Au fil des visionnements guidés par le Dictionnaire des films français érotiques et pornographiques en 16 et 35 mm, nous allons fermer un peu les yeux et nous délecter de quelques extraits sonores, parfois franchement explicites, revendicatifs, amusant, ridicules mais bien souvent étonnants. Bonne écoute !
mercredi 13 juin 2012
Bouches lascives et pornos (1979)
Que voilà un film bien tristounet. Pourtant réalisé par Jean Rollin, mais bon finalement çà n'a jamais été un gage de qualité. Le casting se retrouve bien gaché, il semble s'agire de rapiéçage de divers scène avec comme prétexte de liaison la vision d'une cassette sur magnétoscope (en 1979 !). Le Bier sanctionne d'ailleurs le truc d'un définitif "Nul". Les décisions de point de montage semblent avoir été prises avec dé à 20 faces et les macro-plans ruinent complètement le potentiel émoustillant de certains instants.
mercredi 6 juin 2012
Bouches Expertes (1978)
Claude Pierson filme un Richard Allan-show à Courchevel. L'essentiel du film tient sur le marivaudage d'un quatuor d'acteurs (Allan, Charlie Schreiner, Diane Dubois et Vanessa David) dans un chalet et sur les pistes de neige avant l'accident qui débouchera sur la partouze finale à l'hôpital avec les infirmières Brigitte Lahaie et Cathy Stewart:
Le casting est minimal mais sans faute, l'ambiance est super décontractée et notre casanova s'en donne à cœur joie :
lundi 4 juin 2012
Le Bouche Trou (1976)
La Pénétrée en VHS.
Un film pornographique pas seulement féministe mais quasiment libertaire. L’héroïne, classique compagne délaissée, part à l'aventure et va se chercher. Du beauf VRP à la bande de baba-cools. De la femme de chambre au puceau en passant par un groupe d'échangistes, elle revient ensuite au point de départ avec à la clé une drôle de surprise.
Pas de hard homo cependant pour conclure ce film.
On note également une chanson déjà entendue dans un autre porno (je me demande si ce n'était pas dans Le Bal du Viol ...).
Quoi qu'il en soit, la réalisation est assez moyenne, pas grand chose d'excitant à regarder mais le film donne la part belle à la prise d'initiative individuelle de la femme, au-delà des modes et des courants de pensée de l'époque.
Libellés :
féminisme,
musique de film,
psychologie de boudoir
lundi 28 mai 2012
Bordel S.S. (1974)
Toujours Benazeraf, à nouveau dans une maison close, mais pour une autre guerre. Et ici aussi, le cul et l'érotisme ne sont pas prépondérant, le réalisateur préfère se concentrer sur le quotidien de l'époque, chez les occupantes et les clients du bordel.
C'est un autre genre de bordel, par contre que l'on retrouve au niveau de la bande son, mélangeant musique parfois dramatique/synthétique, parfois des chansons d'époque, par dessus les dialogues doublés. Voir les couches simultanées !
Tiens, je me demande même si ce n'est pas Benazeraf lui-même qui double les rares répliques d'Alban Ceray qui fait une très courte apparition.
Pendant ce temps, les gars et les filles s'occupent en attendant la fin de la guerre :
Çà se termine avec le débarquement des américains, mitraillettes à la main et la réplique suivante, des filles à la fenêtre :
"Hoo non, çà recommence !"
samedi 26 mai 2012
Le bordel (1ère Epoque - 1900) (1974)
José Benazeraf profite de cette comédie érotique soft en costumes pour taper de plus belle sur les curés, les militaires et les notables.
On retrouve là Philippe Castelli dans un rôle de bègue assez crispant :
Le film est entrecoupé d'une scène pornographique n'ayant aucun rapport avec le sujet ni l'époque principale traitée :
Oui, l'écologie n'était sûrement pas une préoccupation politique essentielle au début du 20ème siècle.
mercredi 9 mai 2012
La Bonzesse (1973)
La Bonzesse dépeint le passage d'une jeune fille tout juste majeure dans un bordel avant de se trouver un amant qui l'en sortira.
Mais n'ayant pas la vie qu'elle attendait, elle y retourne avant de prendre la grande décision de partir trouver sa voie en Inde.
C'est un film érotique qui flirte parfois avec le Hard, mais l'intérêt n'est pas sur ce niveau, mais plutôt sur la présentation des mœurs et manies très variées des clients qui fréquentent l'établissement :
On a aussi un ecclésiastique, un homme qui ne prend son pied que déguisé en crocodile (!?), une belle paire de masochistes...
La Bonzesse est aussi l'occasion de dresser le portrait d'une mère maquerelle solide qui garde foi en son métier, à la limite de la caricature.
Très intéressant.
mercredi 2 mai 2012
Les Aventures des Queues nickelées (1978)
Les aventures des cabotins. Là, si vous voulez enrichir votre vocabulaire, ce pastiche pas trop mal inspiré de l'ancestrale bande dessinée en est une bonne occasion. On y évoque le p'tit frêre, la tête chercheuse. L'argot est d'ailleurs un peu envahissant et la prise de son directe limite d'ailleurs l'impact des répliques (écrites ou improvisées ?).
Toute la finesse de Claude Pierson.
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