujet. Lorsque la dame est à court d'argument pour défendre sa position socialement à vomir si elle n'était pas exagérée, elle n'a que pour échappatoire que la provocation ou la pure et simple violence qu'elle exerce sur son soumis du moment, un écrivain hollandais. Témoin ce grand moment de malaise : 


On est loin de 50 Nuances de Gris...
Exhibition 2 a d'un côté le grand mérite de mettre à la lumière du jour le sujet des relations sado-masochistes et ce n'est pas un problème comme cela est souvent évoqué, bien au contraire, il apporte de l'information sur le sujet et montre frontalement de quoi il peut, parfois, s'agir. A ce sujet, le débat qui s'ensuit avec Jack Gatteau, excellent acteur pornographique est très intéressant : 


Et d'un autre côté, le film met très mal à l'aise tant on voit que le sujet échappe à son réalisateur et que Sylvia Bourdon force le trait, a très conscience de la présence de la caméra. Le titre d'Exhibition porte là très bien son nom...malheureusement.

Elle fait donc état de ses aventures sexuelles, en rajoute avec un égocentrisme ridicule. Le supplément de 20 minutes où Jean-François Davy explique à quel point la partie tournée en Grèce et de toute façon l'intégralité du film a été désagréable à mettre en boîte est indispensable pour aborder le film car il y a une clé jamais explorée : l'ami de Sylvia Bourdon qui à l'époque était peut-être son maître qui l'amenait à un tel déchaînement. Par exemple, c'est lui qui comptait les bites apparemment et nous ne le verrons jamais à l'écran : 


Pour conclure, le scopophile regrettera de savoir que le montage original est à jamais perdu. Cela aurait fait un excellent témoignage de bourgeois médiévaux qui se la collent comme des chiens.
En tous cas Exhibition 2 est à voir et mérite encore aujourd'hui qu'on en parle.


mercredi 10 novembre 2021

Eugénie (1970)


La filmographie de Jess Franco est toujours complexe à suivre. Eugénie ou Eugénie de Sade suivant les sorties. Noté en 1984 dans le générique Eurociné, mais indiquant 1970 dans le Bier et la présence de Soledad Miranda à la distribution  atteste de cette dernière date.

Un chef d’œuvre les aficionado du cinéaste paraitra comme un bon petit film pas trop difficile d'accès pour les non-initiés. Mais impossible à nouveau d'échapper à une certaine langueur qui demande de se laisser porter.
Franco adapte Sade à sa sauce, il incarne un écrivain qui noue un pacte dans une chambre d’hôpital avec une jeune fille trouvée mourante:


Et Eugénie commence alors à raconter la sulfureuse liaison qui s'est tissée avec son père, de découvertes en visites dans une maison de service spéciaux gardée par un homme à l'accent curieux : 


Le bonhomme fait son éducation à sa manière l'inceste et l’assassinat comme deux mamelles de leur plaisir. Le tout enrobé de considérations morales, notamment sur les hommes et leur drôle d'habitude de voir leur vie tristement régie par des principes religieux : 


C'est évidemment sur ce terrain que Jess Franco se donne du plaisir, mais tout cela est bien sage à l'écran. Il reste l'ambiance et Soledad  Miranda comme un diamant noir qui finit par rencontrer un artiste au caractère inhabituel :


De là, elle quittera l'emprise de son père, ce qui lui coûtera la vie.

Peut-être pas le meilleur film de Jesus Franco finalement, mais il est quand même abordable pour le commun des cinéphages.

lundi 14 septembre 2020

Les Enfants de l'Amour (1953)


Mélodrame des années 50 sur les filles mères, Les Enfants de l'Amour suit la vie dans un institut recueillant les donzelles dans cette situation et donne un éventails des caractères qui le peuplent, le l'inévitable gouailleuse :
 

à la paysanne rigolote au fort accent (ici, une morvandiaude) : 


On échappe pas non plus à un peu de moraline enrobée de violons, évidemment : 



L'intrigue est surtout axée autour de l'arrivée d'une nouvelle jeune fille enceinte qui semble cacher quelque-chose. En effet, elle a été contactée par une sage femme qui lui propose, une fois qu'elle l'aura accouchée, de laisser son bambin à un couple de bourgeois ne pouvant pas procréer. Mais l'affaire ne l’intéresse pas et elle propose le plan à sa camarade :
 

La situation fait polémique dans l'institut qui cherche avant tout la discrétion et à éviter les ennuis et met tout le monde dans l'embarras lorsque la police débarque.
On est en 1953, je le rappelle, et Les Enfants de l'Amour commence à se faire confronter l'idée d'un planning familial (représenté par le docteur)...ou une politique malthusienne ? et la religion qui veut vaille que vaille voir ses fidèles se reproduire au point d'y aller à la cool dans ses sermons :

  

On notera enfin un moment de cinéma assez soigné dans cette œuvre plan plan, lors du flashback de la perte d'un enfant, de nuit dans une grange où est garée une charrette gigantesque, offrant un jeu d'ombre quasi expressionniste.

samedi 8 décembre 2018

Dr Jekyll et les Femmes (1980)

