mardi 10 novembre 2020

Les Enfonçeuses Expertes (1979)


Un porno signé John Love et pas Alain Payet que je ne classerais pourtant pas dans la catégorie "Hard Crad" dont il est pourtant le seul réalisateur à se revendiquer d'officier sous cette appellation. Et ce, même s'il n'y a pas beaucoup de dialogue mais heureusement une musique variée assemblée par Philippe Bréjean. Donc pour ce billet je ne peux vous présenter que ce petit passage funky :

Pour le reste les scènes sont longues, très longues et la musique aide à faire passer la pilule. Dans la propriété, l'infirmière (et ses copines par la suite) allume bien Papy qui finira par calancher pendant la traditionnelle partouze.

On note à l'écran Monique Carrère qui défonce l'écran malgré son côté gauche dans les scènes où elle apparait, peut-être pas assez bien dirigée ou pas assez motivée et l'application de talc sur les fesses de papy, moment étonnant s'il en est.


vendredi 30 octobre 2020

Les Enfilées (1979)


Surtout distribué sous le titre Les Soirées d'un Couple Voyeur, les Enfilées nous font suivre un couple très amoureux qui commence à déplorer la routine de leurs ébats sexuels. Alors pour mettre un peu de piment, ils décident de consulter les annonces de rencontre pour faire l'amour avec d'autre partenaire pour ensuite se raconter leurs aventures, quelques exemples :

Et çà marche. De là s'enchaînent les scènes variées à un très bon rythme. Du puceau à déniaiser en passant par la lesbienne (Brigitte Lahaie avec une perruque brune) qui changera vite d'avis sur le fait d'avoir à accueillir un homme. Monsieur aura même des réponses :



Le film est agréable à suivre de part la variété des situation et l'enthousiasme des acteurs. Jack Gatteau finit même étrangement travesti. on regrettera l'emploi de faux sperme dont le mélange et les projections ont été particulièrement ratés sur le tournage.

vendredi 16 octobre 2020

Enfilades Porno (1977)


La toute première minute minute d'Enfilade Porno dénonce une note d'intention des plus réjouissantes :

L'équipe semble vouloir prendre tous les travers du porno dénoncé par ses détracteurs pour s'assoir dessus et faire la fête dans une franche ambiance de déconnade.
Malheureusement, et même malgré la présence de Carmelo Petix qui y va de ses travestissements et de Jacques Gatteau qui a bien trop souvent la bouche occupée pour jouer la comédie, on s'ennuie ferme devant cet assemblage de grosses scènes mise bout à bout à commencer par la partouze introductive.

Malgré la musique et le doublage en complète roue libre, tout cela est trop linéaire et suscite l'ennui plus que le désir de rejoindre les acteurs dans la volonté de rebellion par le cul :


vendredi 2 octobre 2020

L'Enfer sur la Plage (1965)


Continuons de nous perdre dans l'enfer de la filmographie de José Benazeraf avec cette vague histoire d'espionnage sans intérêt.

Il y a le jeune espion dont la mousmée de la barbouze vieillissante tombe amoureuse. Il y a la jeunette potentiellement dangereuse qui met le grappin sur le quadra. Et tout cela se déroule dans les criques, sur un bateau, au bord de l'eau. Mais c'est, long, c'est lent...très lent.

Benazeraf fait une fois de plus preuve ou bien de manque de moyens ou de désinvolture technique, jusque dans la bande son du film, par exemple ici, il s'agit d'un affrontement à coup de pistolets munis de silencieux : 
 

Et tout le reste est à l'avenant.

Il y a bien un retournement de situation étonnant à la fin, mais cela ne vaut pas le coup de se manger le film en entier.

