samedi 27 février 2021

Erotisme à l'Etude (1972)


1972, la libération sexuelle et celle, partielle, des femmes est encore toute fraîche :

Jean-marie Pallardy s'associe au peu ragoûtant Claude Sendron pour tourner un film érotique reprenant une affaire de mœurs défrayant la chronique à l'époque, à savoir qu'un notaire de campagne aurait violé et tué une adolescente de classe inférieure. Si Pallardy ne peut s'empêcher de figurer à l'écran et de racoler un maximum jusqu'au lourd placement produit (là vous n'avez que le son, mais la bouteille de Cinzano est en gros plan) :



Claude Sendron joue le rôle du notaire qui lui va comme un gant, le voici décrit par la population du bourg :

Le personnage, portant son propre nom, fréquente une fille ayant une relation lesbienne dure à vivre dans un bled où tout se sait et tout se dit. La fille de l'ombre, furieuse de ne pouvoir vivre son amour au grand jour pose un ultimatum à la maîtresse du notaire :

Oui, le jeu est ...approximatif.
Il va de soit que tout tout cela se termine mal, cette fin est d’ailleurs le moment le plus troublant du film à mon sens, même dans la version pornographique surprenante par la justesse des raccords hard avec la version soft. Il est d'ailleurs amusant de noter, qu'à l'heure du partage en ligne, cette dernière est devenue plus difficile à trouver que la version caviardée.

 

jeudi 11 février 2021

Erotico Blues (1981)


Difficile de suivre cette histoire où 2 femmes à la cuisse légère louent leurs services à un maître chanteur. L'une d'elles se fait parfois un petit extra avec le jardinier à l'accent...à l'accent : 

Cette dernière aide sa nièce, perturbée car précédemment victime d'un viol, à rependre confiance en elle et à rencontrer l'amour, ce qui arrive assez vite. D'ailleurs le nouveau soupirant devine que l'univers où évolue la jeune Marina n'est pas fait pour elle et il vient l'arracher in extremis d'une partouze familiale.

Erotico Blues excelle dans l'art de l'ellipse et des scènes qui ne vont pas toujours à leur terme.

Il faut également se farcir le même thème musical qui tourne en boucle et finit par rendre fou.

Et pour conclure, même s'il se passe beaucoup de choses durant ces 75 minutes et que les acteurs y mettent du leur pour être convaincants, l'ensemble est ruiné par des doubleurs qui en font des tonnes :

mardi 9 février 2021

Equation à un Inconnu (1978)


Conte de fée austère gay, Equation à un Inconnu évolue dans le cauchemar urbain et gris de la vie banlieusarde et parisienne de la fin des années 70. Les personnages trouvent toujours à sucer au milieu bruits de bébés qui chialent, des télés à fond et d'une humanité perdue dans la solitude :



Les lignes de dialogue sont rares, les pénétrations aussi, lorsqu'un des acteurs ouvre la bouche, c'est toujours pour aller à l'essentiel :


Pour le reste, on est trimballé dans des ambiances moroses ou déconcertantes comme les bruits de clapotis sur fond de rire. Tout cela est gentiment brisé à la fin avec un peu de lumière, une scène sur un vélo et l'énoncé de la distribution :

Une curiosité historique qui demande un peu de patience.

vendredi 5 février 2021

L'Epave (1949)


Drame passionnel et populaire d'après-guerre. Perrucha, jeune immigrée se retrouve dans le Sud de la France et pour survivre, elle veut faire ce qu'elle fait de mieux et ce qu'elle aime faire, chanter et danser. Pour cela elle doit passer les entretiens de rigueur :
Elle finit par être convoitée par un riche monsieur qui s'éprend d'elle, mais difficile d'attraper la perruche : 

Le regard et le corps de la belle croisent ceux du meilleur plongeur sous-marin du chantier naval. Ces premières rencontres, surexpliquées par une voix off dont on aurait pu se passer sont l'occasion de savourer l'ambiance des cabarets toulonnais et d'écouter quelques chansons d'époque :

Mais le plongeur sans trop de moyens va jusqu'à risquer sa vie pour faire bouillir la marmite, à l'occasion d'un coup qui le forcera à rester éloigner du foyer bien trop longtemps. Lasse et attirée par une vie de célébrité, Perrucha finit par céder à l'offre du vieux, qui la maison et démarre une carrière nationale.

