samedi 5 mars 2022

L'Executrice (1986)


Avec Brigitte Lahaie en vedette, Michel Caputo tente la veine policière légèrement érotique mais n'arrive pas à se départir de ses tics habituels. Les dialogues sont trop écrits, toujours trop littéraires et cette fois-ci à la recherche de la réplique qui fait mouche, qui percute mais tombe toujours à plat à force de trop en faire.

Pour la trame, l'affaire est cousue de fil blancs sur la première partie. La flic un peu rebelle enquête sur un trafic de VHS porno mais finit par être embringuée dans une affaire qui la dépasse. Incorruptible, elle veut faire tomber le réseau de traite des blanches dans lequel sa hiérarchie est évidemment impliquée.

Et dès l'entrée en scène du personnage de la sœur, on sait qu'elle sera l'un des gros enjeux de l'intrigue, qu'elle sera kidnappée, ce qui mettra en rogne la vengeresse aux méthodes à priori non violentes :

L'ensemble est bien maladroit. Par exemple, l'enquêtrice s'appuie sur une indic toxicomane mais impossible de croire au personnage tellement l'actrice en fait des caisses :

D'ailleurs, bizarrement, Richard Allan joue un sbire de la grande mère maquerelle avec un naturel confondant, lui s'en tire vraiment bien.

Au cours du film on a droit à quelques scènes d'action un peu molle, dont une baston dans le quartier chinois digne d'un sentai ainsi que quelques scènes dénudées tenant plus de la philosophie de boudoir que de vraie partie de jambe en l'air :


L'entreprise semble largement sponsorisée par la Seita :


 

Bref, tout cela est un peu morne, un peu mou.
A noter sans doute la première apparition à l'écran de Pierre Woodman dans le rôle d'un garde du corps qui se fait dérouiller.



samedi 19 février 2022

Excès Pornographiques (1978)



Une des nombreuses co-prodution Mischkind / Claude-Bernard Aubert qui font d'ailleurs l'objet d'un long dossier très intéressant dans le N° 29 du fanzine Medusa. Cela dit pas le film le plus stimulant ni le plus plus sophistiqué de son auteur.

En attendant que la future mariée se prépare, un homme et sa maîtresse parcours le journal intime de la promise, s'arrêtant de temps en temps sur une page pour en évoquer le souvenir précis, donnant lieu à une nouvelle scène, un nouveau sketch.

Tout cela se déroule mollement dans un cadre petit bourgeois:

Et avec une certaine légèreté:

 

Les scènes s'enchainent sans grand entrain jusqu'à la traditionnelle partouze finale. L'ensemble est un peu terne malgré la présence Brigitte Lahaie prête à marier, dans un rôle similaire à Je Suis à Prendre d'une qualité bien supérieure.

vendredi 21 janvier 2022

Exaspération Sexuelle (1976)



Ne vous fiez pas au titre original du film, Exaspération  sexuelle respire la joie et l'entrain, plein de jeux de mots idiots et de personnages idéalistes:

Une poignée de cover girls en ont marre d'être les dindonnes de la farce de la révolution sexuelle et décident de monter leur mouvement de libération :

Bien qu'elles aient en tête de choisir leurs partenaires et de ne plus se les faire imposer, leurs actions les ramèneront malheureusement à la case départ forcées qu'elles seront de marchander leur corps notamment pour des publicités.

Les filles sont belles, le ton est enlevé et léger malgré la musique presque angoissante, expérimentale, drone, pendant les scènes de sexe, et même celle de la grande partouze : 

Mais il plane sur Exaspération Sexuelle l'influence d'Erwin C. Dietrich producteur suisse, bien qu'il ne soit pas crédité et son acteur fétiche, Erik Falk qui ne peut s'empêcher de faire une démonstration de Kata la bite à l'air comme dans Rolls Royce Baby de Jesus Franco et un soupçon de l'esprit Hara Kiri lors des scène de photo publicitaire et d'une manière générale dans le ton de la révolte toujours vouée à se faire enterrer par les fumier qui ont le fric, donc le pouvoir : 

samedi 27 novembre 2021

Eva et l'Amour…sous toutes ses Formes (1976)


Eva, jeune fille au pair hollandaise (j'aurais dit anglaise étant donné l'accent) :
 

Passe à la casserole pour la première fois dans les bras du frère de madame :
 

C'est le début d'une initiation qui la fera rencontrer Rézy (Sylvia Bourbon) la voisine libertine qui les observe, mais Eva se pense amoureuse d'Antoine, son premier et a bien du mal à accepter la pratique de l'amour libre.

