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vendredi 20 juin 2025

Le Fruit Défendu (1952)




Dans le Fruit Défendu, Fernandel incarne un médecin de province du sud de la France victime du démon de midi. Il faut dire qu'à la maison, c'est un peu l'hôtel du cul retourné chaque jour :

Et justement, un jour à Arles en attendant le train dans un bar, il tombe sur une souris qui semble lui faire bien de l'effet :

La jeune Martine (Françoise Arnoult, de loin la meilleure prestation dans cette bande) va laisser jouer, au point d'être accueillie dans le foyer du médecin d'abord comme patiente dépressive recommandée pour convalescence, puis comme assistante au cabinet. Il va de soit que le bonhomme se montre de plus en plus possessif, peu habitué aux moeurs de la donzelle surtout lorsque le patron du bar où elle était censée venir travailler revient dans le coin pour tenter de l’embaucher.

Rien de transcendant dans ce fruit défendu. Fernandel fernandele en mode grave, le couple Sardou fait une apparition et retour au bercail après 98 minutes de faux doute.

samedi 29 mars 2025

Les Infirmières du Plaisir (1985)



Curiosité de la distribution en VHS, nous nous retrouvons là avec un film Fil-à-Films chez René Chateau vidéo. Les Infirmières du Plaisir prend pour prétexte la transformation d'un bureau d'avocats en clinique spécialisée dans le traitement des problèmes sexuels, l'habituelle clinique de Montretout, pour poser ses patients devant une télévision déroulant des scènes issues d'autres films de la même boîte de production

Tout d'abord, la méprise, avec un Christophe Clark au jeu impossible:

Et l'accent naturellement charmant d'Olinka, en directrice de clinique transmettant ses instructions à ses infirmières :

 

Par chance, nous retrouvons la verve des productions Jean-François Davy et Michel Caputo, qui d'ailleurs apparait sous les traits d'un client complètement masqué, et les enchaînements d'extraits sont entrecoupés de scènes de dialogues fleuris dépeignant des pratiques sexuelles aussi variées que le catalogue de Fil-à-Films peut leur permettre : 

Film de montage donc,les Infirmières du Plaisir est suffisamment bien assemblé, avec du porno généreux et une ambiance assez légère pour ne pas ennuyer. Un peu de publicité pour cet établissement ne peut pas faire de mal :

vendredi 26 juillet 2024

Le Feu dans la Peau (1953)



Drame familial rural comme il devait probablement s'en produire par dizaines à cette époque.

Louis a rencontré Thérèse "à la ville" pendant son service militaire et se marie avec elle pour finir à la ferme provençale partagée avec Célestin, son frère bien plus timide et Julia, fille de ferme à fort caractère.
Louis est du genre buveur, dragueur et grande gueule, mais un jour, son corps est retrouvé au fond d'un ravin. Forcément, çà jase au village :
 

Célestin qui a toujours eu le béguin pour sa belle-sœur essaye de se rapprocher de bien maladroite manière, sa timidité maladive ne l'aidant pas. Mais la fille de ferme semble commencer à l'ouvrir pour le mettre en garde contre lui même, et peut-être prendre un peu en main les affaires de la propriété.

Mais débarque Pierre, ancien camarade de régiment du mort, poursuivi par des gens qui veulent lui régler son compte. Thérèse décide de le cacher et finit par s'enticher du gars. Ils quittent tous les deux la ferme. Julia pense avoir les coudées franches avec Célestin, mais quelques mois (années) plus tard, Pierre est rattrapé par ses affaires et Thérèse n'a d'autre choix que de revenir à la ferme.

Célestin a de nouveau le béguin.

Le Feu dans la Peau n'est pas désagréable à regarder, même si les acteurs y vont un peu fort sur la caractérisation de leur personnage, il y a toujours ce débit et cette langue si agréable à voir déclamée.

Et puis quelques réflexions propres à cette période où l'exode rurale connaissait sa dernière vague : 


samedi 15 juin 2024

Le Feu au Sexe (1977)



Le Feu au Sexe est un 2 en 1 comme l'a pratiqué Godrey Ho sur un bon bout de sa carrière dans un autre genre excepté qu'en lieu et place de ninja hong-kongais et de policier philippin, Jean Desvilles encapsule le film etats-uniens Portrait of Seductions de séquences françaises avec la troupe d'acteurs habituels. Ces derniers jouant le personnel d'un hôpital et le policier chargés de prendre en charge une victime d'un accident qui a coûté la vie à son mari et son beau-fils nous livrent au préalable de belles scènes de sexe joyeux et léger où la prise de tension est particulière :

La suite sera bien plus sombre puisqu'il s'agit de l'évocation des mois passés avant l'accident, laissant la place à la partie américaine. La jeune femme était mariée avec un homme plus âgé ayant un fils fort de caractère : 



Et bien sûr elle finit par être plus qu'amie avec ce jeune homme.
En attendant, ce dernier a déjà une bonne emprise sur sa propre petite-amie : 





La relation beau-fils/belle-mère devient de plus en plus torride, sodomies multiples à l'appui, et dure à gérer. Il y a fatalement un moment tendu où les deux filles sont amenées à se rencontrer : 



Mais n'y tenant plus, Christiane avoue sa liaison à son mari qui le prend très mal. Puis tout le monde monte en voiture et...

