mardi 12 novembre 2013

Christina, Princesse de l'Erotisme (1971)

Autrement appelé "Une Vierge chez les Morts-Vivants" et encore bien d'autres titres, Christina, Princesse de l'Erotisme est une réalisation de Jesus Franco (sans Lina Romay) complétée par quelques plans tournés par Jean Rollin, d'une terrible lenteur. Le spectateur doit s'armer de courage pour arriver au bout du montage à durée variable suivant le titre.
Christina revient dans la demeure de ses ancêtres pour hériter. Mais la maison est encore peuplée de membre de la famille et du personnel domestique. Les complots se manigancent autour de la propriété :

Mais le nouvel entourage parait avoir un comportement bien irréel.
Suivant les montages, donc, l'érotisme est plus ou moins prononcé, l'ambiance est lourde et étrange. Voir par exemple la scène de lecture du testament qui tient du grotesque : Franco en valet muet, s'endort et ronfle pendant la lecture...
Par contre, la très lente sortie de terre des zombies donne lieu à une séquence absolument sublime, au filtre bleu et à la musique froide et quasiment industrielle.

jeudi 7 novembre 2013

Choses secrètes (2002)

Un film érotique de Jean-Claude Brisseau du début des années 2000. Deux jeunes filles qui travaillaient dans un bar à strip-tease (Nathalie, danseuse, Sandrine, serveuse) :

Elles font réellement connaissance lorsqu'elles se font lourder de la boîte. Comme il est difficile de trouver du travail en cette époque, elles décident de prendre le taureau par les cornes, avec une règle cependant : ne jamais tomber amoureuse :

Et effectivement, les hommes vont en voir dans la compagnie dans laquelle elles vont se faire embaucher.
D'ailleurs, un bon tiers du film arrive à rendre à merveille l'enfer des bureaux, des rapports au bureau avec chacun sa place, chacun son rôle de chasseur, de proie, et finalement, sa place de con, puisque l'un des plus hauts responsables, un cinquantenaire pourtant sans problème à la base, se fait chopper pas le fils du patron qui aimerait bien accélérer la succession :

Et là, les filles vont tomber sur un os. C'est d'ailleurs à partir du moment où le personnage du fils prend la main que le film décroche un peu avec ses dialogues un peu trop grandiloquents pour ne pas sombrer dans le ridicule.
Et c'est dommage parce-que l'interprétation de pas mal d'autres personnages est valable. par exemple, Coralie Revel a vraiment le feu dans le rôle de Nathalie. Bon, l'héroïne en revanche, jouée par Sabrina Seyvecou est parfaitement horripilante.
Jean-Claude Brisseau soigne sa mise en scène, fait attention à la photo. On voit parfois la mort physiquement incarnée faire une apparition au détour d'une scène. A l'image, et même jusqu'à la scène du mariage qui vire en partouze mondaine, le résultat n'est vraiment pas pire qu'Eyes Wide Shut...

jeudi 24 octobre 2013

Les Chiennes (1972)

Les Chiennes est un érotique un peu frileux joué et réalisé par Michel Lemoine. L'ensemble a un ton de bizarrerie entre un jeu parfois un peu théâtralisé et une photo laiteuse par moment, mais heureusement loin du "flou hamiltonnien". Le héros, aventurier de retour en France, vient honorer un contrat particulier : faire office d'amant exclusif au service d'une châtelaine pour quelques mois.
Libertinage de bon aloi et philosophie pseudo libertaire seront au programme pas suffisamment vif pour maintenir en éveil.
Heureusement, 2 personnages viennent contrebalancer l'ambiance, tout d'abord Pierre, l'ancien homme à tout faire de la patronne, transformé en étrange valet/esclave rustre et défiguré. Et une fille des champs rencontré au fil des balades sur le domaine qui se présentera tout d'abord en fille de chant :


Avant de passer pour une fille d'échange :

L'issue du contrat donnera lieu à un règlement de compte intérieur avant une conclusion en point d'interrogation :

mardi 15 octobre 2013

Les Chevaliers de la Croupe (1975)

