Jean-Daniel Cadinot nous fait son évocation d'un Paris des chambres de bonne fantasmé et çà marche plutôt bien. Il joue principalement sur les costumes et les décors d'une certaine époque et surtout s’appuie sur des chansons réalistes :
Poussant même l'évocation jusqu'au sous-Brassens :
Il est donc ici question d'un petit jeunot qui monte à la capitale retrouver sa sœur dont la profession reste non clairement établie. Toujours est-il qu'il doit gagner sa croûte quitte à poser pour un peintre libidineux.
Promiscuité, pauvreté, dialogues à cheval entre la fraîcheur de l'adolescence et la franchise du peuple :
Même si la façon de filmer les scènes pornographiques est très différente, moins stylisée, on retrouve dans Gamins de Paris quasiment la même approche qu'a pu avoir Mario Salieri en évoquant l'Italie des campagnes, de la guerre, puis de la mafia.