La liaison entre les 2 films est plutôt habile, le contraste entre les deux ambiances ne gâche pas le hard, au contraire, entre la légèreté de l'entame et la descente entêtante dans le triste vice de la seconde, il y a beaucoup de matière la plupart du temps bien jouée et correctement éclairée.

 


mercredi 13 juillet 2022

Exigences "Très Spéciales" (1984)



Quand on s'est mangé beaucoup de films de montages produits par Jean-François Davy dans la collection Fil-à-film, il ne reste plus que les scènes de liaisons en général fleuries pour casser la routine et le déjà-vu.
Avec Exigences "Très Spéciales" nous sommes servis grâce à Alban Ceray qui joue les journalistes venu enquêter sur une maison de repos à la base mais dispensant des soins particuliers jusqu'à ce que son directeur disparaisse :


Mais l'investigateur remet la main sur le maître des lieux qui s'était planqué dans l'établissement. Ce dernier nous gratifie même d'une histoire racontée dans le cadre de sa thérapie :

 

Et pour les scène pornographiques ? Et bien allez piocher dans tous les autres films de la collection, vous les avez forcément vues. Ho Marilyn Jess !

A l'écran également les responsables Michel Beaudricourt (le fameux docteur Bitenlair) et Jean-François Davy.

dimanche 12 avril 2020

Elle Suce à Genoux (1989)

John Love/Alain Payet à nouveau aux manettes pour un de ses derniers films Hard Crad en pellicule.
Ici le cadre hospitalier avec quelques pièces décorées en blanc (une cuisine ?) et une ambulance réformée servent de prétexte à enchaîner les scènes où Christine de B. domine son petit monde de son appétit dévorant (Un éloge permanent de Gilles Esposito à son encontre en témoigne dans plusieurs entrées du Bier) :




Quelques acrobaties dans une ambulance plus tard, c'est au tour de Jean-Paul bride, un autre fidèle d'Alain Payet d'entrer en scène et de découvrir quoi faire d'un tampon usagé lors d'un examen approfondit :

Elle Suce à Genoux, c'est finalement la rencontre au sommet des 2 monstres sacrés de la galaxie John Love, quand Jean-Paul Bride rencontre Christine de B, çà fait de la mousse :

Et en fait çà ne sera pas 2 mais bien trois bouteilles qui seront nécessaires pour fêter cela.
Un peu épuisant à regarder tant ils mettent du leur ces 2 là, mais leur enthousiasme nous permet de garder nos yeux grands ouverts.

samedi 15 décembre 2018

La Doctoresse a des gros Seins (1988)

Film phare du style hard crad élaboré par Alain Payet (sous le pseudonyme de John love), et préfigurant le genre Gonzo tout en maintenant tout de même un fil rouge scénaristique, même ténu, la Doctoresse a des gros Seins ouvre la voie à une sorte de franchise dans le genre puisqu'il y aura 2 suites produites en vidéo.
Unité de lieu et presque unité d'acteur si l'on considère que Jean Pierre Armand sera quasiment le seul acteur masculin à honorer personnel et patientes occupant cet hôpital qui sera racheté par son père tant le service y est agréable.
On retrouve la bande à Payet avec le nain noir Désiré Bastareaud et surtout Jean-Paul Bride dont la consultation opérée sur une patiente un peu constipée ne pouvait être passée sous silence. La voici dans son intégralité :

Prière de se laver les mains avant d'aller à la cantine.

samedi 12 mai 2018

Les Deux Mains dans la Culotte (1980)

Les Deux Mains dans la Culotte est un film de montage interminable de Jean Luret durant pourtant moins d'une heure.
Le fil rouge des scènes ajoutés au lance pierre nous font suivre l'escroquerie que monte un faux émir pour s'approprier la demeure et les femmes (domestique et la femme même) d'un petit bourgeois de la Côte d'Azur.
Ce dernier passe son temps à de saines lecture délasse sa femme et teste les bonniches à tour de queue, elles aussi férues de lecture instructive :

Ça fait envie...
Heureusement, il y a la musique et quelques belles chansons...tenez, je vois que vous insistez :

