mardi 13 octobre 2015

La Décharge victorieuse (1981)


Eva aime le sexe, rêve de sexe, mais s'ennuie un peu:

Elle hérite d'un cinéma, et sur les conseils de son notaire (joué par Jacques Gateau), elle en fait un cinéma porno. Comme nous sommes dans un film de Caputo, nous n'échappons pas à des tirades verbeuses, quasiment littéraires mais surtout sentencieuses, un peu de politique économico-culturelle en chemin :

Bien sûr, le spectacle se déroule autant sur l'écran que dans la salle et les autres locaux du cinéma. Il y a fort à parier que l'équipe se soit d'ailleurs bien amusée lors du tournage de cette Décharge Victorieuse, notamment lors des scènes où les acteurs font leurs cascades à la lumière du projecteur. Malheureusement, cette mise en scène fait que la partouze finale sera filmé quasiment dans le noir.
De toute façon les affaires ne marchent pas très fort pour Eva, elle se voit revendre la salle à la patronne de son mari qui en fera un autre lieu de loisirs pour adultes :


dimanche 11 octobre 2015

Décharge tout (1978)


L'intro du film sonne comme si le grand stratéguerre confiait une mission à Goldorack ou si Capitain Flam se voyait pris d'illumination :

Mais l'essentiel des scènes seront sans intérêt aucun, illustrées par une musique synthétique planante qui aura vite fait de vous emmener au plus profond des bras de Morphée :

L'action est molle, l'enchaînement des positions prend des allures de rituel janséniste où les 4 acteurs manquent tellement de conviction (cf. la double pénétration qui n'aboutira jamais) que la dernière intervention divine total darkness et sentencieuse fera effectivement préférer la fin au spectateur :


Manque de bol, il restait encore quelques mètres de pellicule dans le chargeur.
Triste spectacle.

vendredi 9 octobre 2015

Déchaînements charnels (1977)


Philippe, homme marié en vacance chauffe un soir l'amie d'une amie, c'est un mec confondant de banalité :

Qui se retrouve évidemment un peu perdu dès qu'il sort du chemin balisé de la vie conjugale imposé par sa femme acariâtre :

Déchaînements charnels c'est donc un petit drame de couple au naturalisme assez sérieux présentant pourtant des moments de décalage, comme lors du combat dans la vase entre la femme de Philippe et une de ses amies.
On retrouve aussi cette ambivalence dans les scènes de sexe : certaines sont très graphiques, hardcore allant jusqu'au macro-plan tandis que d'autres lorgnent plus du côté de l'érotisme gentillet.
Pas inoubliable mais ce film reste très bien interprété et pas mal écrit.

samedi 3 octobre 2015

Les Débutantes en Chaleur (1979)


Ce film pouvait être trouvé en VHS sous le nom de Vive l'Ecole. Malheureusement, la qualité du transfert très sombre le rend irregardable. Il s'agit d'un porno des plus classique où une institution écolière doit fermer ses portes sous la pression d'un huissier. Pour éviter cette dramatique issue, les élèves du centre se proposent d'apprendre à financer leurs charmes. La propriétaire de l'école va donc faire appel à 2 mâles professionnels pour les former :

Et s'il n'est pas bien possible de voir grand chose, on peut au moins de rattraper sur la musique, dont certaines parties sont entièrement faites à l'aide de synthétiseurs analogiques d'époque, au charme pas loin d'un Vangelis de supermarché :

vendredi 18 septembre 2015

Débutantes nymphomanes pour Messieurs solitaires (1984)

Alban Ceray joue un chauffeur de taxi qui a perdu le goût pour la bagatelle mais au la finesse des murs de son appartement va le replonger dans ses fantasmes de nouveau célibataire :

C'est vraiment la dèche, le porno de l'époque dans son pire minimalisme. Ici l'essentiel des scènes se déroule dans une voiture à l'arrêt, les actrices changent de perruque pour donner l'illusion de la multiplicité.
Ici, on ne s'embarrasse pas d'introduction élaborée, on est presque dans le Hard crad de John Love :

Mais on ne s'embarrasse pas non plus de l'ennui potentiel du spectateur.

vendredi 28 août 2015

Débauches anales pour jeunes pucelles débutantes (1985)

Le titre promet beaucoup mais on s'ennuie ferme dans cette réalisation de John Love/Alain Payet. Jean-Paul Bride fait une courte apparition mais ses courts délires verbaux sont noyés dans la musique quelconque :

Reste une très longue scène de cabaret strip-tease à l'économie ponctuée d'une danse du serpent, puis une sortie de tableau sous l'époque de la révolution pour justifier un soupçon d'onirisme et de fantastique entre 2 ronflements.

samedi 8 août 2015

Dany la Ravageuse (1971)


Celui-là vous pouvez le voir de temps en temps sur les chaîne du câble/satellite payantes et même s'il manque sûrement quelques plans, ne vous privez pas car c'est un régal absolu.
On y suit la pétillante Dany au fil de ses aventures en auto stop, de l'Italie à Paris en passant la la Côte d'Azur sur de bons bouts de la RN7.
Chaque épisode est l'occasion pour Willy Rozier d'aborder un genre toujours différent, de la comédie légère, au trip sado-maso à la Franco en passant par le film de gangster avec une certaine sécheresse dans l'écriture mais beaucoup d'efficacité en dépit de pas mal de faux raccords.
On y retrouve des chansons bien coconnes d'époque : 


Et la gouaille franchouillarde de la comédie navrante :

Le chroniqueur du Bier dénonce les piètres talents d'actrice de Sandra Julien qui interprète Dany...et bien je m'inscris en  faux car j'ai adoré son jeu justement, et rien que la première séquence en Italie avec le conducteur qui fait ses simagrées devant chaque croix pendant que la petite Dany cache son envie de se foutre de sa gueule m'a tout de suite rendu le personnage attachant.
D'ailleurs rien que pour cette séquence vous devez voir ce film : elle se termine en chasse au papillon à poil dans les hautes herbes...Erwin C Dietrich a dû adorer.