Au fil des visionnements guidés par le Dictionnaire des films français érotiques et pornographiques en 16 et 35 mm, nous allons fermer un peu les yeux et nous délecter de quelques extraits sonores, parfois franchement explicites, revendicatifs, amusant, ridicules mais bien souvent étonnants.
Bonne écoute !
Attention, les extraits suivant ne laissent pas vraiment à penser qu'il s'agisse d'un film purement pornographique.
Christa ne veut pas tout de suite :
Alors ces parents vont engager un sexologue pour tenter de la dégourdir, en le faisant passer pour un un cousin éloigné d'Amérique de passage dans la famille :
Et çà va plutôt bien marcher...au point d'ailleurs que le professionnel s'en retrouvera amoureux de sa patiente, mais surtout gêné :
Une fois débarrassé du sexologue,Christa va rattraper le temps perdu, et cela commencera, en fin de film par un Piotr Stanislas qui en fait des tonnes dans la russkofferie :
Et pour lier cette bluette pas bien folichonne, Christa, folle de son Sexe est caviardé de scènes hard où Jean-Pierre Armand fait figure de Nicolas Cage de l'âge d'or du porno français avec pas loin de 3 propositions capillaires différentes (cheveux bouclés puis raide, avec la barbe, et sans...).
Chattes mouillées est un porno en 2 parties très distinctes. La première se déroule dans les bois, où Jean-Louis Vattier, qui porte son éternel horrible slip vert (le vert va bien avec le roux lui ont sûrement dit les vendeuses du Prisunic à l'époque) cuve son rouge pendant que sa femme se tape un arbre sous l'objectif d'un photographe qui passait par là, pendant que se joue une musique baba-coolo-synthétique :
Sûr qu'il ne s'agit pas d'un Minimoog. Du coup je pencherai plutôt pour un ARP Odyssey, en tout cas çà fait plaisir d'entre un peu de travail sur un vrai synthétiseur.
Bien, la seconde partie du film commence par la présentation des protagonistes (mais à peu de chose près les mêmes que dans la première partie) :
avant que ne s'enchaîne une suite ininterrompue, voir interminable, de scènes hard au château.
Le film est donc sauvé par sa musique dans une certaine mesure et des lumières assez soignées ainsi son ambiance sylvestre sur la première moitié. Mais passé les 35 première minutes, la touches de lecture accélérée démange.
Ces Chattes frémissantes étaient trouvables en VHS sous le nom de Super Sex.
Il s'agit d'un film exceptionnel dans la collection Fil à Films car nous avions là un rare film de Baudricourt qui ne soit pas une compilation ou un mélange de différentes scène mais bien un long métrage continu qui donne le rôle principal à Dominique Aveline, vraiment à l'aise dans ce personnage de pauvre gars éjaculateur précoce.
Mais suite à une chute sur la tête, notre héros voit sa tension passer en valeur négative et surtout, il parvient à se téléporter près de toute femme qu'il perçoit en train de se masturber. C'est la naissance de Super Sexe !
Évidemment Baudricourt oblige, on n'échappe pas à quelques histoires salaces lues par ses actrices, marque de fabrique du réalisateur en plus des utilisations d'effets kaléidoscopiques :
Nous suivons donc ensuite les aventures du baiseur pas masqué au service de ces dames en détresse :
Concernant la réalisation et la qualité du hard, je n'en ai aucune preuve, mais je soupçonne qu'un montage soft ait été prévu, il y a d'ailleurs quelques incohérences de montage qui tendent à le prouver.
Par contre, nous tenons là un très bon porno français à l'esprit rigolard, manifestement réalisé avec beaucoup de plaisir et dans un esprit de bonne déconnade.
Pas d'extrait le concernant, mais, par exemple, on y retrouve Jack Gatteau interprétant un ministre déchu partant en roue libre dans une partouze finale qui fait plaisir à voir.
Un des meilleurs films de cette collection si vous mettez la main dessus.
Parfait Vaudeville d'Henri Sala, l'intrigue de base est donné dès la première scène :
Seulement, l'histoire vient se compliquer assez vite :
Le hard est standard et le ryhtme est assez vif pour suivre tout le film sans trop s'ennuyer bien que les situations soient tout de même très convenues.
Un peut de jeu sur les profondeurs de champ mais dans ces cadres de maisons bourgeoises, les possibilités sont bien trop réduites.
Alors attention, il s'agit de la version soft de Jeunes Femelles soumises et...salopes diffusées parfois sur M6 le dimanche soir. Seulement il existe également en version hard en vidéo sous ce même nom alors faisons d'une pierre 2 coups et intéressons-nous à la version explicite.
Nous sommes en 1986, année où la BX est reine, la France toujours en retard célèbre le punk et le post-punk. Ici, les filles ont des coupes de cheveux (des perruques ?) très colorées tandis que le jeune homme qui convoite la fille de l'homme d'affaire arbore une improbable banane et un t-shirt Mickey.
C'est aussi le début des années Canal + et, le film ayant bénéficié de moyens plus conséquents que d'habitude, je me demande s'il y a d'ailleurs pas été diffusé sur cette chaîne en premier samedi du mois.
Et nous sommes aussi en plein dans les années Tapie et autres fumiers millionnaires qui font des affaires, voici d'ailleurs le deal qui fait le sujet principal du film :
En ces années, il y a aussi la crise qui va avec, et qui n'en finira jamais :
Seulement, d'après Bourgeoises mais...perverses, pour prétendre à entrer dans les familles hautement privilégiées, il faut surtout savoir se servir de sa queue :
Voilàle genre de film où j'ai vraiment du mal à sélectionner des extraits sonores tant il est riche en matière et voyons tout de suite pourquoi.
De Michel Ricaud (réalisateur), je n'avais que la vision des films vidéos souvent vus sur Canal comme Attention fillettes, et j'avais vaguement vu quelques-une de ses saloperies antérieures. Mais là, nous avons un morceau de choix entre les oreilles.
Cela commence tout d'abord par une amusante séance tantrique :
Et puis débarque l'élément réjouissant qui va nous accompagner tout au long du métrage : la voix off, qui résume ici la situation de l'ensemble :
Mais au moment de la partouze centrale (oui, là il y a une partouze finale..et une centrale), ce n'est plus une voix off mâle qui nous accompagne mais une seconde, féminine cette fois :
Les bonnes Suceuses est traversé de scènes forcément plus corsées, réalisation de Ricaud dans ces années là oblige, parmi lesquelles on compte un fumage de cigare parfaitement décrit, au cas où le ne comprendrait pas ce qu'il se passe à l'écran :
La mise en place d'un tonneau de vin humain :
et tout cela se conclura de façon bien abrupte sur une auto-fellation.
Bref, peut être pas forcément un film à voir, mais son écoute est indispensable !