Peu de matériau sonore à vous proposer sur ce film, donc, si ce n'est le générique chanté par Sylvie Vartan : 

 

samedi 19 septembre 2020

l'Enfer dans la Peau (1965)


Si l'on s'en réfère aux différentes critiques et article au sujet de l'Enfer dans la Peau, il faut s'attendre à un film imbitable et obscur. En fait, s'il l'on considère juste que Bénazéraf n'a pas eu le courage ou les moyens (ou les deux) de réaliser des plans d'extérieurs nuit, son film reste abordable, en revanche son second titre, "La Nuit la plus Longue", ne ment, pas, vous êtes prévenus :

Une poignée de petites frappes kidnappe la fille d'un riche industriel et la gardent dans une maison de campagne en attendant l'arrivée des commanditaires à 4 heures du matin. L'attente est rythmée en permanence par le bruit d'une horloge qui égrène les secondes, quelques séances de froti-frota et une tentative de fuite de la part de la victime, au son des solos de trompette de Chet Baker : 


La fille s'amourachera avec le plus jeune des gangster et ils tenteront à nouveau de s'enfuir mais la police s'invite à la partie, annonçant une fin tragique : 


Froid et nonchalant comme souvent chez le réalisateur, l'Enfer dans la Peau peut plaire aux intellos qui n'ont pas peur de s'ennuyer.

lundi 14 septembre 2020

Les Enfants de l'Amour (1953)


Mélodrame des années 50 sur les filles mères, Les Enfants de l'Amour suit la vie dans un institut recueillant les donzelles dans cette situation et donne un éventails des caractères qui le peuplent, le l'inévitable gouailleuse :
 

à la paysanne rigolote au fort accent (ici, une morvandiaude) : 


On échappe pas non plus à un peu de moraline enrobée de violons, évidemment : 



L'intrigue est surtout axée autour de l'arrivée d'une nouvelle jeune fille enceinte qui semble cacher quelque-chose. En effet, elle a été contactée par une sage femme qui lui propose, une fois qu'elle l'aura accouchée, de laisser son bambin à un couple de bourgeois ne pouvant pas procréer. Mais l'affaire ne l’intéresse pas et elle propose le plan à sa camarade :
 

La situation fait polémique dans l'institut qui cherche avant tout la discrétion et à éviter les ennuis et met tout le monde dans l'embarras lorsque la police débarque.
On est en 1953, je le rappelle, et Les Enfants de l'Amour commence à se faire confronter l'idée d'un planning familial (représenté par le docteur)...ou une politique malthusienne ? et la religion qui veut vaille que vaille voir ses fidèles se reproduire au point d'y aller à la cool dans ses sermons :

  

On notera enfin un moment de cinéma assez soigné dans cette œuvre plan plan, lors du flashback de la perte d'un enfant, de nuit dans une grange où est garée une charrette gigantesque, offrant un jeu d'ombre quasi expressionniste.

samedi 15 août 2020

Encore plus avec Mélisa (1979)


Encore plus avec Melisa se trouvait dans le commerce sous le nom de Lady X. Le film commence le long d'une plage chypriote magnifiquement photographiée (quelle lumière !) le temps d'une petite leçon d'histoire !


Nous allons donc suivre le narrateur, chef d'entreprise de fabrique de lingerie féminine qui, sur les conseils d'une petite culotte parlante, va courir après sa femme qui elle, a mis la main sur la carte donnant l'emplacement du trésor de Richard Coeur de Lyon.

Erotique avec inserts hard, on y voit notamment une scène avec Claudine Beccarie intégrée tant bien que mal, Encore plus avec Melisa est aussi l'occasion de voir Muriel Montossé bien jeune, incarnant la secrétaire du patron. Mais l'intrigue est poussive, le film est pénible à suivre.

L'ensemble gravite beaucoup autour des culottes, on fait un peu de tourisme, on se retrouve par exemple parachuté en pleine danse folklorique au beau milieu du métrage et pendant les scènes de rue ou de marché, on voit les autochtones pas trop au courant de ce qu'il se passe essayer de donner tant bien que mal le change malgré les longs regards caméra.

Au final, pas grand chose à retenir si ce n'est la très belle photo sur certains plans de bord de mer et une petite chanson pour la fin :