Lors d'une date à Toulon quelques années plus tard, c'est l'heure des règlement de compte : 

Même si tout cela ne vole pas bien haut, il faut admettre que le couple d'acteurs principaux sont rayonnants et assurent à merveille leur rôle.

La fin dramatique est bien amère et ambigue :

vendredi 22 janvier 2021

Entremetteuses acculées Q K C (1987)



Peut-être pas un chef d’œuvre du genre mais une aubaine pour Erotruculence tant il a été dur de se restreindre sur la sélection des extraits audio pour illustrer ce film.

Un cabinet de medium particulier cache les activités péripatéticiennes de 2 copines, l'une d'elle se présente comme une voyante lisant dans les traces de sperme, l'attribution du menu des plaisir aux clients ressemble plus à une partie de jeu de rôle ou à un épisode de Fort Boyard qu'à une virée au bordel :

Oui, vous aurez remarqué que l'actrice principale zozote et ce sera l'occasion d'un passage dialogué périlleux lorsqu'il s'agira d'aborder le sexe oral dont son amoureuse est friande : 

Dans la petite entreprise de ces dames, la sodomie est une pratique fort demandée et, par conséquent âprement négociée : 

Parmi les clients, nous retrouvons Rocco Siffredi encore bien jeune qui explose les canons physiques masculins des film pornographiques d'alors :

Côté technique, l'image est parfois brulée, surexposée, et l'on voit que certaines scènes sont des chutes d'autres films de Pierre Unia, mais tout cela n’entache pas le plaisir du bon moment passé devant ce qui se termine en drame, les 2 clients les plus assidus décidant d'abuser de l'amie de la voyante sous ses yeux : 

vendredi 8 janvier 2021

Entrecuisses en Chaleur (1983)


Le fond du panier du porno français de l'époque, alors que la vidéo débarquait chez les particuliers et que Canal + allait naître peu de temps après.
Entrecuisses en Chaleur est censé relater une vague histoire de princesse qui se fait charmer puis voler par un Arsène Lapin incarné par un jeune Christopher Clark qui, même masqué, est reconnaissable à sa bite tordue. Mais au lieu d'avalanche de coups tordus au sein d'un palace, nous avons droit à de tristes parties de jambes en l'air dans un hôtel miteux où l'on s'échange les tuyaux dans un couloir étroit :

Les doubleurs ont beau faire un peu de roue libre pour relever le tout, les scènes de sexe ne sont que succession de gros plans sans aucune inspiration.

Difficile de s'astiquer la nouille devant un truc pareil.

vendredi 1 janvier 2021

Entrecuisses (1977)



Classique parmi les classiques, Entrecuisses est un film agréable à regarder mais déconcertant sur son déroulement.

Déjà le générique dessiné aura marqué les pornophiles à travers les générations, je pense, mais pour commencer, çà chauffe entre Patricia et Hubert : 

Alors que le maître de maison semble vouloir définitivement quitter la demeure et sa femme, les copains de Patricia débarquent et se lancent dans une partie de cache-cache sexuel. Les scènes de sexe s'enchaînent alors et il est intéressant de noter que leur rythme et la situation tendrait presque à se rapprocher du slasher dans sa structure bien que ce genre horrifique n'ait vu le jour que l'année suivant la sortie d'Entrecuisses : 

Remplacez le "Si on baisait" par "si on allait se baigner" et vous y êtes.

Mais au milieu de la partie, nous voyons Hubert revenir sur le lieu des ébats et participer à une partie à 3 sans broncher. C'est à partir de là que le spectateur risque bien de se perdre s'il ne regarde pas le film jusqu'au bout car, il y a un retournement de situation de dernière minute qui explique tout.

Entrecuisses fait se croiser l’insouciance petit-bourgeoise de l'époque incarnée par le couple et anticipe l'archétype proto-bobo à travers les amis de Patricia, non sans égratigner le profit fait sur le système en place : 

 

Si vous lisez ce blog, vous l'avez sûrement déjà vu, de toute façon.