samedi 23 novembre 2019

Les Ébranlées (1972)


Film de Jesus Franco, les Ébranlées suit Al Periera, personnage de détective précédemment incarné par Eddie Constantine, ici par Howard Vernon, puis plus tard par Jess Franco lui-même :

En parallèle de sa nébuleuse enquête, le détective cherche surtout à se trouver lui, et pour cela souhaite pénétrer la chambre du vice, aidé par Valentina, son ancienne maîtresse strip-teaseuse :

En fait d'enquête, on suit surtout les errements de ce détective médiocre manipulé de bout en bout, faible et aveugle. Les personnages croisés, les femmes (plus ou moins) ont bien plus leur destin en main et ce sont elles qui émettent les hypothèse sur les 2 plans (l'avancée de l'enquête et la quête sexuelle) :

La seule copie domestique des Ebranlées est de très mauvaise qualité, de nombreux sauts de coupures, un recadrage pénible et des couleurs baveuses ruinent le visionnage, notamment lors de la scène de la chambre rouge, ici illisible mais qui devait bien claquer sur la pellicule d'origine.
Enfin, il est important de noter la première apparition d'un transexuel en la personne de Glenda Allen devant la caméra de Franco :

samedi 26 octobre 2019

L'Eau à la Bouche (1959)



Comédie légère qui a tout d'abord permis à Serge Gainsbourg de présenter une de ses premières chansons :


Le film commence comme il se termine :



4 jeunes bourgeois, probablement de la même famille que Christine Boutin car on compte des frères supposés, des cousins et cousines, se réunissent dans un château de province suite au décès d'une vieille tante pour prendre connaissance de l'héritage.
Lors de la nuit suivant l'ouverture du testament, l'alcool et le désœuvrement aidant, les intrigues amoureuses vont bon train jusqu'à des coucheries sans conséquences.
Si les personnages des héritiers sont sans relief, en revanche, c'est une autre paire de manche du côté des domestiques. César le valet interprété par Michel Galabru et surtout la nouvelle servante, Prudence, jouée par la toute jeune Bernadette Lafont brûle la toile de son assurance et sa volubilité. Un régal.


Et elle a fort à faire face à un César qui ne pense qu'à çà :

Au petit matin, avant un petit drame, tout le monde aura quand même réussi à tirer son petit coup.
Elle est pas belle la vie ?

samedi 28 septembre 2019

Le Droit de Cuissage (1979)


Film d'initiation, voir de dressage de femme mariée dans les habituels appartements parisien qui se distingue peu des œuvres du même types sortis à la même époque.
Vincent (Richard Allan) aimerait bien que sa femme (Élisabeth Buré) soit un peu plus délurée :

d'autant que les amis qu'ils ont l'habitude de convier lors de leurs soirées s'adonnent au libertinage sans réserve.
Alors Vincent va se lancer dans un coup monté avec la complicité de son meilleur ami (Gabriel Pontello) et le voisin (Dominique Aveline) pour faire accepter à Geneviève les nombreuses pratiques qu'elle s'interdisait jusqu'alors avec son mari.
Un peu de philosophie de mec de boudoir pour justifier la démarche :

Élisabeth Buré donne beaucoup de sa personne dans Le Droit de Cuissage, passant d'un mâle à l'autre sur fond de musique un peu funk avec grosse ligne de basse omniprésente.
Et toujours le ton très détendu des rapports aux sexe de ces années là :

Un film pas inoubliable si ce n'est pour la tension que Claude Bernard-Aubert a très bien su faire ressentir lors de la scène de la première soirée.

mardi 3 septembre 2019

La Drogue du Vice (1963)


Polar du début des années 1960, la Drogue du Vice est surtout l'occasion de voir jouer Jean-Pierre Kalfon et Michel Lemoine tous deux très jeunes, dirigés par José Benazeraf tout en froide austérité comme bien souvent.
Heureusement, on y retrouve le ton populaire de ces années là au détour des drames qui se nouent entre les petits truands de la nuit :

Quelques poitrines sont affichées à une époque où il était difficile de montrer quoi que ce soit au cinéma, mais ce sont surtout les regards en gros plans de ces dames, Yvonne Monlaur et Sylvie Bréal en tête qui incendient l'objectif.
La musique jazz permanente de Chet Baker sert de tapis sonore aux questionnements de tout ce petit monde quand à leur avenir social pas bien lumineux :

samedi 10 août 2019

Dressage (1985)

Je me rappelle très bien de l'affiche de Dressage de Pierre B.Reinhard restée placardée quelques semaine à sa sortie en salle à la Charité sur Loire sur le chemin de l'école. Maintenant que je l'ai vu, je l'imaginais plus enlevé, enfin peut-être plus animé et lumineux que çà.
Ici, un riche libertin lors d'une journée frivole, décide de lancer quelques défis avec ses convives pour donner un bon coup de pied dans la fourmilière bourgeoise et morale locale :

Dressage va donc alterner entre l'histoire de famille qui tourne mal où une gouvernante, fille cachée d'un notable, va pervertir la nouvelle descendante de son père qui a refusé de la reconnaitre et celle d'une perceptrice chargée de l'éducation d'un grand benêt mais qui n'aura comme objectif de compromettre son pourceau de père dans une affaire de cuisse.
Une bonne ambiance de raciste colonial règne d'ailleurs chez ce dernier, lecteur assidu du journal "Je suis partout" de sinistre mémoire :

Initiation au sado-masochisme pour le fils, dévergondage poussant presque à l'inceste pour la fille, on est dans un film d'éducation pépère :
 
La réalisation est soignée. Les intérieurs semblent être tournés en lumières naturelles restent lisible.
La plupart des acteurs tiennent la route, on notera d'ailleurs la présence de Pierre Doris en valet vicieux balourd et hypocrite.
Enfin, comment ne pas apprécier un film qui tire sur la bourgeoisie d'époque et conclut en rapellant un message essentiel :

vendredi 2 août 2019

Draguse (1975)

Un journaliste en dèche est hanté par d'étrange cauchemars où une femme onaniste et semblant pratiquer la sorcellerie vient le titiller :

Pour se remettre un peu à flot, il accepte, sur les conseils d'un éditeur de rédiger des livres érotiques. Seulement le gars n'est pas très porté sur la chose, pas comme sa femme qui serait bien d'accord pour lui donner un coup de main :

Il part alors s'isoler dans une grande maison qu'il loue, mais une fois en place, il se passe des choses étranges. La femme de ses cauchemars semble rodée et une soit-disant secrétaire envoyée par son éditeur, viendra lui décoincer la libido et l'imagination. Seulement, son éditeur affirme ne lui avoir envoyé personne.
Étonnant mélange de fantastique et de légère pornographie saupoudré d'humour un peu franchouillard pour ce film porté par Olivier Mathot qui nous vaut, le temps de quelques sketches de mise en situation, un petit florilège d'accents de merde :


On regrettera juste une photographie trop sombre dans les intérieurs.

mercredi 29 mai 2019

Douce Violence (1961)

Bon, d'abord, vous n'échapperez pas à la chanson de Johnny qui ouvre le film :

Saint-Tropez, Max Pécas filme une bande d'ados plein de thunes qui se cherchent et peinent à se trouver :

Le drame, quoi...
Il y a des jeux de l'amour, des rites initiatiques, l'exclusion d'un bougon de la petite meute de gamins pourris, un bateau qui flambe...du ski nautique et encore des chansons :


Mais heureusement, il y a Elke Sommer, magnétique.