C'est très personnel, mais plus le temps passe et plus le cinéma, période érotique, de Borowczyk me passionne.
Comme dans ses autres essais, le réalisateur, avant tout décorateur, fait appel à une photographie pleine de particules, laiteuse mais pas forcément hamiltonienne. Non, il y une façon d'exploiter la diffraction de la lumière bien à lui.
Il revisite ici le roman de Robert-Louis Stevenson et comme souvent plante son action dans une grande maison bourgeoise et observe les personnages archétypaux qui l'occupent ou viennent le visiter : un riche scientifique dilettante (Udo Kier, qui d'autre !?), un curé, un général, un docteur interprété là par un Howard Vernon éblouissant. Alors on débat, de la science, de la religion, de la politique :

Peu de nudité en vérité, mais tout est très beau, jusqu'à la froideur de l'autopsie d'une victime de Mr Hyde :

Et même la musique, synthétique, à base de drones et de manipulation de bandes parfaitement utilisée lors de la séquence de la baignoire où à l'issue de la transformation, on voit en sortir l'inquiétant Gérard Zalcberg dans un parfait silence :

Tout cela contribue à faire de Dr Jekyll et les femmes une expérience sensorielle très forte.

samedi 27 janvier 2018

Le Destin exécrable de Guillemette Babin (1947)

Un vieux drame historique et rural où Jean Carmet fait une courte apparition. la mère de Guillemette a été brûlée pour sorcellerie sous ses yeux par les villageois. Quelques années plus tard l'adolescente cherche l'absolution...et la trouve :

Seulement, notre Guillemette a peut-être bien effectivement le diable au corps ou au moins à l'esprit. C'est d'ailleurs l'occasion d'une scène de sabbat présentant quelques surprenantes nudités partielles parmi les habitants du village où la fille travaille en tant que servante pour un fermier du coin.
Fruit de son imagination, ou hallucination collective ? Toujours est-il qu'elle finit par céder aux avances de son maître et se mariera avec lui, et profitera de son statut de notable pour abuser de multiples conquêtes. Ce qui ne sera pas sans susciter l'inquiétude et la jalousie de certains :

Le Destin exécrable de Guillemette Babin montre aussi quelques effets de transparence pour quelques transformations (dont la disparition des marques du fouet lorsque l'héroïne passe à la question de l'inquisition locale), trempant un peu dans le fantastique. Mais il faut s'accrocher pour ne pas sombrer avant la fin du film dans tout cela est plat.

dimanche 30 avril 2017

Les Démons (1972)

Jess Franco nous fait un film à cheval entre le film d'inquisition quand une femme accusée de sorcière jette une malédiction sur les responsables de sa condamnation à mort :

Et le film de nonnes car les 2 filles de la sorcières sont retrouvées dans un couvent. L'une d'elles est particulièrement chaude:


Franco, dans ce Démons qui se regarde comme on feuillette une BD Elvifrance aux multiples rebondissements scénaristique en profite pour bouffer du curé, histoire de bien faire comprendre que le mal est toujours ailleurs que là où le doigt inquisiteur pointe :

samedi 18 juin 2016

Le Déclic (1984)


Dès les premières secondes du film, on peut deviner l'année : 1984, le DX7 vient de sortir et est utilisé dans tous les studios, dans le Déclic, çà s'entend !

Mais c'est aussi la naissance des premiers samplers (échantillonneurs) accessibles, et ils servent dans ce film à créer le changement d'atmosphère, basculant vers la science fiction loufoque quand Dr Fez (Jean-Pierre Kalfon) teste son boîtier électronique sur Claudia (Florence Guérin) qui se transforme alors en nymphomane incontrôlable. Pas mal de personnages en pâtissent, du domestique de la propriété au jésuite de la famille :

Claudia est la femme à-priori inaccessible du riche homme d'affaire pour lequel Dr Fez travail en privé. Tout cela se déroule sous les latitudes de la Nouvelle Orléans, au bord des bayous de circonstance.
Le décoinçage de la belle Claudia ne se fera pas sans drame, et le public aura droit à la petite leçon de rigueur sur la liberté :

Même s'il est très frileux dans son érotisme, le Déclic, adapté de la BD de Manara reste quand même très agréable à suivre et garde tout le charme de son époque...comme sa musique...et ses chansons...sans auto-tune :

samedi 16 mai 2015

Cynthia's Diary (1987)


Trouvable en VHS sous le titre "Les phantasmes de miss Jones", Bénazéraf convoquent une poignée de très belle femmes dans une villa de la côté d'Azur pour s'y dénuder, se baigner et faire du shopping sur fond de citation d'Héraclite, de la bible et de René Char en post-synchro :

Comme souvent chez ce réalisateur Cynthia's Diary n'a pas vraiment de structure régulière, et le propos et bien hermétique, mais la photo est absolument sublime, bénéficiant de la lumière naturelle de la région du tournage, à certaines heures.
En revanche, les choix musicaux sont aussi surprenants, et je pense surtout à cette partie où une boîte à rythmes à vieux échantillons de l'époque (une Linndrum?) martèle des mesures quasiment ethno-industrielles sur des images bien moins dynamiques que la bande son ne voudrait laisser supposer :

samedi 3 janvier 2015

Croisière pour Couples en Chaleur (1980)