Aussi appelé les Chevaliers de l'Amour. Il s'agit d'une comédie polissonne du milieu des années 70 où l'on voit une famille bourgeoise productrice de film tenter de se lancer dans le cinéma érotique pour relancer l'affaire. Mais attention pas n'importe quel cinéma érotique, Jacques (Jacques Ardouin, qui ressemble quand-même vachement à Bernard Blier à son jeune âge) a une haute idée de la question :

On est quand même très loin d'Attention les Yeux!. Les gags sont au ras des pâquerettes, les moyens sont minimaux. Et si Les Chevaliers de la Croupe voulait être plus chaud, en dehors de sa version avec inserts hard, le métrage se réduit à une heure plus ou moins cohérentes.
Reste un semblant de critique sociale qui peut faire un peu mouche :


Le film se conclut par un numéro de chant dans un bouge de Pigalle totalement navrant dont je vous épargne la musique, sauf demande explicite de votre part, chers lecteurs/auditeurs.

vendredi 11 octobre 2013

Les Amours de Minuit (1930)

Celui-ci est passé l'année dernière au Cinéma de Minuit. Merci le Service Public. En bon drame des années 30, nous suivons une chanteuse de cabaret qui tombe amoureuse de la prochaine victime de son mec malfaiteur, qui d'ailleurs vient de s'échapper de prison et envisage de s'enfuir avec le fric qu'il pourrait dérober au p'tit jeune :

Manque de pot pour Georgette, le pigeon est également un voleur débutant qui travaille dans une banque à Blois et qui envisageait également de passer au-delà de l'atlantique.
Le film distille une certaine tension au détour de quelques scènes, notamment celle du début dans le train puis dans les coulisses du cabaret. C'est aussi l'occasion pour le public de l'époque d'assister à l'écran à quelques numéros de revues. Et pour la peine, voici la chanson titre :

mercredi 9 octobre 2013

Le Chemin de Rio (1936)


Moreno le rabatteur de ces dames, voit sa favorite disparaître au tout début de sa carrière de prostituée dans un club de Rio.
Mais cela ne fait ni chaud ni froid à Blanco, le patron local du trafic :


Sauf que le vieux Blanco a une fille, et avec sa famille, le vieux est plutôt rigide et protecteur. Moreno va mettre en œuvre la traite de la petite pendant qu'un couple de journaliste enquête et remonte la filière entre l'Espagne et Rio.
Le film verse plus dans la gentille comédie que dans la véritable étude du système, une grande partie du métrage étant consacré à l'amourette qui se tisse entre les 2 journalistes.
Une scène de douche collective au tableau, et beaucoup de dialogues légers :


lundi 30 septembre 2013

Chaudes Adolescentes (1980)


Je ne sais pas quel status a Chaudes Adolescentes dans l'histoire du porno mais il mérite sans aucun doute celui de classique qui marque l'entrée dans une nouvelle décennie : celle des années 80. Pétulant de par la présence de Marilyn Jess et un Alban Ceray parfait en père en proie au jeu de sa fille jalouse de sa future belle-mère, le film vaut aussi pour sa photo parfois vive, couleur clip, et pas mal d'idées de mise en scène en dehors des scènes hard.
On retiendra par exemple l'utilisation régulière de la vue subjective, et le filtre émulant le regard à travers les lunettes fumées d'Elisa, ainsi que des ambiances de polar/thriller qui laissent à penser que Gérard Kikoïne aurait même pu faire un réalisateur de gialli honnête.
Si le spectateur est fixé d'entrée sur l'humeur de la jeune Elisa:


l'intrigue est montée pour que son père soit en proie au doute jusqu'après le mot "fin" : était-ce sa fille déguisée à ses genoux lors de cette dangereuse soirée ?
Côté son, on multiplie les couches, et parfois la musique lorgne énormément sur Vangelis notamment lors d'une déstabilisante scène de baignade/accouplement nocturne: