samedi 20 décembre 2025

Galia (1965)



Galia, une jeune femme venue chercher la vie à Paris en quittant Étretat s'ennuie. Il n'y a plus d'aventure, juste une liberté qui ne lui sert à rien. Un soir, elle sauve une femme qui se jette dans la scène et trouve enfin de quoi s'occuper. Nicole, la suicidaire, est une femme qui n'existe plus aux yeux de son mari. Les deux décident alors de faire croire à la réelle disparition de Nicole pendant le la sainte-bernarde ira s'enquérir de la réaction de Greg, mari volage, diamantaire superficiel au charme pourtant imparable :

De la fraîcheur, une agréable légèreté l'ont doit entièrement à la présence de Mireille Darc dans cette réalisation de George Lautner permet de passer un très bon moment à suive cette intrigue conduite par une voix off un peu facile mais qui se tait à Venise, lorsque les choses deviennent vraiment sérieuses. Cette voix off change de ton au retour au pays.
Pas réellement d’érotisme dans ce Galia, quelques nudité furtives seulement. Un des ami de Greg fait figure de pur requin, prédateur bien dégueulasse.

Et une musique pleine de Doudoudoudou caractéristique de l'époque : 



vendredi 12 décembre 2025

Les Galettes de Pont-Aven (1975)



M'sieur Heni Serin (comme un serin) est représentant en parapluie dans le Nord-Est de la France entre Normandie et Bretagne, c'est même un as dans son domaine :

Seulement, sa vie domestique l'ennuie, alors il fait des extras pour se ressourcer, parce que Monsieur est un amoureux, un drogué du postérieur ferme, épanoui :



Mais il tombe sur un os au détour d'une rencontre avec un peintre aussi ouvert que bourru qui partage volontiers sa canadienne de passage : 



Le représentant tombe bêtement amoureux, s’enfuit avec sa conquête qui, un jour disparait. Alors c'est la descente, il devient la figure du peintre alcoolique notoire du coin.

Quelques remarques à propos de petit classique flottant du cinéma français des années 70 traversé par les tirades extraordinaires de Jean-Pierre Marielle.

Les Galettes de Pont-Aven est une occasion de voir des villes de province encore en vie, avec des commerces qui tournent, bien avant la transformation de la socio-géographie du pays en France moche.

Le film réserve aussi une belle surprise pour les pornophiles lorsque que M'sieur Serin découvre qu'en son absence, sa femme se fait bourrer par Jacques Gateau, presque désolé de la situation.

Enfin, cette réalisation de Joël Séria se termine sur une énorme similarité avec son autre œuvre majeure, Mais ne Nous Délivrez pas du Mal, dans lequel on retrouve également la merveilleuse Jeanne Goupil, en l’occurrence un beau moment de théâtre communal que voici :

 


 

samedi 25 octobre 2025

Gaëlle, Malou…et Virginie (1977)



Film soft (Les Maîtresses de Vacances) passé en hard via de nombreux plans rajoutés trois ans plus tard, Gaëlle, Malou…et Virginie suit Tim, étudiant en vacances chargé de donner un soutien scolaire à ses deux cousines dans la grande propriété de sa grand-mère à Fontainebleau :


Babillages de saintes-nitouches pas si innocentes, rendez-vous torrides avec l'épicière dans l'arrière-boutique, même si le jeune homme passe son temps à faire la gueule, les vacances se passent pour le mieux, sa bande de copains venant même se rapprocher de lui en compagnie d'une Marie-Christine manifestement insatiable.

Un bal masqué est organisé dans la maison de campagne, une chanson démarre, vite coupée par le montage qui n'a pas que çà à foutre, en 1977, il faut montrer du cul : 

 


De par sa nature composite, Gaëlle, Malou…et Virginie, c'est aussi le porno qui fait apparaitre des noms de l'univers "traditionnel". Chantal Ladesou au bal masqué, Laurent Voulzy à la musique (et en poster), et l'acteur principal, Yves Collignon, systématiquement doublé pour les plans hard.

Un film aussi à cheval entre la peinture d'une adolescence légère, insouciante, qui n'hésite pas à y aller de sa technique foireuse pour draguer ce qui passe : 

 


et une pornographie déjà bien corsée.

samedi 18 octobre 2025

Furies Sexuelles (1975)



Projeté à l'édition 2022 du festival lyonnais Hallucinations Collectives, Furies Sexuelles est un porno sombre et dépressif d'Alain Payet, qui n'a donc pas toujours fait dans la gaudriole ou le Porno Hard Crade pur. Le drame habituel d'une charmante citadine sous forme de flashback qui voit changer son orientation de carrière à force de refuser les avances de ses patrons et collègues pour finit par se faire mettre à la porte. Jusqu'à ce qu'elle couche avec un homme rencontré dans un bar, et qu'il y ait méprise :

Alors pourquoi ne pas accepter d'embrasser ce métier d'hôtesse, qui présente cependant des règles et bien des difficultés ?



Furies Sexuelles donne l'occasion de voir Pigalle de nuit, de face et de derrière, la musique lancinante et répétitive qui le parcourt est infernale, donc, nous nous l'épargnerons ici.
C'est aussi l'occasion de faire le bilan de la place de la prostituée au sein de la société cette époque, qui n'a finalement pas beaucoup changé :

 



Alain Payet oblige, nous avons tout de même droit à quelques scènes assez ardues, notamment lors de l'intervention du fidèle Carmelo Petix en grand ordonnateur de punition infligée à une authentique masochiste : 

 



Marie-Madeleine, l'héroïne pensant avoir rencontré son sauveur finit par être l'objet d'une crapuleuse manipulation qui l'amène à finir à l’hôpital, les veines tranchées.

Dans le genre dossiers de l'écran sordide, Furies Sexuelles ne déçoit pas.

jeudi 18 septembre 2025

Fureur Sexuelle (1975)



Un groom et une femme de chambre font office de pivot au sein d'une succession de chastes scènes de coucheries se déroulant dans un hôtel qui se voudrait fastueux mais manifestement exigu pendant qu'une voleuse féline séduit les hommes occupant les chambres avant de les détrousser.: 


L'établissement est occupé par des stéréotypes bien lourds, notamment un vieux couple que n'aurait pas renié le dessinateur de BD Binet :  




Les scènes à la lisière de la pornographie se succèdent dans un ennui profond. Celle de lesbianisme sur fond de ronflement reflète parfaitement l'ambiance de chaque côté de l'écran. C'est dommage car il y avait quand même un ton.



samedi 30 août 2025

Frustration (1971)



Adélaïde cohabite dans une grande maison avec sa sœur Agnès mariée à Michel, médecin de campagne dynamique et fort charmant. Adelaïde a tout de la vieille fille, coincée dans cette situation inconfortable où le couple fait ce qu'il a à faire sans s'en cacher ce qui l'amène à faire tourner la turbine à fantasmes et à imaginer des histoires. Aidé par un montage elliptique, l'imaginaire de la femme frustrer va se télescoper avec la réalité.

Parait-il l'un des meilleurs film de Benazeraf, Frustration est surtout d"une lenteur démentielle, parsemée d’assommants moments de psychologie de bazar :

eEt inévitablement de considérations politiques. Cette fois-ci, autour de la table avec des anglais de passage, on s'en prend à la descente en flamme de Churchill par ses administrés et la déification ridicule de De Gaulle (je vous l'épargne).

Austérité habituelle, scènes érotiques en prise de son directe complètement silencieuses qui tombent un peu à plat et, au casting, Elizabeth Teissier qui sera plus tard l'astrologue régulière de François Mitterrand.  

Au demeurant, la photo est très belle, encore faut-il pouvoir garder les yeux ouverts.

vendredi 8 août 2025

Les Fruits de la Passion (1980)



Dans la queue de la comète de l'érotique chic et bourgeois vaguement exotique lancé par l'adaptation d'Emmanuelle, les Fruits de la Passion annonce d'emblée qu'on est là pour faire des manières et que l'on va probablement se faire chier :

Vous aussi, vous le sentez venir le film d'initiation de pacotille ? D'autant que Klaus Kinsky, à mi-chemin entre la bête endormie prise de soubresaut copulatoires et le cachetonneur, est aux commandes de la jeune O qu'il laisse au bordel chinois pendant qu'il continue sa vie d'escroc aux côtés de sa régulière, Arielle Dombasle qui aurait été une bien piètre actrice pornographique. Mais la révolte sociale gronde.

Bref tout ce petit monde tire bien la gueule, mais le film se distingue par un érotisme assez poussé lorgnant largement sur l'explicite, notamment le temps d'une scène de fellation reprise sur tous les tubes encore ouverts en France :



Je ne sais pas si cela vient de la copie visionnée mais il semble que le directeur de la photo ait appliqué de curieux filtres polychromatiques du plus belle effet pour les extérieur jours...en tout cas, c'est quelque chose qui peut plaire. C'est déjà çà.