Les échanges se font dans tous les sens, c'est le cas de le dire puisque Antoine, pour provoquer la jeunette, couche avec sa propre sœur devant elle : 

Mais pour rabibocher tout ce monde, une grande partouze est organisée chez Rézy à l'occasion de laquelle non seulement un jeu amusant est organisé : 


 

mais c'est aussi une fête où de multiples sexualités sont célébrée entre échangistes homo, hétéro et trans dans un maelstrom aux prises de vue pas des plus réussies dans cet éternel appartement à escalier hélicoïdale, mais qui fait bien plaisir à voir si l'on déplore l'extrême segmentation des productions des 40 années qui ont suivi la sortie de ce film.

mercredi 10 novembre 2021

Eugénie (1970)


La filmographie de Jess Franco est toujours complexe à suivre. Eugénie ou Eugénie de Sade suivant les sorties. Noté en 1984 dans le générique Eurociné, mais indiquant 1970 dans le Bier et la présence de Soledad Miranda à la distribution  atteste de cette dernière date.

Un chef d’œuvre les aficionado du cinéaste paraitra comme un bon petit film pas trop difficile d'accès pour les non-initiés. Mais impossible à nouveau d'échapper à une certaine langueur qui demande de se laisser porter.
Franco adapte Sade à sa sauce, il incarne un écrivain qui noue un pacte dans une chambre d’hôpital avec une jeune fille trouvée mourante:


Et Eugénie commence alors à raconter la sulfureuse liaison qui s'est tissée avec son père, de découvertes en visites dans une maison de service spéciaux gardée par un homme à l'accent curieux : 


Le bonhomme fait son éducation à sa manière l'inceste et l’assassinat comme deux mamelles de leur plaisir. Le tout enrobé de considérations morales, notamment sur les hommes et leur drôle d'habitude de voir leur vie tristement régie par des principes religieux : 


C'est évidemment sur ce terrain que Jess Franco se donne du plaisir, mais tout cela est bien sage à l'écran. Il reste l'ambiance et Soledad  Miranda comme un diamant noir qui finit par rencontrer un artiste au caractère inhabituel :


De là, elle quittera l'emprise de son père, ce qui lui coûtera la vie.

Peut-être pas le meilleur film de Jesus Franco finalement, mais il est quand même abordable pour le commun des cinéphages.

mardi 26 octobre 2021

Étudiantes à Sodomiser (sans Limites) (1984)


Porno minimal de John Love où l'état des forces en présence nous est donnée dès la première minute par la biais d'une voix off :

Monsieur Duperreux, joué par Étienne Jaumillot ne donnera pas de sa personne cette fois ci dans cette succession de scènes majoritairement lesbiennes entrecoupées d'intermèdes où l'on voit Michele/Micheline effectuer un quelconque rituel dans l'obscurité aidé d'un crâne en plastique.

La dernière scène où il/elle parvient à sucer la bite de Piotr Stanislas lors de la traditionnelle partouze finale laisse à penser qu'il/elle est exaucé(e).

Plus soporifique que réellement hypnotique.

vendredi 17 septembre 2021

Étreintes Déchaînées (1977)


Étreintes Déchaînées traite du drame de l'infertilité dans un couple sur un mode roman photo tendance nous 2 :

Mais il est tout de même agréable à regarder d'une part parce-que l'interprétation des scènes de comédie est valable en premier lieu grâce à Monique Ciron, la femme qui n'arrive pas à satisfaire son mari par la maternité et par le naturel de quelques autres acteurs comme Alban Ceray.

A ce sujet sa première apparition se fait sur une scène lors de la représentation d'une pièce classique : 

Mais avant que le doute ne s'installe, oui, c'est confirmé, il s'agit bien de notre ambianceur qui tiendra ce rôle jusqu'au bout :


D'autre part la pornographie est recherchée et légère, quand bien même le montage accuse l'utilisation de doublures et probablement une double version pour les autorisations aux plus de 16 ans.