Aucune raison pour qu'il n'y ait que moi qui souffre.
Quand à l'émir, il s'agit de Paul Bisciglia, doublé comme tout bon fan de Pierre Péchin qui se respecte :

Éreintant.

dimanche 3 mai 2015

Le Cul bien fendu de l'Infirmière (1994)

L'un des tout derniers films tourné en pellicule par Alain Payet. 1994, belle preuve de résistance tout de même. Il continue d'explorer les différents corps de métier sous le pseudonyme de John Love, pape du Hard Crade avec la gauloiserie qui le caractérise.
On retrouve quelques grande figures du porno qui on déjà passé les génération dans le domaine, au point de se permettre quelques auto-références :



Le personnel de la clinique est bien détendu et les infirmières, qui ne sont pas nues sous leur blouses (elles seraient plutôt du genre à revêtir des body léopards), sont prêtes à soigner tous les patients de leurs maux, même les papys :

Les filles sont assez jolies mais ont tendance à un peu trop ahaner mécaniquement et la prise de son directe dans des lieux pleins de réverbération (notamment une piscine intérieure) n'arrange rien.

mercredi 18 décembre 2013

Clinique pour Soins très spéciaux (1980)

John Love/Alain Payet investi un hôpital pour une comédie porno assez lourde avec des membres de sa clique habituelle dont Désiré Bastareaud et un Cyril Val limite inquiétant avec sa barbe et son crâne rasé, interprétant un infirmier obsédé par la perspective de faire un lavement à tout ce qui passe à portée de main.
En maître de cérémonie de cet hôpital en délire, on retrouve Un Jean Rollin moustachu qui semble plutôt à son aise devant tout ce beau monde à poil.
Le hard passe au second plan, bien qu'abondant et présentant des pratiques moins conventionnelles, en tous cas hors des réalisations de John Love...mais la comédie basée sur les situations improbables et les mimiques outrancières ne font jamais mouche.
La scène finale de partouze montre cette déconnexion des genres auquel le film est rattaché : porno, mais les acteurs ne mettent pas vraiment le paquet pour prendre leur pied, comédie, mais la lourdeur et la dangerosité des gags (sans déconner, la tarte à la crème au bord d'une piscine, çà glisse !) désamorcent l'intention.
Et puisqu'il s'agit presque d'une histoire sans parole, voici la chanson ouvrant le film :

mardi 11 septembre 2012

Cà glisse...par les deux troux (1980)


Aussi appelé "La Grande Jouissance", il s'agit pour l'instant du meilleur film de Michel Baudricourt qu'il m'ait été donné de voir.
Le film traite des tribulations d'un sexologue et des diverse pathologies dont sont atteints ses clients. Pour une fois de la part de ce réalisateur très littéraire, les textes ne sont pas trop lu et sont interprétés avec spontanéité par un casting brillant. Jack Gatteau joue un praticien avec une assurance et une spontanéité réjouissance, certaines de ses tirades n'étant pas sans rappeler les plus beaux délires de la COGIP :

Entre deux scènes hard pas trop mal filmées et parfois illustrées par une musique synthétique très Berlin Oldschool (les vieux Tangerine Dream), le spectateur attend surtout la prochaine visite pour savoir de quoi souffrira le prochain patient, et il n'est jamais déçu :

Trouvable en VHS "fils à films" et hautement recommandé.

mercredi 6 juin 2012

Bouches Expertes (1978)



Claude Pierson filme un Richard Allan-show à Courchevel. L'essentiel du film tient sur le marivaudage d'un quatuor d'acteurs (Allan, Charlie Schreiner, Diane Dubois et Vanessa David) dans un chalet et sur les pistes de neige avant l'accident qui débouchera sur la partouze finale à l'hôpital avec les infirmières Brigitte Lahaie et Cathy Stewart:




Le casting est minimal mais sans faute, l'ambiance est super décontractée et notre casanova s'en donne à cœur joie :

jeudi 23 juin 2011

L'amour à la bouche



Voici un très bon film érotique, au fond assez intéressant qui renvoie dos à dos les bobos des années 70, la haute bourgeoisie et les baba-cools lymphatiques dans leur égocentrisme chronique.
Mais c'est surtout sur sa forme que le film est exceptionnel, la mise en scène est vive et inventive les choix d'axes sont toujours étonnants, la photo n'est vraiment pas mauvaise. Il passe parfois sur les chaînes du satellite, ne le ratez pas !

d'ailleurs, on y trouve des conseils santé.



Un playboy à l'élocution ravageuse


Un peu de philosophie de salon...





Ha, le petit rigolo de service apporte le champagne.


...et on trouve même une Lady Chatouille-les.