samedi 27 novembre 2021

Eva et l'Amour…sous toutes ses Formes (1976)


Eva, jeune fille au pair hollandaise (j'aurais dit anglaise étant donné l'accent) :
 

Passe à la casserole pour la première fois dans les bras du frère de madame :
 

C'est le début d'une initiation qui la fera rencontrer Rézy (Sylvia Bourbon) la voisine libertine qui les observe, mais Eva se pense amoureuse d'Antoine, son premier et a bien du mal à accepter la pratique de l'amour libre.

Les échanges se font dans tous les sens, c'est le cas de le dire puisque Antoine, pour provoquer la jeunette, couche avec sa propre sœur devant elle : 

Mais pour rabibocher tout ce monde, une grande partouze est organisée chez Rézy à l'occasion de laquelle non seulement un jeu amusant est organisé : 


 

mais c'est aussi une fête où de multiples sexualités sont célébrée entre échangistes homo, hétéro et trans dans un maelstrom aux prises de vue pas des plus réussies dans cet éternel appartement à escalier hélicoïdale, mais qui fait bien plaisir à voir si l'on déplore l'extrême segmentation des productions des 40 années qui ont suivi la sortie de ce film.

mercredi 10 novembre 2021

Eugénie (1970)


La filmographie de Jess Franco est toujours complexe à suivre. Eugénie ou Eugénie de Sade suivant les sorties. Noté en 1984 dans le générique Eurociné, mais indiquant 1970 dans le Bier et la présence de Soledad Miranda à la distribution  atteste de cette dernière date.

Un chef d’œuvre les aficionado du cinéaste paraitra comme un bon petit film pas trop difficile d'accès pour les non-initiés. Mais impossible à nouveau d'échapper à une certaine langueur qui demande de se laisser porter.
Franco adapte Sade à sa sauce, il incarne un écrivain qui noue un pacte dans une chambre d’hôpital avec une jeune fille trouvée mourante:


Et Eugénie commence alors à raconter la sulfureuse liaison qui s'est tissée avec son père, de découvertes en visites dans une maison de service spéciaux gardée par un homme à l'accent curieux : 


Le bonhomme fait son éducation à sa manière l'inceste et l’assassinat comme deux mamelles de leur plaisir. Le tout enrobé de considérations morales, notamment sur les hommes et leur drôle d'habitude de voir leur vie tristement régie par des principes religieux : 


C'est évidemment sur ce terrain que Jess Franco se donne du plaisir, mais tout cela est bien sage à l'écran. Il reste l'ambiance et Soledad  Miranda comme un diamant noir qui finit par rencontrer un artiste au caractère inhabituel :


De là, elle quittera l'emprise de son père, ce qui lui coûtera la vie.

Peut-être pas le meilleur film de Jesus Franco finalement, mais il est quand même abordable pour le commun des cinéphages.

mardi 26 octobre 2021

Étudiantes à Sodomiser (sans Limites) (1984)


Porno minimal de John Love où l'état des forces en présence nous est donnée dès la première minute par la biais d'une voix off :

Monsieur Duperreux, joué par Étienne Jaumillot ne donnera pas de sa personne cette fois ci dans cette succession de scènes majoritairement lesbiennes entrecoupées d'intermèdes où l'on voit Michele/Micheline effectuer un quelconque rituel dans l'obscurité aidé d'un crâne en plastique.

La dernière scène où il/elle parvient à sucer la bite de Piotr Stanislas lors de la traditionnelle partouze finale laisse à penser qu'il/elle est exaucé(e).

Plus soporifique que réellement hypnotique.

vendredi 17 septembre 2021

Étreintes Déchaînées (1977)


Étreintes Déchaînées traite du drame de l'infertilité dans un couple sur un mode roman photo tendance nous 2 :

Mais il est tout de même agréable à regarder d'une part parce-que l'interprétation des scènes de comédie est valable en premier lieu grâce à Monique Ciron, la femme qui n'arrive pas à satisfaire son mari par la maternité et par le naturel de quelques autres acteurs comme Alban Ceray.