Malgré son titre, Croisière pour Couples en chaleur ne se déroule pas au large sur la mer, mais à bord d'une péniche le long d'un canal. Et dès le départ, on sent que le trajet va être vaseux :

Un homme (Alban Ceray) sa femme et sa maîtresse profitent de leur petit voyage et s’embarrasse guère de présentations pour accueillir les rencontres au fil du parcours aussi rectiligne que le déroulement de l'ensemble du film. On passe par l'écluse :

On repêche l'adorable Cathy Stewart qui se plante en vélo, pour finir par une fausse bonne soeur :

La photo est pourtant belle, évoquant les matins de printemps légèrement brumeux et la verdure quelque part en province, sûrement pas loin de Paris.
La chronique du Bier signale "un plan imprévu : Sophie Abelaïd, au moment de l'éjaculation, rejette la tête en arrière d'un air comico-dégoûté",démontant la machine bien huilée (et monotone) de Claude Bernard-Aubert.
A revoir la scène de plus près, il semble qu'en fait l'actrice soit surtout gênée par un problème de poil déjà visible quelques plans avant la libération.

mardi 15 avril 2014

Contes de Jean De La Fontaine


En adaptant plus ou moins librement des contes licencieux de La Fontaine, nous sommes au moins sûrs que Benazeraf ne fait pas citer d'extraits du Capital ou de la Lutte des Classes à ses acteurs.
Cela ne l'empêche pas de taper à nouveau dans l'anticléricalisme, et cette anthologie de 4 sketchs est bien moins austère que ce qu'il a pu faire d'habitude.
L'ensemble est assez prude mais c'est l'occasion de voir parmi la riche distribution Muriel Montossey (également employée par Pecas dans Belles Blondes...et Bronzées et par FR3 dans l'émission La Classe où elle récitait également des contes polissons) et Julie Arnold, la Sophie de Marc et Sophie, ici en Nonne qui tombe enceinte après avoir laissé entrer son amant au couvent :

Le sketch le plus long "Conte Normand" est heureusement le plus vif et bien mené, cela fut même l'occasion de découvrir une expression fort sympathique :

Faire flanelle, c'est mignon, hein ? N'empêche qu'après avoir abusé de philtre d'amour lourdement administré par sa dame, messire Guillaume aura bien du mal à maîtriser ses ardeurs...et y laissera sa peau.

samedi 4 janvier 2014

Cocktail Spécial (1978)


Ce porno de Jess Franco vaguement inspiré de Sade...si si, cherchez bien, fait peine à voir mais joie à écouter. Donc on passera sur la lumière horrible et l'action mollassonne de cette initiation de jeune fille livré à une romancière érotique par son propre père pour ce concentrer sur ce que l'on y entend.
Tout d'abord, la musique d'ouverture :

Ensuite un petit extrait des romans que rédige Martine de Bressac :

De la philosophie de boudoir, pour aider à faire passer la mixture à base d'alcool, de pisse et de sperme :

Et enfin, cet incroyable tube Disco-Rock qui se déroule sans interruption sur tout le dernier tiers du montage de l'exploitation française en VHS : "The Taste of you sperm" ...houuu yeah ! :


Ce sont les seules paroles.
A signaler, donc, qu'il manque donc 10 minutes sur ce montage sorti chez Proserpine, la version initiale voyait la jeune Eugénie retrouver son père.

lundi 16 décembre 2013

Les Chatouilleuses (1974)


Connu également sous le titre "Les Nonnes en Folie", Jesus Franco torche là une comédie érotique pâteuse de sa réalisation à son humour indigeste. Le film se déroulant lors de la révolution mexicaine donne l'impression de feuilleter un exemplaire de la série BD Joyeuse Story de chez Elvifrance où les scénaristes se seraient mis en grève.
Un convoi de putes va trouver refuge dans un couvent, déguisées en nonnes, elles vont faire en sorte de libérer le héros de la Révolution de la pendaison que lui réserve le gouvernement en place.
On y voit évidemment Lina Romay faire du trampoline sur quelques bides et partir à l'assaut sous le masque de Q, la copine de Z comme. Zorro, et comme la classification de ce truc.







N'ayant pas envie d'activer de profil public blogger/ggogle + machin, je répond directement dans cet article :
je n'ai pas le film en français, mais je sais qu'on l'a vu passer dans une version de très mauvaise qualité sur la mule et qu'il a fallu s'armer de beaucoup de patience pour arriver au bout.
Essayez ce lien à tout hasard.
<a href="ed2k://|file|Franco,%20Jesus%20-%201975%20-%20Les%20Nonnes%20en%20Folie%20aka%20Les%20Chatouilleuses.avi|387456880|AB499C6C695F5B47372775457F4FC87A|/">Franco, Jesus - 1975 - Les Nonnes en Folie aka Les Chatouilleuses.avi</a>