vendredi 4 novembre 2016

Délectations (1977)

Une troupe amateur se réunit pour répéter une reprise de Tartuffe. Un des couples de la bande est marié et le mari s'inquiète (à raison) de la fidélité de son épouse...et voilà.
Premier mauvais point, Délectations semble être un film soft caviardé, d'ailleurs rien qu'avec cet extrait de bande son complètement incohérent, il est très facile de s'en rendre compte :

Pour le reste, et bien on s'ennuie fermement devant la nullité de la chose, le surjeux des acteurs et la pauvreté...de l'ensemble en fait :

Un moment, j'ai pensé que l'efféminé de la bande était Daniel Derval, souvent employé par Max Pécas, mais non, même pas.
Misère.

vendredi 14 octobre 2016

Déjà mort (1997)

Ces petits monologues bien plats, il va falloir s'y faire en abordant Déjà mort :

Ce premier ouvre le film s'ensuit un plan sur la promenade de Nice, une nuit de 14 juillet...oui, çà fait bizarre.
Bref, Laure a une vie de merde et cherche à s'émanciper en fréquentant une bande de petits bourgeois de la côte d'azur.
Plus qu'un film autour du monde du porno et des modèles de charme, il s'agit surtout d'une film montrant des jeune pétés de thunes complètement perdus et entièrement voués à la défonce, la came (ecsta, coke, Keta, ...) prenant une place prépondérante dans leur fuite en avant.
Ça commence gentiment lors des belles soirées :

Mais çà dérape quand les armes s'en mêlent. Entre temps, nos pieds nickelés essaient de doubler le baron local du business porno en essayant de faire tourner Laure dans leur propre film :

Romain Duris qui joue un peu trop souvent ...Romain Duris est ici très bon.
Et puis on note un plan amusant sur une table de cuisine avec, au milieu des cachetons, de la poudre et des flingues un Mad Movies et un Écran Fantastique. Comme çà, pas de jaloux !

samedi 1 octobre 2016

Les défonceuses (1978)

Un petit film à sketches bien sympathique de Pierre Unia où il est question de 4 pétanqueurs en panne de voiture secourus par une accorte judoka qui leur propose de céder ses charmes à celui dont l'histoire érotique l'émoustillera le plus :

Même si d'une scène à l'autre le recadrage de l'image et l’étalonnage n'a rien d'uniforme, la diversité des scènes est louable, compilation oblige, avec différents lieux, acteur est situations. Les Défonceuses ne se limite donc pas à la dernière scène pour proposer une partouze :

Arrive enfin la garagiste et la voiture réparée. Et pour ces messieurs, comme à l'école des fans, ils ont tous gagnés !

samedi 17 septembre 2016

Défonces-moi à tous les étages dans l'ascenseur (1984)


La faute d'orthographe dans le titres est d'origine.
5 scènes dont 2 couples d'entre elles en montage alterné sur le principe des hommes et femmes qui restent coincés dans un ascenseur.
Le schéma automatique : il fait chaud, on se met à l'aise, on baise...quelle aventure :


Le seul point d'intérêt notable tient dans la musique très planante de Christian Bonneau, loin de la ...musique d'ascenseur justement, lors du premier duo de scène sensé se passer vers les Champs Elysées :

Mais oui, quelle aventure !!! et les 2 dernières séquences démarrent aux abords de la Défense à l'époque en fin de construction, et la space musique qui l'accompagne donne une touche absolument magique avant de se renfermer dans les boîtes à progression verticale :

Il est presque certain que la ligne de basse est assurée par un synthé de la gamme Casio CZ...ha non, le premier CZ101 est sorti en 1985 alors que le film est daté de 1984...étrange.

EDIT : je suis formel, il s'agit bien d'un Casio CZ donc le film est indiqué comme étant sorti en 1984 mais la musique aurait été composée après...étrange. Quoi que, le Bier indique une sortie en salle en Juin 1985.

samedi 6 août 2016

Déculottez-vous les starlettes (1978)


Michel Ricaud et son équipe investissent la Croisette lors du festival de Cannes. Le récit se fait avec la voix off d'une starlette qui philosophe sur la destinée des proies volontaires de son genre, mais on est très loin de la finesse d'un Baudricourt : 

Des visqueux donc.
Le réalisateur laisse parfois ses acteurs en roue libre avant d'attaquer les scènes hard très dirigées, ces derniers se lâchant parfois à son sujet et au sujet (probablement) des conditions de tournage du film :

Et comme dans pas mal de Ricaud de l'époque, on arrive forcément à l'épisode crapoteux, ici une sodomie au cassoulet près de l'embarquement de l'ïle Sainte-Marguerite :

Chaque scène se voyant gratifiée, en fond, de la présence du domestique Bobby, onaniste prolixe.
C'est du bien lourd et l'ensemble ne donne pas l'impression que tout se soit fait dans une bonne ambiance, ce qui gâche un peu le visionnage d'un film au propos déjà pas mal désabusé.


samedi 30 juillet 2016

Infirmières jouisseuses (1981)


Baudricourt toujours. Ses compilations de scènes entrecoupées d'un fil rouge où, cette fois-ci on retrouve Richard Allan qui se lâche comme on l'aime :

Et les longs monologues de lectures érotiques énoncées tant bien que mal par les actrices avant de prendre des bites en bouche dans un déluge de faux-raccords.
Curieusement, dans Infirmières jouisseuses, la bande son des scène hard est très travaillée, on part d'un morceau musical de base auquel le monteur ajoute des couches, notamment d'étranges rires féminin lors, par exemple d'une éjaculation (la synchronisation est-elle volontaire ?) :

Et çà se sophistique encore lorsque les acteurs en voix-off ajoutent des compléments de description répétées comme des mantras sexuels :

Parfaitement, madamme : dans l'assiette de lait !
Cela donne au final un film assez perché dans le discours mais toujours très standard à l'image.

samedi 18 juin 2016

Le Déclic (1984)


Dès les premières secondes du film, on peut deviner l'année : 1984, le DX7 vient de sortir et est utilisé dans tous les studios, dans le Déclic, çà s'entend !

Mais c'est aussi la naissance des premiers samplers (échantillonneurs) accessibles, et ils servent dans ce film à créer le changement d'atmosphère, basculant vers la science fiction loufoque quand Dr Fez (Jean-Pierre Kalfon) teste son boîtier électronique sur Claudia (Florence Guérin) qui se transforme alors en nymphomane incontrôlable. Pas mal de personnages en pâtissent, du domestique de la propriété au jésuite de la famille :

Claudia est la femme à-priori inaccessible du riche homme d'affaire pour lequel Dr Fez travail en privé. Tout cela se déroule sous les latitudes de la Nouvelle Orléans, au bord des bayous de circonstance.
Le décoinçage de la belle Claudia ne se fera pas sans drame, et le public aura droit à la petite leçon de rigueur sur la liberté :

Même s'il est très frileux dans son érotisme, le Déclic, adapté de la BD de Manara reste quand même très agréable à suivre et garde tout le charme de son époque...comme sa musique...et ses chansons...sans auto-tune :