A ce sujet sa première apparition se fait sur une scène lors de la représentation d'une pièce classique : 

Mais avant que le doute ne s'installe, oui, c'est confirmé, il s'agit bien de notre ambianceur qui tiendra ce rôle jusqu'au bout :


D'autre part la pornographie est recherchée et légère, quand bien même le montage accuse l'utilisation de doublures et probablement une double version pour les autorisations aux plus de 16 ans.

vendredi 10 septembre 2021

Et avec les Oreilles qu'est-ce que vous faites ? (1974)


Le Chat qui fume a ressorti ce film rare et je suis toujours surpris du soin, des moyens et de l'énergie apportés à des film aussi mineurs, tombé dans l'oublie et ...finalement dispensable. Mais, pour la mémoire du cinéma, à titre documentaire çà en vaut quand même la peine.

Il s'agit donc là d'une petite comédie où 2 jeunes cinéastes pas dégourdis sont sommés par un producteur de plancher sur un film érotique. Tout ce passe dans le studio, on suit l'écriture du film, les scène prennent vie devant les scénaristes, mélangeant ainsi fiction et réalité avec une économie de moyens qui fait peine à voir.

Humour au ras des pâquerettes, en revanche l'entretien de 40 minutes avec le réalisateur Eddy Matalon est passionnant.

N'ayant pas numérisé de son, je vous invite chaudement à aller voir la dernière compilation vidéothon sur http://videotopsy.blogspot.com. Le compileur fou Otto Rivers y a inclus la bande annonce.

vendredi 20 août 2021

L'Étreinte (1968)



l'Étreinte est d'un ennui mortel et j'ai bien du mal à vous en parler tant il m'a été pénible de le voir jusqu'au bout.
L'intrigue est conventionnelle, une fille prude de la campagne vient postuler pour devenir servante aux services d'un jeune bourgeois désœuvré. Et celui-ci va avoir à cœur de la dresser à la façon de...bon de toute façon la référence est explicite :

Et la musique n'aide pas, comme vous l'aurez remarquer. L'actrice qui joue la bonne a l'air complètement perdue. S'il fallait noter une chose remarquable dans ce film c'est à quel point il joue du placement produit pour le Cognac Monnet.


samedi 12 juin 2021

L'Été Meurtrier (1982)


La présence de l'été Meurtrier dans le Bier semble avoir fait débat car il est vrai qu'il ne s'agit que d'un drame émanent du respectable cinéma français où les actrices sont quelques fois complètement à poil. Ce n'est pas le premier dans le genre et la frontière est floue de savoir si les scènes dénudées y sont une fin en soi ou non...tout dépend si la communauté accepte d'être pris pour des imbéciles.

Enfin, en tout cas le film ne commence pas très bien avec ce procédé paresseux qu'est l'emploi de voix off : 


Mais on verra plus tard que quelques personnages auront droit à la parole dans ce mode. La jeune Éliane se traîne une sale réputation, et le trentenaire Pin-pon aimerai bien monter dans le train qui semble avoir coutume de lui passer dessus :  

De fil en aiguille, il arrivera a mettre la séduire, mais il s'avère que c'est plutôt elle qui viendra le chercher. Parce qu' Éliane a une grosse fêlure, et un plan pour la colmater.

Depuis Brigitte Bardot, mais c'est devenu flagrant dans les années 80, on a vu se développer ce que j'appelle les films "de frangine". Avec une jeune actrice qui fait la moue, fait des caprices, se met de temps en temps à poil pour assurer le remboursement de l'avance sur recette du CNC, exprime son mal-être et tente de le résoudre en une heure et demie. Du cinéma de festival de films d'auteur acceptable mais avec un peu de cul quand même pour qu'on en parle.

Mais ne boudons pas notre plaisir, les acteurs sont réellement bons, l'histoire se suit avec intérêt, Alain Souchon est touchant de naturel et Adjani est magnifique. Et c'est aussi le genre de film qui fait du bien à regarder car il n'insulte pas l'intelligence du spectateur, il y a d'ailleurs quelques saillies qui font mouche : 

Et une chansonnette  d'Yves Montand :